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Informations nationales

 

Octobre 2018

                                                                    

 

POLITIQUE INTERIEURE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Le fait que la Grèce présente deux scénarios était une idée "inhabituelle et ingénieuse", selon M. Regling

Le directeur du Mécanisme européen de stabilité (MES), Klaus Regling, a déclaré depuis le Luxembourg, concernant l'avant-projet du budget grec pour 2019, que le fait que la Grèce présente deux scénarios était une idée "inhabituelle et ingénieuse", parce qu'elle a montré les préférences du gouvernement grec (le maintien des retraites), reconnaissant ce qui avait été convenu avec les créanciers (la coupe). Les deux scénarios ont été "une bonne base" pour discuter de leurs conséquences, a-t-il indiqué et a ajouté: "Je pense que cela a été une bonne approche et il faut arriver à un accord". Concernant l'affaire du maintien des retraites en 2019, M. Regling a dit que la question est en cours de discussion, et que la décision finale sera prise par l'Eurogroupe. Il a expliqué qu'il y a des données positives pour une telle décision, disant que le fait que l'économie grecque a pu réussir à avoir un excédent primaire plus élevé du taux  de 3,5% exigé est positif, même s'il ne justifie pas automatiquement la suppression de la mesure de la coupe des retraites. Comme a dit le directeur du MES, l'excédent peut être utilisé pour des mesures de croissance ou de réduction de la fiscalité. Il a ajouté que la Grèce est maintenant hors programmes et n'a pas des nouveaux engagements, cependant il ne faut pas renverser les reformes déjà convenues. Selon M. Regling, il n'y a pas de besoin urgent pour la Grèce de sortir sur les marchés, en raison de sa réserve qui la couvre pour deux ans, cependant cela ne veut pas dire, a-t-il ajouté, qu'elle doit attendre si longtemps. Appelé à dire ce qu'il conseillerait aux autorités grecques concernant la sortie du pays sur les marchés, M. Regling a répondu que le MES est en communication étroite avec l'Autorité grecque de gestion de la dette publique et a apporté une  certaine assistance technique, mais que la décision revient clairement à la Grèce. Selon M. Regling, la Grèce devrait garder un œil sur les développements du marché, et choisir le meilleur moment, quand les taux d'intérêt du marché secondaire baisseront. "Cela  dépend en partie de ce qui se passe en Grèce et en partie de ce qui se passe aux autres pays, même avec le grand pays voisin de la Turquie, par exemple. Certaines choses sont hors du contrôle du gouvernement  grec" a indiqué le directeur du MES. ll a ajouté que le moment exact de la sortie de la Grèce sur les marchés est quelque chose dont les autorités grecques "examinent avec professionnalisme" exprimant sa certitude qu'elles prendront la bonne décision. Dans ses déclarations aux journalistes durant une conférence de presse, M. Regling a dit que les plans budgétaires de l'Italie sont une source de préoccupation mais a ajouté  qu'il n'y a pas raison de panique, puisque l'impact sur les autres pays européens est pour l'instant "très limité". Il a noté que les problèmes de dette de l'Italie sont différents de  ceux de la Grèce.

 

Le Ministère des Finances a déposé à la Commission l'avant-projet du Budget 2019

Le Ministère des Finances a déposé l'avant-projet du Budget de 2019, à la Commission européenne. A noter que l'avant projet contient les deux scénarios pour les retraites, alors qu'il est connu que parmi les intentions exprimées, il y a la non application des coupes. Sur la base du scénario qui inclut la coupe des retraites en 2019, l'excédent primaire sera de 4,2% du PIB, alors que le scénario qui ne contient pas les coupes ni les contre-mesures prévoit un excédent primaire de 3,6% du PIB. L'avant-projet reflète l'intention du gouvernement à appliquer à partir de 2019 les mesures positives annoncées, à la hauteur de 1,1 milliards d'euros. Au delà du maintien des retraites, parmi les mesures positives il y a la réduction de la taxe sur la propriété (ENFIA) en 2019, la réduction des cotisations d'assurance pour les indépendants et les agriculteurs, la distribution d'une allocation logement, la réduction graduelle du coefficient d'imposition pour les entreprises de 29% à 25% sur un horizon de 4 ans, la réduction de 5% de l'impôt des dividendes, l'aide pour les cotisations d'assurance pour les jeunes employés et le recrutement de 4.500 professeurs en parallèle à la transformation en CDI des conventions de 3.000 employés du programme "aide à la maison".

 

Dépôt de l’avant-projet de budget 2019 au Parlement

L’avant-projet de budget 2019 a été déposé au président du Parlement, Nicos Voutsis, conformément à l'art.121, par.2 du Règlement de la Chambre. Le texte sera publié sur le site du Parlement et renvoyé devant la commission permanente ad hoc des Affaires économiques. L’avant-projet de budget repose sur un scénario macro-économique actualisé, qui table sur un rythme de croissance, en prix fixes, de 2,1% et de 2,5% respectivement en 2018 et 2019. Selon le texte, les performances budgétaires satisfaisantes des années 2015-2018, ainsi que l'amélioration des agrégats macro-économiques de l'économie grecque, permettent le changement progressif du dosage de la politique budgétaire, dans le but de renforcer le revenu disponible des ménages, soutenir la croissance durable et faire face, de façon ciblée, aux déficits chroniques dans le domaine de la protection sociale. Toujours selon les estimations du texte, tant les mesures décrites d'expansion budgétaire, que la non-application des interventions des retraites et des mesures compensatoires, sont entièrement compatibles avec l'objectif budgétaire du pays, tel qu'inscrit dans le Cadre à moyen terme 2019-2022. Le texte table sur un excédent primaire en 2019 de 4,14% du PIB en cas de diminution des retraites et de 3,56% du PIB, dans le cas du scénario sans diminutions des retraites. Notons que l'excédent primaire est évalué pour cette année à 3,74% du PIB (6,853 milliards d'euros), avec un espace budgétaire de 0,24% (445 millions d'euros). Les principaux agrégats de l’avant-projet de budget devraient être pour 2019: le PIB se chiffrera à 190,094 milliards (+2,5%), la consommation privée devrait croître de 1,1% (contre 1% en 2018) et la consommation publique de 0,6% (contre 0,2%), les investissements privés de 11,9% (contre 0,8%), les exportations de biens de 5,8% (contre 7,5%), les importations de 5,2% (contre 3,4%) et l'inflation de 1,2% (contre 0,6%). A l'opposé, le chômage devrait reculer à 18,2% (contre 19,9%) et l'emploi croître de 1,8% (contre 1,7%)

 

M. Tsipras au Conseil ministériel: Nous pouvons cueillir les fruits de 3,5 ans d'efforts

Le premier ministre, Alexis Tsipras, a souligné le besoin  d'une unité du gouvernement, à une période où il peut cueillir les fruits de 3,5 ans d'efforts, puisque l'économie grecque est à présent dans une phase de relance post-mémorandum, comme il l'a expliqué lors de la réunion du Conseil ministériel au Parlement hellénique. Selon des sources gouvernementales, le premier ministre, lors de son discours d'introduction, a indiqué que le gouvernement grec a pour la première fois déposé un plan de budget à la procédure du Semestre européen, confirmant la sortie nette du pays de la tutelle des mémorandums. Dans ce cadre, il a souligné que l'intention du gouvernement est reflétée dans le plan, à savoir: - Ne pas appliquer la mesure de la coupe des retraites, étant donné que l'objectif de l'excédent primaire de 3,5% peut être rempli sans cette mesure - Appliquer les mesures de l'expansion budgétaire modérée, annoncées à la Foire internationale de Thessalonique (FIT). Le premier ministre a exprimé dans ce cadre son estimation que le plan du gouvernement grec sera accepté par la Commission européenne. M. Tsipras a présenté également le planning des interventions législatives pour la réalisation de la politique budgétaire du gouvernement, annoncée à la FIT, avec comme point culminant, le vote du budget. Selon les mêmes sources, il a fixé comme priorité le lancement des procédures pour la révision Constitutionnelle en début novembre, sur la base des propositions de juillet 2016 et des conclusions du dialogue national.

 

Augmentation des aides communautaires à la Grèce pour la période de programmation 2021-2027, selon Mme Cretu à l'ANA

La Grèce, la Roumanie et la Bulgarie auront une augmentation du budget des fonds communautaires pour la politique de cohésion d'environ 10% à la prochaine période de programmation 2021-2027, a déclaré à l'ANA la commissaire européenne à la Politique régionale, Corina Cretu, depuis Bruxelles, après sa visite au pays et dans le cadre de la Semaine européenne des Régions et des Villes. Précisément, Mme Cretu a dit que "nous travaillons avec les mêmes critères, le PIB par habitant, et nous avons réussi à déposer au Parlement européen et au Conseil le nouveau budget, dans lequel la Grèce, la Roumanie et la Bulgarie ont une augmentation de 10%. Nous nous concentrons maintenant sur l'accord rapide du Parlement européen et du Conseil". Elle a indiqué qu'elle a discuté à ce sujet avec le premier ministre, Alexis Tsipras, lors de sa visite en Grèce, et a noté qu'elle pense que les eurodéputés grecs sont conscients de la signification de la politique régionale pour les prochaines sept années. Se référant à sa récente visite en Grèce -dans le cadre de la Semaine européenne des Régions et des Villes, qui s'est réalisée la semaine dernière- la commissaire a souligné l'importante de la politique régionale de l'UE en Grèce, disant qu'elle a contribué de plus de 80% dans la réalisation d'investissements publics. Mme Cretu a indiqué que lors de sa visite en Grèce, elle a rencontré M. Tsipras et elle a visité certains des travaux cofinancés les plus importants à Athènes, en Thessalie et en Grèce centrale. "Nous avons convenu sur des mesures extraordinaires pour un cofinancement 100% durant la période où il y avait un besoin, en 2015, quand le gouvernement grec n'avait pas l'argent pour payer les titulaires des projets cofinancés. Je pense que nous avions fait la bonne chose pour protéger ces échanges, parce que tous ces projets devaient se "débloquer". C'est un grand honneur d'avoir inauguré, avec le premier ministre, Alexis Tsipras, les tunnels à Tempi (Thessalie), la partie la plus difficile de la route Athènes-Thessalonique" a-t-elle souligné.

 

Tsipras: La révision de la Constitution est une opportunité historique

La révision de la Constitution est une opportunité historique pour les forces progressistes, a indiqué le premier ministre et président de la SYRIZA, Alexis Tsipras, durant son intervention à la réunion du Secrétariat politique du parti. Le premier ministre a indiqué que la proposition de la SYRIZA s'appuiera sur cinq axes de la proposition qu'avait été présentée au Parlement en juillet 2016, tenant compte de la consultation avec la société et les acteurs sous la coordination de la Commission du dialogue pour la révision constitutionnelle. Selon les sources du parti, le premier axe de la proposition vise à l'élargissement de la démocratie et le renforcement du parlementarisme avec un paquet de reformes inextricablement liées dans la structure du système. Le deuxième axe est l'établissement d'institutions de démocratie directe, dans le but d'approfondir la démocratie et d'encourager la participation populaire dans la vie politique du pays (referendums, initiatives législatives populaires). Le troisième axe vise à renforcer l'Etat de droit (reforme de l'immunité parlementaire, suppression de la loi sur la responsabilité des ministres, changement de la méthode des élections des autorités indépendantes). Le quatrième axe concernera les relations Etat-Eglise, afin d'établir des rôles distincts avec un large consensus. Finalement, le cinquième axe concerne la protection des droits sociaux et collectifs et des biens communs (eau, énergie électrique, négociations collectives).

 

La France voit la Grèce de manière plus positive après la fin des mémorandums, selon l'ambassadrice de Grèce en France, Mme Balta

Le Salon international de l'alimentation (SIAL) 2018 était une nouvelle expérience pour l'ambassadrice de Grèce à Paris, Aglaïa Balta. Malgré sa grande expérience en tant que diplomate, Mme Balta a été récemment placée à la capitale française et n'avait jamais visité le salon majeur de l'alimentation qui se déroule chaque deux ans à Paris. Dans des déclarations à l'ANA, Mme Balta a dit que la présence de la Grèce au salon est très dynamique. Elle occupe la 5e place en termes de participation d'exposants, avec 275 entreprises de toute la Grèce présentes au SIAL. Selon Mme Balta, "ce n'est pas uniquement le nombre d'entreprises qui joue un rôle, mais aussi leur haute qualité, qui est une chose que nous pouvons voir à chaque pavillon que nous visitons. Parce que les produits grecs ne sont pas uniquement bons en termes de qualité, mais aussi en termes de marketing. Elles (les entreprises) feront certainement encore mieux". Concernant les exportations grecques en France, l'ambassadrice a répété que les entreprises "peuvent faire encore mieux, maintenant où cette impression générale qu'avait la France de la Grèce concernant la crise est passée. C'est vrai qu'après la fin des mémorandums en août, ils voient le pays d'une manière différente. Ils voient la Grèce beaucoup plus positivement et pensent maintenant qu'ils peuvent travailler et coopérer avec notre pays", a-t-elle dit. En ce qui est les produits grecs qui ont le plus grand intérêt exportateur, Mme Balta a indiqué que ce sont les "produits classiques", comme l'huile d'olive, les olives, et qu'il y a un effort mené pour agrandir la gamme de produits. Notre but est d'avoir plus de produits transformés, comme ceux qui s'adressent aux plus jeunes générations. Nous nous adressons à des personnes qui s'intéressent à une meilleure alimentation, qui font du sport et qui veillent à leur santé. C'est ce groupe que nous ciblons maintenant".

 

1 personne sur 3 en Grèce est menacée de pauvreté ou d'exclusion sociale selon l'Eurostat

Plus d'un habitant sur trois en Grèce et un habitant sur cinq en UE vivent dans des conditions de pauvreté et d'isolement social, selon les données de 2017, publiées mardi par l'Eurostat. Selon l'Eurostat, une personne est en situation de pauvreté ou d'isolement social quand elle est face à une des situations problématiques suivantes: Soit des personnes en risque de pauvreté (celles vivant dans un ménage disposant d'un revenu disponible équivalent-adulte inférieur au seuil de pauvreté qui est fixé à 60% du revenu disponible équivalent médian national), des personnes en situation de privation matérielle sévère (qui ont des conditions de vie limitées par un manque de ressources ou qui ne peuvent pas répondre à leurs obligations économiques substantielles), soit des personnes vivant dans des ménages à très faible intensité de travail (des personnes qui vivent dans des ménages où aucun membre n'a un "travail normal"). Précisément, en Grèce en 2017, 34,8% de la population étaient face au risque de pauvreté ou d'exclusion sociale, soit 3,7 millions d'individus, contre 28,1% en 2008. En UE, le taux relatif a reculé en 2017 à 20,3% (113 millions d'individus), en dessous des niveaux de 2008 (23,7%). Par ailleurs, les pays qui se trouvent en une situation plus grave que celle de la Grèce en fonction de la population à risque de pauvreté ou d'isolement social, sont la Bulgarie (38,9%) et la Roumanie (35,7%). À l'inverse, les taux les plus faibles ont été observés en République tchèque (9,7%), en Finlande (11,6%), au Danemark (11,9%), en Slovaquie (12,7%) ainsi qu'aux Pays-Bas (12,8%).

 

Chômage de 19,1% en juin 2018 en Grèce, selon Eurostat

Le chômage a reculé à 19,1% en juin 2018 en Grèce, de 19,3% en mai, selon des données d'Eurostat rendues publiques. En août (il n'existe pas de données pour la Grèce), le chômage dans la zone euro a reculé à 8,1% (contre 8,2% le mois précédent), au plus bas depuis novembre 2008. Dans l'UE, le chômage est resté stable à 6,8%, le taux le plus faible depuis avril 2008. Un an plus tôt, le chômage était de 9% et de 7,5% respectivement pour la zone euro et l'UE à 28. Après Chypre et la Croatie, la Grèce a enregistré la plus forte baisse du chômage dans l'UE en un an, de 21,3% en juin 2017 à 19,1% en juin 2018. Le nombre de chômeurs s'est élevé en Grèce en juin 2018 à 909.000 individus, avec un taux de 15,3% pour les hommes et de 23,8% pour les femmes. Chez les jeunes (-25 ans), le chômage s'est chiffré à 39,1% (39,3% en mai), soit le taux le plus élevé de l'UE.

 

Les quatre premiers volumes du "Dossier de Chypre" ont été présentés à M. Pavlopoulos

Les quatre premiers volumes du "Dossier de Chypre" ont été déposés au président de la République, Prokopios Pavlopoulos, par le président du Parlement hellénique, Nicos Voutsis. Durant l'événement, M. Voutsis s'est référé à la chronique du Dossier, expliquant qu'après deux ans et demi de traitement, il a présenté au président les quatre premiers volumes d'un total de 30 volumes de 600 pages, qui contiennent tout le matériel du Comité spécial d'enquête qui s'était constitué il y a 33 ans pour examiner les événements tragiques à Chypre. "La procédure a commencé en 2015 quand la plénière du Parlement hellénique a décidé que l'ensemble du matériel soit transmis aux Chypriotes" a indiqué M. Voutsis, ajoutant qu'il sera rapidement disponible sur le site du Parlement hellénique. "Nous le rendrons disponible à l'opinion publique grecque et internationale et il aura un rôle déclencheur pour collecter du matériel supplémentaire à travers des témoignages de protagonistes et d'autres sources, afin de rétablir la mémoire historique". "C'est important d'informer l'opinion publique internationale" a dit M. Pavlopoulos, ajoutant que "Chypre est une blessure pour le tronc national et nous devons connaître ce qui s'est passé. C’est un principe, tout ce qui est lié à une mauvaise gestion des affaires nationales doit être rendu public". Il a félicité le Parlement et la Chambre des représentants de Chypre "pour leur initiative, pour une affaire qui reste en suspens, non pas de notre part, mais de la part de ceux qui tolèrent la tragédie, qui est une honte pour la communauté internationale et l'Union européenne".

 

Le Parlement hellénique a voté le projet de loi sur les déclarations de patrimoine

Le Parlement hellénique a voté à grande majorité le projet de loi du ministère de la Justice, qui modifie la loi concernant les déclarations de patrimoine. Le projet de loi en question accroît le nombre de ceux qui doivent faire une déclaration de patrimoine, en incluant les conjoints séparés et ceux qui ont conclu un partenariat enregistré. Le projet de loi fixe l'obligation de déclarer l'argent liquide, si le montant dépasse les 30.000 euros, ou des objets de valeur qui dépassent les 40.000 euros. Tous les partis ont voté "oui" au premier tour, à l'exception du parti Aube Dorée qui a voté "présent". Au projet de loi a été incorporée la réglementation qui prolonge d'une année l'application des dispositions pour la libération sous conditions des prisonniers qui ont exécuté une partie de leur peine, dans le but d'avoir une décongestion des prisons. Aussi, la disposition de la SYRIZA qui concerne la décriminalisation de la mendicité a été acceptée.

 

La Communauté juive de Thessalonique salue les efforts de la Grèce pour la revendication des réparations allemandes

La Communauté juive de Thessalonique salue à travers un communiqué publié mardi, "les efforts de l'Etat grec pour la revendication des réparations de la guerre de la part de l'Allemagne et la conclusion relative du Comité parlementaire de revendication des dettes allemandes, selon laquelle les revendications totales représentent plus de 300 milliards d'euros, intérêts inclus". "La reconnaissance de la vérité historique et la justice à travers les réparations qui sont liées à la persécution et à l'extermination des Juifs de Thessalonique, qui s'intègrent dans la revendication globale de notre pays, sont une affaire morale fondamentale", selon le communiqué de la Communauté juive de Thessalonique. A noter que "96% des membres de la Communauté juive de Thessalonique ont été exterminés aux camps Auschwitz-Birkenau" alors qu'elle "avait été financièrement complètement dépouillée" selon le communiqué. "Précisément, elle avait du payer des rançons aux Forces d'occupation allemandes pour la libération de membres de la Communauté qui avait été obligés, par la force, de travailler à des travaux forcés dans toute la Grèce", indique, entre autres, le communiqué relatif.

 

Le Conseil national de radiotélévision a communiqué la décision pour l'arrêt de diffusion de la chaine TV MEGA.

Le Conseil national de radiotélévision (ESR) a communiqué à travers une lettre au Comité des télécommunications et des postes (EETT) et au fournisseur privé Digea, la décision du Conseil d'Etat sur l'arrêt de diffusion de la chaîne TV MEGA. Précisément, selon des sources, les travaux techniques pour l'arrêt de diffusion de la chîine TV en question prendraient jusqu'à deux jours. A noter que la décision du Conseil d'Etat a rejeté le recours de la société Tiletypos, propriétaire de la chaîne, qui se tournait contre la procédure d'octroi des licences TV.

 

La replantation d'une zone brûlée de l'avenue Marathonos a commencé

L'entreprise CSR Hellas a annoncé les initiatives pour la gestion des conséquences des incendies du 23 juillet 2018 en Attique orientale. Comme le note le communiqué relatif, la première action dans ce cadre, a commencé à s'appliquer, avec la replantation de la zone brûlée de 4,1 km, au long de l'avenue Marathonos, selon une étude scientifique spéciale élaborée par l'Institut des écosystèmes forestiers méditerranéens. Cette action résulte d'une coopération avec le ministère des Infrastructures et des transports, de la Région d'Attique, des municipalités de Rafina-Pikermi et de Marathon et du CSR Hellas. Le projet a été entrepris par la société TITAN Ciment SA, qui a offert les arbres nécessaires pour les travaux de configuration du sol et de plantation. Selon le communiqué, le but de cette initiative est avant tout de "développer un cadre de coopération des secteurs public et prive, qui pourra maximiser les capacités de créer un profit pour la région sinistrée et ses habitants, fonctionnant en tant que modèle de leur contribution aux Objectifs de développement durable pour 2030". CSR Hellas est une société sans but lucratif qui a été fondée en juin 2000, partenaire de CSR Europe, opérateur européen pour la Responsabilité sociale d'entreprise, et qui a développé un réseau de 40 partenaires nationaux dans toute l'Europe.

 

L'amélioration de la vie du monde de l'emploi et de la grande majorité sociale parmi les priorités du gouvernement, selon Mme Achtsioglou

Notre gouvernement peut compter ses pas avec un seul critère: l'amélioration de la vie du monde de l'emploi et de la grande majorité sociale, a déclaré la ministre de l'Emploi, Efi Achtsioglou, lors d'un événement politique de la SYRIZA à Athènes. "Au milieu des programmes, nous avons pour la première fois fixé des règles pour le respect des horaires de travail, la déclaration des heures supplémentaires, le versement des salaires, la protection des salariés. Nous avons institutionnalisé des mesures de lutte contre le travail non-rémunéré, alors que les employés aux entreprises en faillite sont les premiers à recevoir leurs salaires", a indiqué la ministre. Elle s'est référée aux nouveaux programmes pour la lutte contre le chômage soulignant que "nous élaborons et appliquons 11 nouveaux programmes, d'un budget total de 632.500.000 euros, qui concernent 88.500 chômeurs. Jusqu'au premier trimestre de 2019, 31.500 scientifiques au chômage travailleront avec des salaires significativement plus grands que le salaire minimum, pour empêcher et inverser le brain drain", a dit, entre autres, Mme Achtsioglou.

 

L'embauche de 4.500 enseignants et le renforcement de l'éducation spécialisée inscrits au budget 2019

L'embauche de 4.500 enseignants titulaires, avec conjointement le renforcement de l'éducation spécialisée, est inscrite au budget 2019 déposé au Parlement, comme en a informé le ministère de l'Education. "Dans les actes et malgré la suspicion de diverses parties, le gouvernement prouve son soutien à l'éducation publique gratuite, avec en priorité sa partie la plus vulnérable. Nous renforçons donc les enfants qui, avec l'attention et le soutien appropriés, ne s'arrêteront jamais de nous surprendre avec leurs progrès et leurs aptitudes et les enseignants qui livrent au quotidien leur bataille dans cette voie", a déclaré le ministre de l'Education, Costas Yavroglou.

 

Levée des restrictions sur les retraits bancaires et les mouvements de capitaux à l'intérieur de la Grèce

Les restrictions sur les retraits bancaires et les mouvements de capitaux sont entièrement levées à l'intérieur de la Grèce, avec en même temps un nouvel "assouplissement" des transferts de capitaux à l'étranger. La décision relative du ministre des Finances, Euclide Tsakalotos, a été transmise pour publication du JO. Cette décision amende les restrictions institutionnalisées par Acte à contenu législatif du 18 juillet 2015 (A' 84) en vigueur. Ainsi, à partir du 1er octobre, toutes les restrictions sont levées pour toute sorte de retraits bancaires auprès d'établissements bancaires en Grèce, alors que sont désormais autorisés des retraits bancaires à concurrence de 5.000 euros par mois auprès d'établissements bancaires à l'étranger. Le montant autorisé de transfert en euros ou en devises étrangères est porté de 3.000 à 10.000 euros par personne physique et par voyage à l'étranger. Les agences bancaires pourront désormais traiter directement les transactions de personnes morales ou d'entrepreneurs dans le cadre de leurs activités entrepreneuriales, le montant pouvant être transféré par client et par jour étant porté de 40.000 à 100.000 euros. Selon le ministère, cette décision constitue un pas supplémentaire de la feuille de route pour l'assouplissement progressif des restrictions dans les mouvements de capitaux, alors que le but ciblé est la levée intégrale de toutes les restrictions le plus rapidement possible, tout en garantissant la stabilité financière et macro-économique.

 

La Commission annonce une aide de 24,1 millions d’euros à l’OIM pour le soutien des enfants des immigrés en Grèce

La Commission européenne a annoncé sa décision de verser 24,1 millions d’euros à l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) pour le soutien, l’aide et l’éducation des enfants des immigrés en Grèce. Ce financement se fait dans le cadre du Fonds Asile Migration et Intégration (FAMI) pour le soutien de la Grèce dans la gestion des défis migratoires. Comme le note un communiqué relatif, l’OIM recevra ce financement pour garantir que les enfants des migrants pourront être directement placés dans un environnement protégé et avoir accès à l’éducation. Il soutiendra surtout les actions relatives au logement, au soutien médical et psychologique adéquat, à l’interprétation et l’intermédiation culturelle, à la fourniture de nourriture pour environ 1.200 enfants non accompagnés se trouvant dans les îles grecques et dans le pays continental, ainsi qu’à la facilitation de leur éducation.  Enfin, le financement aidera les migrants qui sont inscrits aux programmes de réadmission volontaire et de réinsertion.

 

M. Pavlopoulos salue la Fondation Onassis pour la création du Centre national de transplantation d'organes "Onassio"

Le président de la République, Prokopis Pavlopoulos, a déclaré que le nouveau don important de la Fondation Onassis pour la création du Centre national de transplantation d'organes "Onassio" est un soutien actif et crucial pour les personnes qui souffrent. M. Pavlopoulos a reçu le président de la Fondation Onassis, Dr Antonis Papadimitriou, la directrice de la Culture de la Fondation, Afroditi Panagiotakou, ainsi que des représentants de la Fondation, mardi au Palais présidentiel. Le chef de l’Etat a indiqué que la création de ce Centre comble une grande lacune du système de santé du pays, répondant au besoin des patients de se rendre à l'étranger pour des traitements. En même temps, M. Pavlopoulos a noté que ce Centre créera une mentalité différente au sein de la société grecque en ce qui concerne le don d'organes, qui est, selon lui, "la véritable contribution à l'homme, la plus haute forme d'amour et de solidarité".  Pour sa part, M. Papadimitriou a indiqué que le Centre "comprend aussi un Centre moderne de cardiologie pédiatrique et de chirurgie cardiaque, qui couvrira les besoins de tous le pays et, encore plus, pour ces enfants qui malheureusement en ont besoin. De plus, il comprend le renouvellement de tout le matériel de l'ancien hôpital, un programme élargi de bourses et de formation pour les médecins, les soignants et le personnel, un programme de recherche en coopération avec la faculté de Médecine de l'Université d'Athènes, l'Académie hellénique d'Athènes et d’autres instituts étrangers correspondants". Enfin, M. Papadimitriou dit que le projet est au stade de l'étude finale et que les travaux commenceront très rapidement. "Il sera ouvert à toute personne assurée ou non assurée, et donc couvrira tous les besoins du peuple grec", a-t-il ajouté.

 

Le SG du ministère de la Santé annonce la création d’un Institut national pour les tumeurs

Le SG du ministère de la Santé, Georges Giannopoulos, a annoncé la création d’un Institut national pour les tumeurs, qui élaborera la politique nationale de la lutte contre le cancer. Sa création sera légiférée en octobre par le ministère.  M. Giannopoulos a fait cette annonce durant son discours au 4e Congrès sur les politiques de lutte contre le cancer “Cancer & Personalized Medicine: The next frontier in cancer care”, où il s’est aussi référé aux principales caractéristiques de la politique actuelle du ministère de la Santé. Il a dit que le ministère a comme priorité de garantir un accès des patients à des traitements innovants et à des interventions pharmaceutiques ou thérapeutiques différentes. Le deuxième point principal de la politique du ministère concerne l’incorporation rapide de l’innovation dans l’arsenal thérapeutique contre le cancer. M. Giannopoulos a ajouté que le ministère de la Santé et le SG à la Recherche et à l’Innovation créent un réseau d’unités de médecine de précision, afin d’avoir une stratégie sérieuse et cohérente pour la lutte contre le cancer. Le fonctionnement de ces unités médicales, a-t-il noté, conduira à l’incorporation des résultats des recherches dans le nouveau cadre pour les traitements personnalisés du cancer et contribuera à la diffusion de l’utilisation de nouveaux biomarqueurs.

 

 

 

POLITIQUE ETRANGERE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Le 6e Sommet tripartite Grèce-Chypre-Egypte s'est tenu à Elounda (Crète)

Les travaux du 6e sommet Grèce-Chypre-Egypte se sont ouverts à Elounda (Crète) avec la rencontre bilatérale du premier ministre grec, Alexis Tsipras, avec le président chypriote, Nicos Anastassiadis. Plus tard, M. Tsipras a rencontré le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi. A l'issue des entretiens bilatéraux, M. Tsipras a eu une rencontre commune avec les présidents de Chypre et d'Egypte, avant d'entamer les discussions tripartites des délégations de Grèce, de Chypre et d'Egypte. "Le sommet démontre le haut niveau de coopération de la Grèce et de Chypre avec l'Egypte, et le rôle renforcé de leurs initiatives tripartites et multilatérales pour la promotion de la stabilité régionale, de la sécurité et du développement, dans une période assez cruciale pour la région", note Athènes. Selon des informations de sources gouvernementales, l'agenda des contacts bilatéraux et la rencontre tripartite des trois dirigeants, a porté, entre autres, sur les développements régionaux, la sécurité énergétique, la stabilité régionale en Méditerranée orientale, la coopération économique, ainsi que sur la coopération tripartite dans les secteurs de l'économie, de la politique numérique, de l'environnement et de la diaspora. De plus, l'agenda comprenait la signature d'accords relatifs et des mémorandums de coopération. Au 6e sommet Grèce-Chypre-Egypte, le premier ministre était accompagné du ministre des Affaires étrangères, Nicos Kotzias, du ministre de l'Energie et de l'Environnement, Georges Stathakis, du ministre de la Politique numérique, Nicos Pappas, du secrétaire d'Etat aux AE, Terence Quick, du Secrétaire d'Etat à l'Economie et au Développement, Stathis Giannakidis, et du secrétaire d'Etat à l'Emploi, Tassos Petropoulos.

 

Tripartite Grèce-Chypre-Egypte: Le renforcement des relations ouvre de nouvelles perspectives, selon M. Tsipras

Le choix de la Crète pour l’accueil du 6e Sommet tripartite Grèce-Chypre-Egypte a un fort symbolisme, non seulement parce qu’elle est proche des trois pays, mais aussi parce qu’elle est, depuis des milliers d’années, un carrefour de nos civilisations et un carrefour culturel et économique de la Méditerranée, avec une valeur géostratégique de longue date, a indiqué le premier ministre, Alexis Tsipras, durant la conférence de presse commune, donnée après l’entretien des dirigeants des trois pays à Elounda (Crète). M. Tsipras a déclaré que la Crète devient un carrefour de transit de gaz et d’énergie électrique, soulignant le rôle de la Grèce et de Chypre, en tant que pilier européen régional de stabilité, et le rôle de l’Egypte pour toute la région. “Il est clair que les solutions de la question de la Palestine et en Libye ne peuvent pas exister sans l’Egypte”, a-t-il noté, en ajoutant qu'il "ne peut y avoir d’équilibre en Méditerranée, au Moyen Orient et en Afrique occidentale sans l’Egypte. Il ne peut y avoir de lutte contre le terrorisme et de contrôle des flux migratoires venant de l’Afrique, sans l’Egypte”. M. Tsipras a par ailleurs indiqué que la Grèce soutient Chypre et l’utilisation de sa ZEE contre toute menace de pays tiers. “Nous avons clairement exprimé notre soutien à Chypre, dans son effort d’exploiter ses droits souverains qui découlent du droit international en ce qui concerne sa ZEE, contre toute menace de pays tiers, et nous avons souligné l’importance de cette extraction pour tout le peuple chypriote”, a dit le premier ministre. “La stabilité et le développement des pays de la région et la coopération entre les pays d’origine ou de passage et de destination ont une importance particulière pour répondre de manière réussie au défi de la question des  « réfugiés » qui veulent immigrer, a noté M. Tsipras. Il a souligné la contribution de l’Egypte dans cette question, disant qu’elle est “extrêmement importante” et que, pour cette raison, la Grèce soutient absolument la réunion du Sommet UE-Ligue Arabe en Egypte en février. Parallèlement, il a souligné qu’il est nécessaire d’ouvrir la discussion sur une relation stratégique UE-Egypte, qui inclura le soutien du pays dans une série de réformes. En outre, M. Tsipras a insisté sur “l’importance spéciale” du 6e Sommet tripartite à Elounda pour le renforcement encore plus poussé de la coopération stratégique des trois pays. Comme il l’a dit, afin d’avoir la meilleure coordination possible, il a été convenu de créer un Secrétariat permanent de la Coopération tripartite, qui siègera à Chypre. “La Crète peut devenir un terrain permanant de rencontre sur le territoire grec, grâce à son importance symbolique, mais aussi grâce à sa beauté. Un point de rencontre permanent de cette coopération tripartite qui s’approfondit, qui avance et qui est une (coopération)-pilote pour d’autres types de coopération axées sur le co-développement, la coopération et la paix dans la région”, a conclu M. Tsipras.

 

Tsipras-al-Sissi: Les négociations au niveau technique sur la délimitation de la ZEE doivent se clôturer avant la fin de l’année en cours

Le premier ministre, Alexis Tsipras, et le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, qui se sont entretenus dans le cadre de la 6e rencontre tripartite Grèce-Chypre-Egypte à Elounda (Crète), sont convenus sur le fait que les négociations au niveau technique pour la délimitation de la ZEE devront se clôturer avant la fin de l’année en cours. La discussion, qui a duré un peu plus d’une heure, a porté aussi sur la façon dont le gazoduc Eastmed et les centres GNL (gaz naturel liquéfié) grecs seront la voie énergétique principale pour les exportations de gaz naturel depuis la Méditerranée orientale vers l’Europe. Enfin, les deux dirigeants ont discuté des opportunités de créer de nouveaux groupes de coopération des trois pays (Grèce-Chypre-Egypte) avec d’autres pays.

 

La coopération économique stratégique Grèce-Liban au coeur des contacts de M. Katrougalos à Beyrouth

Le ministre adjoint des Affaires étrangères, Georges Katrougalos, a effectué une visite de deux jours à Beyrouth, afin d'échanger sur la coopération économique stratégique entre les deux pays. M. Katrougalos a été reçu par le vice-premier ministre libanais, Saad Hariri, et s'est entretenu avec les ministres de l'Economie, de la Culture et du Tourisme.  Plus précisément, selon un communiqué du ministre adjoint des AE, la rencontre avec M. Hariri a porté sur la coopération économique stratégique Grèce-Liban, et en particulier sur la participation d'entreprises grecques au programme de développement annoncé par le gouvernement libanais, ainsi que sur les perspectives d'investissement en Grèce, dans le cadre de l'approfondissement supplémentaire des relations économiques bilatérales à tous les niveaux. Comme l'indique ce même communiqué, M. Katrougalos a transmis à M. Hariri l'invitation du premier ministre grec, Alexis Tsipras, de participer au prochain Sommet UE-Pays arabes "Shared Horizons", qui aura lieu les 29 et 30 octobre à Athènes. Lors de ses rencontres avec les ministres libanais du Tourisme, de la Culture, de l'Economie et du Commerce, il a été question des relations économiques bilatérales, de la coopération dans le domaine du tourisme, des échanges culturels, du commerce bilatéral, du transfert de savoir-faire, ainsi que de la coopération stratégique des deux pays avec des pays tiers, et en particulier Chypre. Le communiqué relatif du ministère grec indique que le Liban sera le pays invité d'honneur de la Foire internationale du Tourisme, qui aura lieu du 6 au 8 décembre 2018 à Athènes. De plus, il a été convenu que les relations bilatérales seront discutées de manière plus approfondie lors de la Commission interministérielle mixte, qui se réunira en février 2019 à Athènes, toujours selon ce même communiqué. M. Katrougalos a aussi participé à un forum entrepreneurial organisé par la Fédération des entreprises et industries de Grèce (SEV), la Chambre de commerce et d'industrie d'Athènes (EVEA) et la Fédération des exportateurs du Nord de la Grèce (SEVE), en coopération avec la Chambre de commerce et d'industrie de Beyrouth et des chefs de file d'une grande délégation entrepreneuriale grecque.

 

QUESTION DE LA FYROM

 

Lettre de Merkel à Zaev: L'accord de Prespès "fournit les opportunités d'une entente historique"

L'accord de Prespès "fournit les opportunités d'une entente historique et d'un renforcement des relations de bon voisinage", a noté la chancelière allemande, Angela Merkel, dans une lettre adressée au premier ministre de la FYROM, Zoran Zaev. "Le 30 septembre de cette année, la grande majorité de plus de 90%, ceux qui ont participé au référendum, s'est prononcée en faveur de l'accord avec la Grèce sur la question de l'appellation. L'accord fournit les opportunités d'une entente historique et d'un renforcement des relations de bon voisinage", a déclaré Mme Merkel dans sa lettre. "De plus, elle lève un obstacle important au rapprochement de votre pays avec l'UE et l'OTAN. Il est maintenant important de faire les prochains pas, qui sont certes très exigeants, pour l'application de l'accord sur le nom, avec la prise de décision de la part du Parlement pour le changement nécessaire de la Constitution. Je suis heureuse de continuer à travailler avec vous pour cette cause", a conclu Mme Merkel, dans sa lettre au premier ministre de la FYROM.

 

Pavlopoulos: Nous attendons la matérialisation des engagements de la part de la FYROM

Le président de la République, Prokopis Pavlopoulos, a adressé le message à la FYROM que la Grèce oeuvre pour des relations d’amitié, de bon voisinage et la perspective d’adhésion de la FYROM à l’OTAN, rappelant toutefois en même temps les obligations que doit remplir le pays voisin.  M. Pavlopoulos s'exprimait depuis Kozani (Macédoine occidentale), où il s’est rendu afin d’être nommé citoyen d’honneur de la ville. Durant son discours, le chef de l’Etat s’est référé à la condition principale qui doit être remplie par la FYROM, qui est “le règlement de la question de l’appellation sur la base de l’histoire et du droit international”.Il a aussi dit que la FYROM “s’est engagée pour des modifications de sa Constitution” et que “nous attendons la matérialisation (de cet engagement)”. M. Pavlopoulos a indiqué que lorsque la procédure de la révision constitutionnelle “se terminera définitivement”, et après avoir constaté qu’elle contient toutes les garanties, “il sera possible alors d’avoir une invitation pour l’adhésion à l’OTAN, ainsi qu’un réel lancement des discussions en ce qui concerne la trajectoire d'adhésion de la FYROM à l’UE”. Selon le chef de l'Etat, c’est uniquement à la fin des procédures et lorsque tout ce qui a été convenu sera réalisé qu’il “sera possible de finaliser le contenu de l’accord entre la Grèce et la FYROM, et qu’il sera possible de le présenter au Parlement hellénique pour qu’il soit ratifié”.

 

Bureau de presse du premier ministre: M.Tsipras a accepté la démission du ministre des Affaires étrangères, Nicos Kotzias

Le premier ministre, Alexis Tsipras,  a accepté la démission du ministre des Affaires étrangères, Nicos Kotzias, selon un communiqué du bureau de presse du premier ministre. Le communiqué note que M. Tsipras a remercié M. Kotzias pour sa contribution au gouvernement et au pays les derniers 3,5 ans. Le premier ministre sera à la tête du ministère des AE, afin qu'il contribue de toutes ses forces à la réalisation réussie de l'Accord de Prespès, selon le même communiqué.

 

Déclaration de M. Kotzias sur Twitter après l'acceptation de sa démission par le premier ministre

A travers une publication sur Twitter, l'ancien ministre des Affaires étrangères qui a démissionné mercredi, Nicos Kotzias, s'est exprimé suite à l'acceptation de sa démission par le premier ministre. « Le moment arrive, selon le poète, de décider avec qui continuer et qui laisser derrière. Le premier ministre et une série de ministres ont fait leurs choix hier au conseil ministériel, et j'ai par la suite fait les miens. Mais il est bon de se rappeler du vers: 'ils ont voulu m'enterrer profondément, mais ils ont oublié que je suis une graine'", a déclaré M. Kotzias.

 

Il est d'importance vitale de préserver l'héritage politique de M. Kotzias, notamment l'accord de Prespès, selon le commissaire européen Johannes Hahn

"Je remercie Nicos Kotzias pour son leadership démontré sur les domaines de notre coopération. Il est d'importance vitale de préserver son héritage politique -notamment l'accord de Prespès" a écrit sur Twitter le commissaire européen de la Politique régionale et de l'intégration européenne, Johannes Hahn.

 

"Aucun doute" que l'accord de Prespès aura la majorité parlementaire nécessaire, selon le ministre adjoint des AE, M. Katrougalos

Je n'ai aucun doute sur le fait que le gouvernement maintiendra la majorité au Parlement en toutes circonstances, et que l'accord de Prespès aura la majorité parlementaire nécessaire, a indiqué le ministre adjoint des Affaires étrangères, Georges Katrougalos, à la radio de l'ANA "Praktoreio 104,9 FM". "Ce qui s'est passé au conseil ministériel c'est que  l'affaire des déclarations effectivement différentes du ministre de la Défense, Panos Kammenos, a été soulevée, et une clarification a été faite sur le fait qu'il maintienne ses positions sur l'affaire de la FYROM, comme nous le savions, mais il ne va en aucun cas renverser le gouvernement" a ajouté M. Katrougalos, se référant aux différences relevées entre M. Kammenos et le ministre des AE, Nicos Kotzias concernant l'affaire de l'appellation de la FYROM. Le ministre adjoint a confirmé que l'affaire de l'accord de Prespès ne sera pas remise aux calendes grecques, et a exprimé son espoir  que le premier ministre de  la  FYROM, Zoran Zaev, réussira à recueillir les votes nécessaires pour l'adoption des modifications constitutionnelles requises afin d'ouvrir la voie pour la mise en vigueur de l'accord. "Nous n'abandonnerons en aucun cas l'accord de Prespès par ce que nous pensons qu'il est communément profitable et qu'il stabilisera la région des Balkans", a-t-il souligné. Concernant l'affaire des réfugiés, M. Katrougalos a dit que le message qu'il a envoyé  au Conseil des ministres des Affaires européennes, était que "nous discutons  essentiellement des mêmes choses", estimant que "très peu de progrès a été fait la dernière période" et indiquant  que  "plus nous tardons à régler cette affaire, qui n'est clairement pas nationale  -mais européenne-, plus les voix de ceux qui n'aiment pas l'Europe deviennent plus fortes, et leurs messages xénophobes contaminent en général les sociétés" . Se référant aux dernières actions de la Turquie dans la région de la Méditerranée sud-orientale, M. Katrougalos a noté que "les efforts précédents de la Turquie à promouvoir ses droits -comme elle les pense- d'une façon qui n'est pas conforme au droit international, ont échoué, et c'est ce qui va se passer maintenant aussi". Selon M. Katrougalos, "le pays voisin a des caractéristiques révisionnistes, c'est à dire des efforts de remodeler le droit international en fonction de ses propres intérêts, dans l'ADN de sa politique étrangère".  

 

RELATIONS GRECO-TURQUES

 

Les eaux territoriales et les relations gréco-turques au centre de la réunion du premier ministre au ministère des AE

La définition des tâches, la question de l'extension graduelle des eaux territoriales et les développements généraux dans les relations gréco-turques ont fait partie, entre autres, de l'agenda de la réunion qu'a eue le premier ministre, Alexis Tsipras, au ministère des Affaires étrangères. Selon des sources diplomatiques, les Directions politiques et les Directions de l'ONU et de l'OTAN du ministère des AE seront sous la responsabilité parallèle du premier ministre et du ministre adjoint des AE, Georges Katrougalos, alors que M. Tsipras aura la responsabilité des Directions du ministère chargées affaires qui concernent les Balkans, la Turquie, et Chypre. Aussi, selon les mêmes sources, l'affaire de l'extension graduelle des eaux territoriales a été discutée à la réunion. Précisément, il a été convenu d'examiner la façon dont se feront la communication et le dialogue avec les partis politiques sur la volonté du gouvernement d'avancer vers l'exercice du droit souverain du pays. Comme le notent les sources diplomatiques, le premier ministre a donné le mandat que la procédure n'avance pas par décret présidentiel, mais avec le dépôt d'un projet de loi relatif au Parlement hellénique. Aussi, il a décidé sur la convocation d'un Conseil scientifique du ministère des AE afin de discuter des aspects de l'affaire. Il a aussi donné des directions pour répondre aux déclarations et positionnements faits par le gouvernement turc, après s'être informé des derniers développements. La réunion a aussi examiné les développements des relations gréco-turques, le premier ministre s'est informé du point où se trouvent les discussions exploratoires, alors qu'il a donné des directions, comme l'annoncent les mêmes sources, pour une préparation de sa visite en Turquie suite à l'invitation relative du président turc Recep Tayyip Erdogan.

 

La Grèce a tous les droits légaux d'étendre ses eaux territoriales, selon le porte-parole du ministère des AE

Le porte-parole du ministère grec des Affaires étrangères, Alexandros Gennimatas, a indiqué que la décision relative pour l'extension des eaux territoriales de la Grèce est un droit souverain, en réponse à des questions de journalistes concernant les déclarations officielles de la Turquie. M. Gennimatas a été appelé à commenter les déclarations faites par son homologue turc, qui a dit que l'opinion de la Turquie concernant le plan d'étendre les eaux territoriales a été transmise à l'ambassadeur de Grèce à Ankara, quand il s'est rendu au ministère des AE de la Turquie, pour une rencontre qui avait été organisée. Le porte-parole turc avait aussi dit que la Turquie ne peut pas accepter les décisions sur des affaires relatives à la Mer Egée, où les deux pays ont des côtes, sur laquelle il n'y a pas d'accord bilatéral, et il s'est référé a un avertissement du 8 juin 1995 toujours en vigueur publié par le Parlement de la Turquie. M. Gennimatas a dit que le droit d'étendre les eaux territoriales est un droit légal et inaliénable de la Grèce qui est basé sur le droit international. Ce droit ne peut pas être remis en cause ou en négociation avec des parties tierces, a-t-il noté, et cela vaut bien sur pour tout le pays. Les interprétations arbitraires du droit international et les menaces de violence de la part de la Turquie, comme la remise en cause des droits légaux de notre pays ne peuvent pas changer ce fait et ne contribuent pas aux relations de bon voisinage, a dit le porte-parole du ministère grec des AE.

 

La Grèce et la Turquie ont une coopération réussie, a déclaré l'ambassadeur turc à Athènes

La Grèce et la Turquie ont accompli beaucoup de choses dans leur coopération extensive, a indiqué l'ambassadeur de la Turquie en Grèce, Halit Cevik, lors d'une conférence de presse à sa résidence. La conférence de presse a porté sur l'aspect de l'assistance humanitaire et l'affaire migratoire de la politique étrangère de la Turquie, et a soulevé certains des défis auxquels la Turquie fait face liés aux flux de migrants en situation d'irrégularité aux frontières de l'Est et de l'Ouest. Sur les relations entre les deux pays, l'ambassadeur turc a dit que "la Grèce et la Turquie sont dans un voisinage agité; il a tellement de crises autour de nos pays et nous gérons certaines d'entre elles ensemble". Il a dit que la Turquie est au premier rang dans l'assistance humanitaire, suivie par la Norvège et la Suisse indiquant que la plus grande partie de son aide humanitaire s'adresse aux Syriens en Turquie, ajoutant que son pays a environ 4,5 millions de réfugiés, parmi eux environ 3,5 millions venant de la Syrie. En ce qui est de la migration irrégulière et des réfugiés, M. Cevik a dit que la Turquie a connu une augmentation des flux de migrants en situation d'irrégularité à toutes ses frontières, mais surtout à ses frontières orientales, où une augmentation de 179% a été enregistrée entre 2017 et 2018. Concernant la déclaration UE-Turquie sur la migration, l'ambassadeur turc a dit que les réadmissions de migrants depuis la Grèce vers la Turquie, du 18 mars 2016 jusqu'à aujourd'hui, ont été 1.740, parmi eux 309 Syriens. M. Cevik a estimé que ce chiffre est très bas, et a ajouté que s'il était plus élevé, alors il découragerait les nouveaux migrants prêts à traverser la Mer Egée. Il a indiqué que les deux pays doivent continuer à travailler ensemble pour gérer la migration de manière efficace.

 

ECONOMIE

 

Croissance de 1,5% de l'économie grecque l'année dernière, selon l'ELSTAT

L'économie grecque a connu une croissance de 1,5% l'année dernière, selon le service de statistique hellénique (ELSTAT), qui a revu à la hausse sa première estimation (mars 2018) pour une augmentation de 1,4%  du PIB. Comme le note l'ELSTAT, la révision des données des comptes nationaux annuels s'explique par l'utilisation de nouvelles données et l'incorporation de données actualisées par différentes sources. Précisément, à l'augmentation de 1,5% du PIB ont contribué l'augmentation de la dépense de la consommation finale contre la baisse que prévoyait la première estimation, l'augmentation des importations de biens et de services ainsi que des exportations de biens et services, et la hausse des investissements privés.

 

Le FMI revoit à la hausse ses estimations sur les excédents primaires en Grèce jusqu'en 2023

Le Fonds monétaire international (FMI) a revu ses estimations sur la marche budgétaire de la Grèce, prévoyant à présent que le pays pourra réaliser les objectifs des excédents primaires jusqu'en 2023, comme il a été convenu avec les partenaires européens. Les résultats en question sont inclus dans le rapport "Observatoire Fiscal" présenté mercredi à Bali (Indonésie) dans le cadre du Sommet d'automne du FMI. Selon le rapport présenté par le directeur du FMI pour les Affaires budgétaires, Vitor Gaspar, le Fonds revoit sa prévision antérieure sur l'excédent primaire de 2017 (3,7%), la portant à 4,2%. Les prévisions sur les prochaines années suivent la même ligne, puisque les chiffres du FMI sont cohérents avec les objectifs convenus par la Grèce et ses partenaires européens. Plus précisément, le FMI table sur des excédents primaires de: 2018: 3,5%, 2019: 3,5%, 2020: 3,5%, 2021: 3,5%, 2022: 3,5%, 2023: 3%. La révision pour 2023 (3%) est jugée considérable, puisqu'il y a tout juste 6 mois, le FMI prévoyait que l'excédent primaire serait de 1,5% pour l'année en question.

 

Les exportations grecques ont augmenté de 25,1% en août 2018

Les exportations grecques en août 2018 ont augmenté de 25,1%, maintenant la forte dynamique enregistrée depuis le début de l'année en cours. Plus précisément, selon une analyse de la Fédération panhellénique des exportateurs et du Centre de recherches et d'études sur les exportations (KEEM) basée sur les données provisoires de l'Autorité statistique hellénique (ELSTAT), les exportations, produits pétroliers inclus, ont augmenté de 509 millions d'euros ou de 25,1% en août 2018, atteignant 2,54 milliards d'euros, contre 2,03 milliards sur la même période de référence en 2017. Les exportations - hors produits pétroliers - ont aussi augmenté, avec une hausse de 10,5%, ou 145 millions d'euros, et se sont chiffrées à 1,53 milliard d'euros, contre 1,38 milliard d'euros en août 2017. L'image reste aussi positive sur la période janvier-août 2018. Les exportations ont augmenté de 3,29 milliards d'euros ou de  17,6%, atteignant 21,96 milliards d'euros, contre 18,67 milliards d'euros en 2017. Cependant, les importations en août 2018 ont aussi augmenté, à savoir de 761 millions d'euros ou de 20,6%, leur valeur étant de 4,46 milliards d'euros, contre 3,7 milliards en août 2017. Les importations de biens, hors produits pétroliers, se sont chiffrées à 3 milliards d'euros, contre 2,55 milliards d'euros, c'est-à-dire une hausse de 455,5 millions d'euros, ou de 17,9%. Sur la période janvier-août 2018, les importations ont augmenté de 3,02 milliards d'euros ou de 9%, leur valeur totale étant de 36,50 milliards d'euros, contre 33,48 milliards d'euros pour la même période de référence en 2017. Le déficit commercial a augmenté en août 2018 de 252 millions d'euros, ou de 15,1%, étant à -1,91 milliard d'euros contre -1,66 milliard d'euros pour la même période en 2017. Hors produits pétroliers, le déficit commercial a augmenté à -1,48 milliard d'euros, contre -1,17 milliard d'euros, c'est -à -dire de 310,5 millions d'euros ou de 26,6%. Sur la période  de janvier à août 2018, le déficit commercial a baissé de 265 millions d'euros ou de 1,8%, passant à -14,55 milliards d'euros de -14,81 milliards d'euros sur la même période en 2017. Hors produits pétroliers, le déficit commercial a baissé à -11,89 milliards d'euros, par rapport à -12,66 milliards d'euros en 2017, à savoir de 767,1 millions d'euros, ou de 6,1%.

 

La Commission européenne a autorisé un financement public grec à hauteur de 306 millions d'euros pour la construction de l'autoroute de Grèce centrale

La Commission européenne a autorisé un financement public grec à hauteur de 306 millions d'euros pour la construction du tronçon sud de l'autoroute de Grèce centrale (E65), estimant que ce financement est conforme aux règles du marché libre, et permettra d'achever une partie du réseau routier transeuropéen, sans entraîner de distorsions de concurrence indues. La commissaire chargée de la politique de concurrence, Margrethe Vestager, a déclaré à ce propos: «La construction du tronçon sud de l'autoroute de Grèce centrale permettra d'améliorer les liaisons de transport pour les citoyens grecs dans la région, conformément aux objectifs de la politique des transports de l'UE, et contribuera à l'achèvement du réseau routier transeuropéen. La décision que nous prenons aujourd'hui permettra au gouvernement grec de financer la construction de cet important nouveau tronçon d'autoroute.»

 

Excédent primaire de 4,795 milliards d'euros sur la période janvier-septembre 2018

L'excédent primaire du budget sur la période janvier-septembre 2018 a atteint les 4,795 milliards d'euros, dépassant significativement l'objectif pour un excédent primaire de 2,521 milliards d'euros, fixé pour cette période. Sur la même période l'année dernière, l'excédent primaire était de 4,542  milliards d'euros.  Cela découle des données sur l'évolution des agrégats du budget qui indiquent que cette année il y aura un dépassement significatif de l'objectif du programme de politique économique pour l'excédent primaire, une partie duquel, comme l'a annoncé le gouvernement grec, sera utilisée pour le dividende social. Précisément, selon les données du budget public, sur une base de caisse modifiée, l'excédent primaire de la balance du budget public (administration publique) est de 278 millions d'euros sur la période de janvier à septembre 2018, contre l’objectif pour un déficit de 1,841 milliards d'euros, qui a été inclus dans le rapport détaillé du Cadre à moyen terme de stratégie budgétaire 2019-2022, pour la période janvier-septembre 2018 et d'un déficit de 327  millions d'euros pour la même période en 2017. Les recettes nettes du budget public ont atteint les 37,214 milliards d'euros, enregistrant une hausse de 576 millions d'euros ou de 1,6% par rapport à l'objectif. Les recettes nettes du budget originaire ont été de 35,645 milliards d'euros, élevées de 1,009 milliards d'euros ou de 2,9% par rapport à l'objectif. Les dépenses du budget public sur la période janvier-septembre 2018 se sont élevées à 36,936 milliards d'euros, une diminution de 1,543 milliards d'euros par rapport à l'objectif de 38,479 milliards d'euros. Précisément, les dépenses du budget ordinaire ont été de 35,264 milliards d'euros, réduites de 305 millions d'euros par rapport à l'objectif.

 

Excédent primaire de 3,9% du PIB en Grèce en 2017

L'administration publique a réalisé un excédent primaire de 3,9% du PIB, soit 7,01 milliards d'euros, en 2017, selon la deuxième publication des données budgétaires du service de statistique grec (ELSTAT) à l'Eurostat, dans le cadre de la procédure concernant les déficits excessifs. Comme le note l'ELSTAT, cet excédent primaire se mesure dans le cadre du système européen des comptes nationaux et régionaux (SEC 2010) et inclut des privatisations, des transactions pour la recapitalisation des banques, ainsi que des recettes venant de transferts d'argent lié aux revenus des banques nationales de la zone euro, qui viennent des obligations publiques grecques détenues dans leurs portefeuilles d'investissement. Selon les données envoyées à l'Eurostat, le PIB en 2017 a été de 180,218 milliards d'euros, alors que la dette publique est estimée à 317,4 milliards d'euros, soit 176,1% du PIB. En comparaison à la première publication, en avril 2018, la dette publique s'est réduite de 2,5 points de PIB.

A noter qu'en 2017 le soutien des établissements financiers avait un impact positif sur la balance de l'administration publique.

 

L'excédent primaire du budget en 2017 était de 4,14% du PIB, selon des cercles du ministère de l'Economie

Sur la base des conditions du programme d'ajustement budgétaire, l'excédent primaire du budget en 2017 était de 4,14% du PIB, selon des cercles du ministère de l'Economie. A noter que le service de statistique grec (ELSTAT), a envoyé lundi à l'Eurostat les données budgétaires (2e publication) dans le cadre de la procédure concernant les déficits excessifs. Selon ces données, l'administration publique (en fonction du système européen des comptes nationaux et régionaux SEC 2010) a réalisé en 2017 un excédent primaire de 3,9% du PIB, soit 7,01 milliards d'euros. L'excédent budgétaire a été de 0,8% du PIB, contre 0,5% du PIB en 2016.

 

La Grèce première en UE en ce qui concerne les investissements initiés dans le cadre du Plan Juncker, selon le VP de la Commission européenne, M. Katainen

La Grèce est première parmi les pays de l'UE en ce qui concerne les investissements initiés en fonction du PIB, dans le cadre du Fonds européen pour les investissements stratégiques (EFSI), comme a indiqué le vice-président de la Commission européenne, chargé de la croissance, des investissements et de la compétitivité, Jyrki Katainen, lors d'un séminaire organisé par la Direction générale des affaires financières de la Commission, jeudi à Bruxelles, au sujet de l'EFSI. Comme le note la Commission européenne, le financement total qu'a reçu la Grèce de la part du Fonds européen d'investissement (FEI), avec le soutien de l'EFSI, s'élève à 2,7 milliards d'euros et devrait initier des investissements d'une valeur totale de 11 milliards d'euros. Le dit Fonds Juncker (EFSI), a prolongé la durée de la garantie de la moitié de 2018 à la fin de 2020, et augmente son objectif d'investissement de 315 milliards d'euros à au moins 500 milliards d'euros. Les plans entrepreneuriaux soutenus en UE concernent les petites et moyennes entreprises (PME), les infrastructures et l'innovation, l'énergie, le numérique, les transports, les infrastructures sociales et l'environnement. Il est estimé qu'environ 793.000 PME en UE bénéficieront du Fonds Juncker. Précisément en Grèce, les plans entrepreneuriaux qui sont soutenus par l'EFSI concernent 18 projets approuvés dans le domaine des infrastructures et de l'innovation, qui sont financés par la Banque européenne d'investissement (BEI) avec le soutien de l'EFSI, par un financement total de 2,3 milliards d'euros, qui devrait initier des investissements d'une valeur totale de 7,2 milliards d'euros. Aussi, l'EFSI soutient 12 accords approuvés (avec des banques intermédiaires) pour les PME en Grèce qui sont financées par le FEI avec le soutien de l'EFSI et avec un financement total de 404 millions d'euros. Ce montant devrait initier des investissements d'une valeur totale de 3,7 milliards d'euros, et il est estimé que 20.820 PME grecques en bénéficieront. En tant qu'exemples des projets soutenus par le Plan Juncker en Grèce, la Commission cite le prêt de Cosmote pour l'extension de son réseau de communication à haut débit, par 150 millions d'euros, le financement de Creta Farm (entreprise coopérative de produits agroalimentaires durables) de 15 millions d'euros, la construction et le fonctionnement de parcs éoliens en Béotie (Grèce centrale) pour le groupe grec Terna Energy, de 24 millions d'euros.

 

TOURISME

 

Le renforcement des vols directs et des paquets touristiques pour 2019 au cœur des contacts de Mme Kountoura avec les représentants de l’industrie touristique française

La ministre du Tourisme, Elena Kountoura, s’est entretenue avec les représentants des plus grands groupes d’agences de voyage et de compagnies aériennes français, en vue d’augmenter les vols directs depuis la France et les destinations grecques, ainsi que de développer davantage les paquets touristiques vers la Grèce en 2019, suite aux records touristiques de cette année. Les discussions ont eu lieu dans le cadre de la visite de la ministre au Salon international de l’industrie du tourisme IFTM Top Resa 2018, qui se déroule à Paris, et où la Grèce et l’Office hellénique du tourisme (EOT) participent avec leur propre pavillon. Mme Kountoura, dans le cadre des relations stratégiques et de la coopération étroite établie au cours de ces dernières années, s’est référée aux arrivées touristiques depuis la France, indiquant qu’elles ont marqué cette année un record. Plus précisément, selon les organismes touristiques Entreprises de Voyages et du Syndicat des organismes du tour operating de France (SETO), on relève: - une augmentation de 17% des dépenses touristiques des Français en Grèce - une augmentation de 12% des arrivées de touristes français - la Grèce est la deuxième destination préférée des Français mondialement pour une 2e année consécutive. Les représentants des compagnies aériennes ont confirmé une forte demande touristique pour la Grèce, à laquelle ont aussi contribué la promotion réussie des nouvelles destinations grecques et le renforcement de la connectivité grâce aux nouveaux vols directs depuis plus d’aéroports français, suite aux négociations tenues avec le ministère du Tourisme et l’EOT l’an dernier. Ils ont souligné qu’après les résultats positifs de 2018, ils envisagent un élargissement de leurs programmes touristiques pour 2019. De plus, les deux parties ont discuté des possibilités de lancement de vols supplémentaires au départ d’aéroports régionaux français vers Athènes et d’autres destinations grecques. Les représentants de l’industrie touristique française ont exprimé leur intérêt pour l’enrichissement de leurs programmes et paquets, avec de nouvelles expériences thématiques, notamment dans le domaine de la culture et du tourisme naturiste.

 

Aegean Airlines 5e parmi les 20 meilleures compagnies aériennes au monde

selon CN Traveller

La compagnie aérienne Aegean  Airlines est au 5e rang parmi les 20 meilleures compagnies aériennes au monde (Etats-Unis exclus), selon le magazine Condé Nast Traveller. Plus de 429.000 voyageurs ont participé au vote, qui s'est réalisé dans le cadre des prix 2018 Readers' Choice Awards. Condé Nast Traveller indique, entre autres, que "malgré le fait qu'elle ne réalise pas encore des vols transatlantiques, sa coopération avec Star Alliance lui donne une portée mondiale plus large. Aegean est connue pour son professionnalisme et le caractère amical de son personnel, alors qu'elle planifie une extension dans des nouveaux marchés dans les années à venir". A noter qu'Aegean était à la 9e position sur la même liste l'année dernière. Les 20 meilleures compagnies aériennes au monde de la liste CN Traveller, au delà des Etats-Unis, sont: •20. Icelandair •19. British Airways •18. Aer Lingus •17. Air France •16. SAS Scandinavian Airlines •15. KLM •14. Qantas •13. Swiss •12. EVA Air •11. Turkish Airlines •10. Lufthansa •9. Cathay Pacific •8. Virgin Atlantic •7. Korean Air •6. Etihad Airways •5. Aegean Airlines •4. Air New Zealand •3. Qatar Airways •2. Emirates •1. Singapore Airlines

 

Turkish Airlines promeut les destinations grecques

Turkish Airlines promeut le développement d'Athènes et de Thessalonique en tant que destinations de son réseau mondial, mais aussi en tant que portes d'entrée pour les beautés de la Grèce. Dans ce cadre, plus de 60 agences de voyages de la Grèce et de Malaga (Espagne) ont participé à un workshop organisé à Athènes en coopération avec Malaga-Costa Del Sol et l'Organisme du tourisme espagnol. Durant ce workshop, les agents de tourisme ont eu des contacts B2B, afin de promouvoir des destinations des deux pays, et de discuter des opportunités entrepreneuriales, des produits et des services du tourisme, aux deux marchés. Comme l'indique le directeur général de Turkish Airlines en Grèce, Alp Yavuzeser, la compagnie a desservi l'année dernière plus de 550.000 voyageurs depuis et vers la Grèce. "Nous sommes fiers d'être une partie du marché touristique en croissance constante de la Grèce et d'avoir contribué une année de plus avec un record d'arrivées en Grèce" a-t-il noté. Turkish Airlines effectue 42 vols hebdomadaires entre Athènes, Thessalonique et Istanbul. De janvier à septembre 2018, la compagnie a desservi plus de 58.000.000 voyageurs mondialement, un nombre qui a augmenté de 12% par rapport à l'année dernière.

 

 

 

AFFAIRES GENERALES, CULTURE

 

La ville d'Athènes parmi les 6 finalistes pour le prix Capitale européenne de l'innovation 2018

La ville d'Athènes se trouve parmi les 6 finalistes pour le prix Capitale européenne de l'innovation 2018. 80 villes avaient déposé une candidature pour le prix en question. Au delà d'Athènes, en phase finale se trouvent les villes suivantes: Toulouse (France), Hambourg (Allemagne), Louvain (Belgique), Umeå (Suède) et Aarhus (Danemark). La ville gagnante sera annoncée le 6 novembre, et succédera à Paris, Capitale européenne de l'innovation pour l'année 2017. Aussi, la ville qui remportera le prix recevra 1.000.000 d'euros, Ces prix européens s'adressent à des villes qui utilisent l'innovation pour améliorer leur résistance et leur viabilité et offrir des nouvelles opportunités à leurs citoyens, ainsi qu'à des villes qui contribuent à la création d'écosystèmes innovants dynamiques et qui coopèrent avec les citoyens dans la prise de décisions et l'élaboration d'actions. La candidature de la municipalité d'Athènes s'axe sur le choix stratégique d'Athènes d'exploiter d'une manière organisée et systématique, des solutions innovantes pour relever les défis de la crise sociale et économique auxquels elle se trouve confrontée. Le maire d'Athènes, Georges Kaminis, a indiqué à ce sujet que "le plan de la municipalité a commencé à porter ses fruits, à travers une pléthore de programmes participatifs innovants". "Athènes s'est transformée en  laboratoire d'intégration sociale et de réinsertion", a-t-il ajouté. Il a souligné que la municipalité n'a pas géré la crise économique et celle des réfugiés "uniquement par des initiatives de soulagement, mais aussi à travers des initiatives tournées vers l'avenir". "Nous ne sommes pas seuls dans la transformation numérique que nous menons à Athènes, nous coopérons avec les plus grandes sociétés de télécommunications et d'informatique, ainsi qu'avec des établissements universitaires de la ville" a indiqué le maire d'Athènes. M. Kaminis a  finalement expliqué que les quartiers se modernisent avec leurs citoyens, que les vieux bâtiments prennent vie avec des modèles de gestion innovants et s'ouvrent aux communautés locales. "Des actions pilotes à grande et plus petite échelle qui réussissent à sortir Athènes de la  stagnation et la placent sur une nouvelle piste dynamique", a indiqué, entre autres, M. Kaminis.

 

La France préfère les daurades et les bars grecs

La Grèce est au premier rang des importations françaises de daurades et de bars, alors qu'elle se place en général au 7e rang parmi les fournisseurs de poissons frais en France. Selon des données de Eurostat et du bureau des Affaires économiques et commerciales de l'ambassade de Grèce à Paris, la Grèce a exporté 5,895 tonnes de daurades, d'une valeur de 27,9 millions d'euros, et 3,253 tonnes de bars, d'une valeur de 18,4 millions d'euros, en 2017 en France. Plus précisément, en ce qui concerne la part des importations de daurades en France en 2017, qui a enregistré une hausse de 13,2% en termes de valeur et de 17,3% en termes de quantité, la Grèce a contribué pour 56,14% en valeur et 55,5% en quantité à cette augmentation. Au deuxième rang se trouve l'Espagne, avec une part de 13,2% et des exportations de 6,54 millions d'euros, puis les Pays-Bas avec une part de 10,5% et des exportations de 5,2 millions d'euros, alors que la Turquie a doublé la quantité et la valeur de ses exportations (8,8%) par rapport à 2016. En ce qui concerne les bars, la Grèce a fourni environ la moitié de la quantité importée en France. Plus précisément, sur les 6,693 tonnes importées, d'une valeur de 40,1 millions d'euros, 3,253 tonnes d'une valeur de 18,4 millions d'euros provenaient de la Grèce, à savoir une augmentation de 10% en quantité et de 6,7% en termes de valeur par rapport à 2016. Au deuxième rang vient l'Espagne, puis les Pays-Bas, l'Italie et le Royaume uni.

 

25 rames ultra-modernes sur le réseau du tram athénien

25 rames ultra-modernes seront intégrées sur le réseau du tram athénien et sur ses futures extensions, comme celle à destination du Pirée qui sera prête début 2019. Comme l’a indiqué à l’ANA le président de Attiko Metro, Yannis Mylopoulos, l’appel d’offres relatif a été remporté par la société ALSTOM, qui commencera très prochainement à fabriquer les rames qui entreront sur le réseau dans deux ans. L’appel d’offres a été réalisé par Attiko Metro et le coût du contrat s’élève à 50 millions d’euros. ALSTOM fournira, outre la fabrication des rames, des séries de tests sur le réseau, de formation et de garantie, ainsi que des pièces de rechange. Selon la société, le tram "Citadis X05" offre une expérience revalorisée pour les passagers. Par ailleurs, M. Mylopoulos a informé que les trois consortiums pré-sélectionnés pour l’appel d’offres pour la construction du premier tronçon de la ligne 4 du Métro devront avoir déposé d’ici le 10 décembre leurs offres, conformément aux cahiers des charges qui leur ont été adressés. “Je pense que nous aurons choisi le contractant dans le courant du printemps”, a dit M. Mylopoulos, en soulignant qu’il s’agit d’un ouvrage ultra-moderne d’un budget de 1,5 milliard d’euros.

 

Le fort de Spinalonga candidat à la liste des Monuments du patrimoine mondial de l'UNESCO

Le ministère de la Culture a déposé au Centre du Patrimoine mondial de l'UNESCO le dossier préliminaire de candidature du fort de Spinalonga (Crète). La forme finale du dossier de candidature sera déposée d'ici le 1er février 2019. Selon un communiqué du ministère, "la dernière inscription en date d'un monument grec sur la liste du Patrimoine culturel fut celle du site archéologique des Philippes en juillet 2016".

 

L'initiave "Smoke free Greece" parmi les dix meilleures ONG pour la prévention du tabagisme chez les jeunes

La Société hellénique pour la lutte contre le cancer "Smoke free Greece" a été nommée parmi les dix meilleures ONG œuvrant pour la prévention du tabagisme chez les jeunes. La Grèce a participé à la compétition de la Commission européenne "2018 EU Health Awards", durant laquelle a été présenté le programme éducatif qu'elle a élaboré et qu'elle suit les 5 dernières années pour des élèves de 10 à 17 ans. A noter que 9 sur 10 fumeurs ont fumé leur première cigarette avant l'âge de 18 ans, alors que la dépendance à la nicotine dès l'adolescence peut être un facteur déterminant de la dépendance à long terme. L'initiative Smoke free Greece a commencé en 2009 avec le soutien du Laboratoire de recherche George D. Behrakis de la Société hellénique pour la lutte contre le cancer et de l'Institut de Santé publique du Collège américain de Grèce, élaborant une série d'actions concertées pour la réduction du tabagisme en Grèce et sa prévention chez la jeunesse.

 

Le nouveau Musée Costas Kotsanas à Athènes met en lumière la technologie dans la Grèce antique

L'organisme culturel Costas Kotsanas, actif depuis 15 ans dans la promotion de l'héritage culturel antique de la Grèce, a ouvert récemment son troisième musée consacré à la technologie de la Grèce antique à Kolonaki, au centre d'Athènes. Les deux autres musées se trouvent à Katakolo (Musée de technologie grecque antique) et à Olympie (Musée d'Archimède), tous deux dans le Péloponnèse. L'organisme et ONG a comme objectif d'étudier, de promouvoir et de présenter au public grec et étranger un aspect très important, mais aussi presque inconnu, de la civilisation grecque antique, la technologie. La technologie dans la Grèce antique était similaire à celle des débuts de la notre. Au-delà de la machine d'Anticythère, premier ordinateur au monde, très peu connaissent peut-être la servante de Philon (premier robot de l'histoire). Mais relativement inconnus restent aussi le théâtre stable et mobile automatique d'Héron (le "cinéma" et le théâtre de marionnettes automatique des anciens Grecs), l'astrolabe de Ptolémée (leur "GPS"), l'ouverture automatique des portes de temples, après les sacrifices, créée par Héron (première locomotive de l'humanité), le catapulte de Philon, l'orgue hydraulique de Ctésibios ou bien l'horloge hydraulique d'Archimède. L'organisme, fondé par l'ingénieur Costas Kotsanas, expose aussi à l'étranger, comme l'a indiqué à l'ANA son fils, Panagiotis Kotsanas, qui est ingénieur-chimiste et qui est responsable de la planification des programmes éducatifs aux expositions de la fondation à l'étranger. Il a noté qu'une exposition vient d'avoir lieu en Thaïlande, qui sera ensuite accueillie à Singapour. "En même temps, une exposition sera organisée en Egypte", a informé M. Kotsanas. A noter que le nouveau Musée à Athènes propose des visites guidées par un personnel scientifique spécialisé, accueille des expositions périodiques, organise et coordonne des programmes éducatifs et des ateliers, alors que plusieurs écoles de la région y font des visites éducatives. De plus, il s'agit du seul Musée pet-friendly d'Athènes.