Consulat de Grèce à Lille

 

 

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Informations nationales

 

Du 1er au 21 novembre

                                                                    

 

SOMMET DE GOTEBORG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


M. Tsipras s'exprime sur le manque d’Europe sociale au Sommet social européen de Göteborg

Le premier ministre, Alexis Tsipras, a insisté sur la nécessité d’étendre le cadre existant de protection des droits sociaux et des droits des relations de travail, afin qu'il couvre aussi les nouvelles formes atypiques d’emploi, en s'exprimant lors d'une table ronde organisée dans le cadre du Sommet social européen à Göteborg sur le thème des défis du marché du travail face aux évolutions économiques et  technologiques. A propos de l’emploi atypique, M. Tsipras a souligné que c’est une question qui concerne en grande partie les jeunes générations, et particulièrement celles des pays du Sud, en notant de plus à ce sujet qu'il existe une nouvelle génération de travailleurs qui n’a même pas connu les "acquis". Prenant la parole après le président français, Emmanuel Macron, M. Tsipras a indiqué que malgré l'existence dans l'UE d'une série d'objectifs et d'indices faisant l'objet d'un suivi et liés aux agrégats économiques et budgétaires, il y a un manque flagrant d’indicateurs sociaux et de convergence sociale, ce qui vaut aussi pour les programmes d’aide à la Grèce. Des représentants des syndicats des travailleurs, d’associations d’employeurs et des représentants de la Société des citoyens de l’UE ont ensuite pris la parole. En outre, M. Tsipras a discuté "hors panel" avec ses homologues portugais et suisse sur les inondations catastrophiques en Grèce. Selon des sources, les autorités grecques sont en contact avec les instances européennes compétentes pour trouver, au niveau technique, des moyens pour aider les régions sinistrées par les fortes intempéries.  La Conférence s'est conclue par la signature du "Socle européen des droits sociaux".

 

Des réformes pour protéger les acquis sociaux et les droits des travailleurs, selon M. Tsipras au Sommet social de Göteborg

Le premier ministre, Alexis Tsipras, a remercié "à un moment difficile pour la Grèce et le peuple grec", son arrivée au Sommet social européen de Göteborg, “tous les partenaires, pour la vague de solidarité qu’ils ont manifestée à travers leurs déclarations, ainsi que les efforts de faire preuve de solidarité et venir en aide, comme ils peuvent, à la Grèce”. M. Tsipras a parlé d’une session très importante, puisque “nous discutons du besoin d’un cadre de protection sociale, du besoin d’un pilier social, dans une Europe qui a été conduite ces dernières années dans une direction absolument néolibérale, et cela a créé d’énormes inégalités tant au sein des Etats membres qu'entre les Etats membres”. M. Tsipras a ensuite plaidé pour un nouveau modèle économique. “Pour nous, les Grecs, qui avons subi les conséquences de la crise économique, c’est l’occasion de mettre en avant encore une fois le besoin de protéger et de rétablir les négociations collectives et les acquis en ce qui concerne le droit du travail en Grèce”, a affirmé M. Tsipras, soulignant en outre la nécessité de faire en sorte que les jeunes puissent connaître ces “acquis sociaux qui aideront la nouvelle génération de travailleurs, une génération qui ne connaît même pas ce que veut dire « acquis ».  “C’est peut-être l’occasion de discuter pour ouvrir la voie à certains changements et réformes nécessaires qui protègeront les acquis sociaux et les droits dans les relations de travail”, même s’il a commenté qu’il n’est pas sûr que les décisions prises le jour même pourront être facilement mises en oeuvre. En ce qui concerne la tragédie en Attique occidentale, le premier ministre a indiqué qu’il demandera une aide spéciale, en relevant que la bureaucratie en Europe n’est pas négligeable, “donc, a-t-il dit, nous essayons avant tout d’aider nos concitoyens avec nos propres forces”. Enfin, M. Tsipras s’est exprimé sur la sécurité des citoyens en Europe en général et de leur protection face aux intempéries, en expliquant que le changement climatique est une question qui nous touche à l’échelle mondiale et dont “nous allons discuter à Paris en décembre”.

 

Tsipras: Le soulèvement du Polytechnique illumine les luttes d’aujourd’hui pour la démocratie, la liberté, la justice sociale

Le soulèvement de novembre continue à ériger des consciences et à illuminer les luttes sociales d’aujourd’hui, les luttes pour la démocratie, la liberté et la justice sociale, a affirmé le premier ministre, Alexis Tsipras, dans une déclaration, à l’occasion du 44e anniversaire du soulèvement des étudiants à l’Ecole polytechnique d’Athènes contre la junte des colonels le 17 novembre 1973. “Et bien que beaucoup de gens ont voulu - et tenté - effacer l’histoire de la mémoire collective, le 17 novembre reste depuis 44 ans une manifestation vivante d’honneur et de mémoire toujours liée aux droits démocratiques de chaque époque. De telles revendications sont aujourd’hui la consolidation et l’élargissement de la démocratie, le rétablissement de la souveraineté populaire qui a été restreinte de manière asphyxiante ces dernières années sous le régime de tutelle, la marginalisation du fascisme, du racisme et du populisme d’extrême droite, le droit de tous, et en particulier de la jeune génération, à l’éducation, au travail et à la dignité”, a déclaré le premier ministre.

 

LES INONDATIONS

 

Tsipras: Nous nous tenons aux côtés des sinistrés

Le premier ministre, Alexis Tsipras, a engagé son discours lundi en assemblée plénière du Parlement sur l'octroi d'un dividende social en 2017 par une référence à la catastrophe tragique qui s'est abattue sur l'Attique occidentale. "Je veux débuter par la question du traitement immédiat des conséquences de la tragédie en Attique occidentale, qui a coûté la vie à 21 de nos concitoyens, alors que malheureusement deux encore sont toujours portés disparus. Il s'agit d'une catastrophe sans précédent provoquée par un phénomène extrême exceptionnel", a affirmé M. Tsipras, avant de souligner que les inondations catastrophiques ont mis à jour de façon tragique les choix politiques criminels et impardonnables durant des décennies dans le secteur de l'urbanisme et de l'aménagement du territoire. "Lorsque des décennies durant on reste indifférent à la nature, l'heure vient à un moment où elle se venge. Et le coût, en l'occurrence, est grand, la douleur profonde. Les images que j'ai vues choquantes. Notre engagement de nous tenir aux côtés des gens qui ont été sinistrés constitue une priorité et un devoir", a poursuivi le premier ministre. M. Tsipras a répété les mesures prises par le gouvernement pour soulager les sinistrés, comme annoncées en détail le jour même par le ministre d'Etat et porte-parole du gouvernement, Dimitris Tzanakopoulos.

 

Tzanakopoulos: 5.000 euros pour les ménages sinistrés d'Attique occidentale, 8.000 euros pour les entreprises

Le gouvernement a annoncé les mesures en faveur des populations frappées par les graves inondations en Attique occidentale, un amendement relatif devant être voté au Parlement. Le ministre d’Etat et porte-parole du gouvernement, Dimitris Tzanakopoulos, a déclaré que les procédures de dédommagement commenceront immédiatement après le recensement des dégâts, qui se poursuit à des rythmes rapides et devrait être achevé à la fin de la semaine en cours. M. Tzanakopoulos a souligné que la tragédie en Attique occidentale a mis à jour les problèmes structurels qui existent depuis des décennies dans l’aménagement urbain de la région, mais aussi de tout le pays. “Des le début, le gouvernement grec a entrepris toutes les actions nécessaires pour mobiliser l’intégralité des mécanismes de l'Etat, en coopération avec les autorités locales, afin de gérer rapidement et de la meilleure façon possible cette situation d'urgence”. Le porte-parole du gouvernement a ajouté que 120 ingénieurs civils du ministère des Infrastructures ont effectué 1.154 inspections pour le recensement des dégâts dans la région inondée. Dans la municipalité de Mandra, 733 des 925 bâtiments peuvent bénéficier d’une indemnité, 588 d’entre eux étant des résidences. Pour les municipalités de Mégara et Néa Péramos, 222 des 229 bâtiments seront indemnisés, dont 142 habitations. Concernant les indemnisations, M. Tzanakopoulos a affirmé que la loi prévoit déjà: 1.000 euros par m2 pour la reconstruction des habitations, 500 pour les locaux professionnels, 300 pour les entrepôts. En ce qui s’agit des réparations, les montants s’élèvent à 60 euros par m2 pour les réparations des habitations, 40 euros pour les locaux professionnels et 20 euros pour les entrepôts. D’ailleurs, l’indemnisation des surfaces ne dépassant pas 150 m2 se compose à 60% d'une aide publique gratuite et à 40% de prêts sans intérêt. “La loi prévoit des aides spéciales pour assurer la nourriture et l’hébergement des sinistrés, des allocations de dépenses nécessaires, la restauration du mobilier et l’indemnisation du matériel professionnel. La configuration et la distribution de ces aides sont soumises aux autorités locales et territoriales”, a précisé le porte-parole du gouvernement. “A cause de l'ampleur de la catastrophe, le gouvernement a décidé de procéder à davantage d’indemnisations”, a-t-il ajouté, annonçant que “les ménages en Attique occidentale recevront 5.000 euros en plus, alors que les entreprises toucheront 8.000 euros en plus”. Quant aux régions de Sími, Samothrace, Larissa et Kateríni, récemment frappées elles aussi par des catastrophes naturelles, le porte-parole a indiqué qu’elles bénéficieront aussi de l’ajustement spécial. Les montants seront insaisissables et exonérés d’impôts”.

Hormis les indemnisations, M. Tzanakopoulos a souligné que la priorité du gouvernement est de réhabiliter rapidement les deux autoroutes de l’Attique occidentale ayant subi des dégâts, mais aussi le port de Nea Peramos. 

Concernant les professionnels, le ministère de l’Emploi a notamment annoncé la capitalisation des cotisations en retard, la suspension des cotisations actuelles sur 6 mois et l'échelonnement des cotisations en 12-24 versements mensuels. Pour sa part, le ministère de la Santé a affirmé qu’un centre médical fonctionnera tous les jours à Mandra pour couvrir les besoins accrus des habitants de la région.

M. Tzanakopoulos a conclu en spécifiant que les mesures d’aide aux familles des victimes leur seront annoncées dans les jours à venir.

 

Skourletis: 655.000 euros à 6 municipalités sinistrées

Le ministre de l’Intérieur, Panos Skourletis, a autorisé des aides économiques extraordinaires à hauteur de 655.000 d’euros destinées aux six municipalités ayant subi d'importants dégâts suite aux récentes fortes intempéries.  Les municipalités et les montants en question sont les suivants: Pinios 170.000 d’euros, Mylopotamos 150.00 euros, Nea Propontida 145.000 euros, Zagora-Mouressi 100.000 euros, Ilion 50.000 euros et Rigas Feraios 40.000 euros.

 

Les Postes helléniques (ELTA) créent un Réseau de solidarité dans tout le pays pour les sinistrés des inondations

Les Postes helléniques mettent à disposition leur réseau - le plus étendu dans tout le pays  - du 20 au 30 novembre pour l'envoi gratuit de toute aide aux habitants des régions de l'Attique occidentale touchées par les fortes intempéries. L'aide en question peut ainsi être acheminée dans des colis standard, qui pourront être remis dans les agences des ELTA. Selon la direction des Postes helléniques, tout le monde peut à présent aider activement en déposant un "colis d'amour" au bureau de poste le plus proche.

 

LES REFUGIES

 

Lesbos: Grève générale pour le transfert des groupes vulnérables de réfugiés-immigrés

Une grève a été organisée le 20 novembre à Lesbos (Nord-Est de l'Egée) avec pour principale revendication des habitants de l’île “le désenclavement des quelque 8.500 réfugiés et immigrés, qui vivent dans les structures d’une île de 32.000 habitants”. “Lesbos n’est pas une prison ouverte”, disent les grévistes, en ajoutant que les réfugiés et immigrés vivent dans des “conditions épouvantables”. En effet, ce matin, quelque 7.000 migrants vivant dans des installations faites pour 2.200 personnes se sont réveillés dans la boue. “0,3% de la population du pays héberge 10% de la population des réfugiés et immigrés. Cette situation doit changer immédiatement”, soulignent les grévistes. “Nous n’acceptons pas que ces personnes subissent un hiver pire que celui de l’an passé, dans des tentes d’été, dans le froid et la boue”. Les habitants de l’île réclament le transport des groupes vulnérables vers la Grèce continentale, appelant en même temps tous les citoyens à “exprimer leur soutien et leur solidarité aux réfugiés et immigrés et à dénoncer toute manifestation de xénophobie et de racisme”. Entre temps, des tensions ont eu lieu le 19 au soir, au centre d’accueil de réfugiés et immigrés de Moria, précisément dans l’espace de rétention de 350 réfugiés mineurs et non accompagnés. Des dégâts ont été provoqués dans les locaux du HCR de l’ONU, d’une ONG et dans les espaces d’hébergement. La police a dû intervenir pour mettre fin aux tensions.

 

Initiative du ministère de la politique d'immigration pour les enfants non accompagnés

Le SG du ministère de la Politique d'immigration, Miltiadis Klapas, a annoncé des initiatives du ministère dans la question de la protection des enfants non accompagnés, en s'exprimant lors d'une manifestation organisée par le Médiateur de l'enfant à Athènes. Selon M. Klapas, le ministère planifie, avec la coopération des autres ministères concernés, l'élaboration immédiate d'une initiative législative destinée à garantir l'hébergement de mineurs de plus de 16 ans dans des appartements, sous un statut de semi autonomie sous tutelle. Cette question, qui sera réglée par décision ministérielle commune, devrait contribuer à de meilleures conditions de vie pour les mineurs non accompagnés qui ne résident pas dans les infrastructures traditionnelles. Une proposition est également à l'étude dans le cadre de l'insertion de réfugiés dans la société grecque, qui prévoit de légiférer sur l'institution de la famille d'accueil pour des enfants non accompagnés.

 

La Corée du Sud offre en 2017 aussi $800.000 à la Grèce pour la crise migratoire

La Corée du Sud manifeste une nouvelle fois cette année  sa solidarité effective à la Grèce dans la crise migratoire, en offrant $800.000 pour l’octroi d’hébergement et de soins aux réfugiés vivant dans le pays. Comme l’a annoncé l’ambassade de Corée en Grèce, cette enveloppe sera versée via le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés et sera utilisée exclusivement pour les réfugiés vivant sur le territoire national grec. Rappelons que le gouvernement coréen avait offert à la Grèce, toujours pour la gestion de la crise migratoire, un même montant en 2016 et $1,5 million en 2015.

 

CULTURE ET TOURISME

 

Mme Kountoura présente les thèses grecques sur le développement touristique

La ministre du Tourisme, Elena Kountoura, a présenté les thèses grecques sur le développement touristique en session des ministres du Tourisme organisée par l’Organisation mondiale du Tourisme (OMT) des Nations unies et le Salon mondial du voyage de Londres WTM. Selon un communiqué du ministère, cette session a réuni le SG de l’OMT, Taleb Rifaï, des ministres et des acteurs de l’industrie touristique mondiale, qui ont débattu des questions qui préoccupent le tourisme mondial, en particulier le développement touristique durable et équilibré, des propositions de politiques touristiques à long terme, la coopération entre secteurs public et privé dans les investissements, les phénomènes internationaux de plateformes numériques pour la location, ainsi que la gestion de la surconcentration des flux touristiques. A cette occasion, Mme Kountoura a évoqué la politique touristique nationale mise en oeuvre pour faire de la Grèce une destination mondiale attractive 365 jours par an et pour assurer un développement touristique durable, une politique s’articulant autour de 5 grands axes stratégiques que sont l’allongement de la saison touristique de l’été, l’ouverture à de nouveaux marchés, la promotion de nouvelles destinations grecques, le développement du tourisme thématique et la création d’un cadre attractif destiné à attirer des investissements centrés sur la qualité. Notons que la ministre poursuit ses rencontres avec des représentants de grands groupes touristiques et de compagnies aériennes britanniques pour le renforcement du flux touristique vers la Grèce en 2018.

 

Le SG à l'Information M. Kretsos en visite à Paris

Le SG à l'Information et à la Communication, Lefteris Kretsos, a présenté à des représentants de l'industrie du cinéma l'initiative législative du gouvernement grec pour l'octroi d'incitations destinées à attirer de grandes productions et co-productions étrangères en Grèce, lors d'une visite de deux jours à Paris. M. Kretsos a participé au Congrès mondial sur la radio numérique (WorldDAB General Assembly 2017).  Durant son séjour, M. Kretsos a eu aussi des rencontres avec des représentants du ministère français de la Culture, du Centre national du cinéma (CNC) et de UniFrance, en vue de renforcer la coopération bilatérale dans le secteur des moyens audiovisuels et de la création culturelle numérique. Enfin, M. Kretsos a visité les espaces modernes de la télévision publique française et, en particulier, de francetv info.

 

8e Rencontre internationale de l’OMT à Athènes pour le tourisme de la Route occidentale de la soie

L’Organisation mondiale du tourisme (OMT) a choisi la Grèce pour organiser la 8e Rencontre internationale pour le tourisme de la Route occidentale de la soie, une organisation soutenue par le ministère grec du Tourisme. Dans une lettre, le directeur exécutif du Programme de la Route de la soie de l’OMT, Zhu Shanzhong, a félicité la ministre du Tourisme, Elena Kountoura, pour l’organisation de cet événement du 9 au 12 octobre 2018 à Thessalonique. Il est fait également mention à la 1ère Conférence internationale sur le Route occidentale de la soie, organisée avec succès en avril dernier à Alexandroupoli (Thrace, Nord-Est) conjointement par l’OMT, le ministère grec du Tourisme et la Région de Macédoine Orientale-Thrace. La partie grecque parle d’un grand succès pour le pays dans la voie du renforcement de son rôle international dans le tourisme.

 

Exposition “ΧΡΗΜΑ. Symboles tangibles dans la Grèce antique” au Musée d’Art cycladique à Athènes

Des spécimens exceptionnels de la frappe de la monnaie dans l’Antiquité, provenant essentiellement de la Collection numismatique de Alpha Bank, sont présentés dans le cadre de la grande exposition “ΧΡΗΜΑ (ARGENT). Symboles tangibles dans la Grèce antique” inaugurée jeudi et qui gardera ses portes ouvertes au public jusqu'au 15 avril 2018 au Musée d’Art cycladique à Athènes. L’exposition comprend 85 pièces de monnaie de la Collection de Alpha Bank, qui sont présentés ensemble avec 160 objets provenant de 32 musées archéologiques et collections de Grèce, d’Italie, de France et du Royaume uni. La Collection de Alpha Bank, qui est considérée être une des plus importantes au plan international, rassemble quelque 11.000 pièces de monnaie de la Grèce antique.

 

 

LA GRECE  ET  L’EUROPE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Regling: Fortes probabilités que la Grèce s'auto-finance après août 2018

Le patron du Mécanisme européen de stabilité (MES), Klaus Regling, a estimé que la Grèce a de fortes probabilités de commencer à s'autofinancer après la fin du programme en cours en août 2018, en s'exprimant au Collège de l'Europe à Bruges. S'adressant aux étudiants du Collège sur le thème "Ambition et réalisme", M. Regling a parlé du rôle du MES, des programmes de sauvetage et de la poursuite de l'approfondissement de la zone euro. Concernant la Grèce, M. Regling a rappelé que le pays parcourt la dernière année de son programme en cours et souligné que le gouvernement grec est sur la bonne voie pour mettre en oeuvre les réformes pour lesquelles il s'est engagé. "Si ces changements se poursuivent, il y a de bonnes probabilités que la Grèce puisse s'auto-financer régulièrement après la fin du programme en août de la prochaine année. Déjà, la Grèce a fait le premier pas dans cette voie en juillet dernier, lorsqu'elle a émis sa première obligation depuis 2014. Les gouvernements de la zone euro ont promis d'accorder un allègement supplémentaire de la dette à la fin du programme, si la Grèce continue d'appliquer les réformes", a indiqué M. Regling.

 

MES: Le décaissement des 800 millions d'euros à la Grèce est achevé

Le Mécanisme européen de stabilité (MES) a annoncé sur Twitter la fin du décaissement des 800 millions d'euros à la Grèce. Rappelons qu'il s'agit de la dernière sous-tranche en suspens au titre de la 2e évaluation du programme grec, qui est destinée exclusivement au remboursement de dettes échues de l'Etat.

 

POLITIQUE INTERIEURE

 

Tsipras: Ceux qui ont eu recours au paradis de la fiscalité ont abouti dans l’enfer de la politique

Le gouvernement livre avec toutes ses forces un rude combat pour sortir la Grèce de la tutelle et des mémorandums, a déclaré le premier ministre et président de la SYRIZA, Alexis Tsipras, en s’exprimant devant le groupe parlementaire du parti. Nous livrons un difficile combat, a dit M. Tsipras, ayant pour but de faire face aux conséquences désastreuses qu’a eues pour l’économie et la société une longue période de crise catastrophique et de programmes incroyablement durs et en même temps soldés par des échecs, de rétablir la stabilité en économie, de sortir la Grèce de la tutelle et des mémorandums, de créer les conditions d’une nouvelle croissance juste et durable. Tous les indices sans exception montrent que l’optique de relance se consolide désormais sur des bases solides. Nous avons une hausse de la confiance économique, des exportations, des investissements, une amélioration de la compétitivité et un réchauffement de l’activité économique, a dit le premier ministre, qui a par ailleurs assuré que “la 3e évaluation se clôturera sans aucune mesure supplémentaire”, ce qui décevra, a-t-il insisté, les Cassandre, les gros titres des médias des collusions d’intérêts et les derniers espoirs du président de la ND, Kyriakos Mitsotakis. La 3e évaluation se clôturera, a-t-il précisé, premièrement sans aucune mesure supplémentaire, deuxièmement avec les travailleurs de retour au premier rang de la liste lors du remboursement des arriérés dus par les entreprises - à savoir au-dessus des banques, de l’Etat et des caisses de sécurité sociale -, troisièmement avec le sauvetage et l’extension de la caisse des journalistes, quatrièmement avec l’accord sur les pensions de veuvage, avec le règlement des dettes de 20.000 à 50.000 euros pour les indépendants dans le cadre du compromis extrajudiciaire, avec la possibilité de régler en 120 tranches les arriérés avec une décote des majorations de l’ordre de 85%. Par ailleurs, M. Tsipras a indiqué que le gouvernement procèdera cette année aussi à la distribution d’un dividende social pour soutenir les groupes sociaux les plus faibles et les plus vulnérables, une enveloppe qui sera plus importante que l’an dernier, au grand dam de l’opposition. Les données analytiques sur le dividende social seront finalisées et annoncées tout prochainement, a poursuivi M. Tsipras, en disant espérer que “cette année, M. Mitsotakis ne s’exposera pas de la façon dont il l’a fait l’an dernier, lorsqu’il a voté contre le dividende social au Parlement et lorsque, pour des raisons purement politiciennes, a tenté par des voies détournées et malhonnêtes de provoquer l’intervention des institutions pour l’annuler”. Enfin, à propos des paradis fiscaux, M. Tsipras a averti que quiconque a réussi à aller au paradis de la fiscalité n’a pas évité à la fin d’aboutir dans l’enfer de la politique. M. Tsipras s’est engagé, “en coopération avec les autorités compétentes, de trouver les pièces à conviction de tous ceux qui ont parqué leur argent”, parce que, a-t-il insisté, “aucun paradis n’est tellement éloigné pour ne pas être atteint, s’il y a la volonté. Et nous, nous l’avons”.

 

Tzanakopoulos: Le dividende social est une initiative politique de redistribution

Le secrétaire d'Etat et porte-parole du gouvernement, Dimitris Tzanakopoulos, a qualifié la distribution du dividende social de grande initiative politique, faisant suite à une marche économique et budgétaire extrêmement positive en 2017, en s'exprimant sur la chaîne de radio privée Alpha 98.9. "Trois millions et demi de citoyens percevront 720 millions d'euros. 320 millions d'euros seront également payés à ceux qui ont subi des retenues illégales sous le gouvernement Samaras-Vénizélos. Nous garantissons le tarif social de la DEI (Compagnie publique d'Electricité), en donnant 300 millions d'euros supplémentaires qui sont des arriérés de l'Etat grec aux entreprises d'utilité publique", a indiqué M. Tzanakopoulos, pour souligner enfin que "1,4 milliard d'euros sera restitué aux plus faibles".  "Il s'agit d'une action politique de redistribution (du revenu)", a dit M. Tzanakopoulos.

 

Adoption à la majorité du budget du Parlement pour 2018

Le budget du Parlement 2018 a été adopté par son assemblée plénière. Le budget 2018 table sur des dépenses à hauteur de 133.985.000 euros contre 132.985.000 euros en 2017, en hausse - pour la première fois depuis 2009 - de 1 million d’euros (+0,75%). Le budget 2018 couvre pleinement l’objectif du Cadre à moyen terme de stratégie budgétaire.

 

Excédent de 1,3 milliard d'euros de la balance des échanges courants en janvier-septembre 2017

La balance des échanges courants a enregistré un excédent de 1,3 milliard d'euros en janvier-septembre 2017. Cette évolution résulte, selon des données de la Banque de Grèce (BdG), surtout de l'amélioration de la balance des services et, dans un second temps,  de l'amélioration des balances des revenus primaires et secondaires, qui a fait plus que compenser la hausse de la dette de la balance des biens.

 

Excédent primaire de 5,355 milliards d'euros en janvier-octobre 2017

Le budget a enregistré un excédent primaire de 5,355 milliards d'euros en janvier-octobre 2017 contre un excédent primaire de 4,859 milliards d'euros sur la même période de référence un an plus tôt et un objectif d'excédent primaire de 5,239 milliards d'euros. C'est ce qui ressort des données provisoires sur l'exécution du budget, sur base de trésorerie amendée, rendues publiques mardi, qui présentent aussi un excédent budgétaire (gouvernement central) de 169 millions d'euros contre un déficit de 342 millions d'euros sur la même période de référence un an plus tôt et un objectif d'excédent de 71 millions d'euros. Les recettes nettes du budget de l'Etat se sont élevées à 40,597 milliards d'euros, en baisse de 2,842 milliards d'euros ou de 6,5% par rapport à l'objectif. Les recettes nettes du budget ordinaire se sont élevées à 39,268 milliards d'euros, en baisse de 2,265 milliards d'euros soit 5,5% par rapport à l'objectif. A l'opposé, les dépenses du budget de l'Etat sur cette même période ont totalisé 40,428 milliards d'euros, en baisse de 2,940 milliards d'euros par rapport à l'objectif. Les dépenses du budget ordinaire ont totalisé 38,449 milliards d'euros, en baisse de 1,852 milliard d'euros par rapport à l'objectif.

 

Nouveau relâchement des capital controls, selon le ministère des Finances

La décision du ministre des Finances, Euclide Tsakalotos, intitulée "Règlement de questions de restrictions sur les prélèvements en espèces et le transfert de capitaux" a été publiée au Journal officiel (JO B 3976). Dans le cadre de la feuille de route pour le relâchement progressif des contrôles sur les mouvements de capitaux annoncée par le ministère des Finances le 17 mai 2017, cette nouvelle décision ministérielle a pour but de faciliter plus rapidement les besoins des personnes physiques et morales.

 

Le Parquet financier ouvre une grande enquête sur les Paradise Papers 

La chef des procureurs financiers, Marianna Psaroudaki, a ordonné une grande instruction judiciaire sur le “volet grec” des Paradise Papers. Mme Psaroudaki a ainsi donné des instructions aux procureurs financiers de contrôler toutes les données concernant des personnes physiques et morales comprises dans l’énorme paquet de documents dits Paradise Papers, afin de localiser des personnes susceptibles d’avoir commis des légalisations de recettes à partir d’activités illégales ou d’avoir eu des actions permettant l’évasion fiscale.

 

Tsipras: Nous investissons dans l’économie sociale et solidaire

Je me trouve au milieu de gens capables et créatifs, de gens avec de l’imagination et de la ténacité, des gens qui non seulement ne se sont pas laissés aller dans les années de la crise, mais ont trouvé la voie pour créer des projets entrepreneuriaux économiquement viables, mais aussi socialement utiles, a déclaré le premier ministre, Alexis Tsipras, en ouverture de son discours à la 1ère Exposition de l’économie sociale et solidaire à Technopolis à Athènes. Il y a quelques jours, a affirmé M. Tsipras, “j’ai visité à Chicago un hub correspondant et je me suis senti fier que nous en ayons un en Grèce”, en rappelant aussi le vote il y a un an par le gouvernement d’une loi afférente, qui a été accueillie positivement à une grande majorité non seulement au Parlement, mais aussi par la majorité des gens qui se sont impliqués dans cet espace et qui ont une dimension institutionnelle. Nous avons la possibilité d’échanger des vues, a-t-il poursuivi, mais le plus important est de donner de l’espace aux organisations pour qu’elles échangent des idées, qu’elles se forment ensemble et, pourquoi pas, qu’elles collaborent économiquement. “J’ai l’occasion aujourd’hui, au début de cette exposition, de faire référence aux raisons fondamentales pour lesquelles, pour la première fois, un gouvernement décide de montrer un tel intérêt et une telle persistance pour le renforcement du secteur de l’économie sociale et solidaire”, a insisté le premier ministre, qui a noté que la Grèce est à un tournant. M. Tsipras a souligné que le pays est dans la dernière ligne droite pour la sortie des mémorandums et de la tutelle asphyxiante, avec comme moment phare août prochain, et il est déjà passé à des rythmes positifs de croissance, à la phase du redressement, avant d’observer qu’il y a à présent une période de restructuration généralisée des forces de production, avec renforcement de ses formes traditionnelles, mais aussi parallèlement avec ouverture de voies pour le développement de nouvelles formes. Nous comblons le recul sans précédent intervenu dans les années de crise. Notre principal soucis est premièrement de ne pas retourner au même modèle qui nous a conduit à la crise et de libérer des forces, parce que l’on ne peut pas construire le neuf avec des matériaux du passé. “Pour notre part, nous ne voyons pas de plafond et aucune limitation dans les possibilités, les aptitudes, les dextérités et la disposition à créer qu’offre ce pays”, a renchéri M. Tsipras, en assurant que le renforcement des organisations de l’économie sociale et solidaire est un des principaux véhicules dans la marche de matérialisation d’un grand objectif. “Parce que nous savons très bien, en examinant aussi des exemples d’économies avancées, que le renforcement de ce secteur de l’économie peut apporter des bienfaits multiples et conquérir une part importante de la production globale”.

 

Vote au Parlement du projet de loi sur le recyclage

Le projet de loi du ministère de l’Environnement et de l’Energie transposant en Grèce la législation communautaire sur la gestion alternative des emballages et autres produits a été voté à la majorité au Parlement. Le texte a été approuvé par les députés de la SYRIZA, des ANEL, du Rassemblement démocratique et de To Potami. La ND et le KKE ont voté contre, alors que Enossi Kentroon a déclaré “présent”. Durant le débat parlementaire, le ministre adjoint, Socratis Famellos, a souligné que la gestion alternative des ordures ménagères et des déchets est une voie unique et que “la voie du recyclage est désormais un modèle dominant, économiquement, socialement et politiquement”. M. Famellos a informé que 20.000 gestionnaires de déchets ont intégré au cours des 18 derniers mois le Registre électronique des déchets, alors qu’ils n’étaient tout juste 2.000 avant que la SYRIZA accède au pouvoir. “Nous devons créer un cadre avec des incitations pour faire face au problème. Nous paierons en fonction de ce que l’on jette. Celui qui jette moins, paiera aussi moins”, a dit le ministre. De plus, le ministre a indiqué que les collectivités locales seront renforcées à la fois institutionnellement et économiquement avec une enveloppe d’environ 10 millions d’euros à partir du programme spécial d’investissements, afin qu’elles actualisent leurs plans pour le recyclage. Se référant enfin à l’imposition d’une taxe pour l’utilisation des sacs en plastique, M. Famellos a estimé les recettes à environ 40 à 50 millions d’euros, en précisant que le JO relatif publié mentionne précisément à quoi servira cet argent. Selon le rapporteur de la SYRIZA, Georges Dimaras, la Grèce est restée en retard par rapport à la moyenne de l’Europe. “L’objectif du projet de loi est l’économie circulaire (...) En Grèce, le recyclage est à 16%, lorsque la moyenne dans l’UE est à 27%”, a-t-il ajouté.

 

Tsipras: Le Revenu social de solidarité soutient déjà plus de 630.000 concitoyens

Le Revenu social de solidarité soutient déjà plus de 630.000 concitoyens, avec la perspective qu'ils atteignent 700.000 d'ici la fin de l'année, a indiqué le premier ministre, Alexis Tsipras, dans un tweet. "Revenu social de solidarité: Un filet de protection de l'exclusion sociale", écrit M. Tsipras, qui joint un spot de 69 secondes intitulé "Tous les citoyens avons une part à la joie". Le spot explique, avec aussi à l'appui le témoignage de citoyens, que le "Revenu social de solidarité n'est pas de l'argent de poche", que "le Revenu social de solidarité est une réponse à la barbarie, c'est la dignité", pour finir avec la voix du premier ministre: "c'était juste et c'est devenu un acte". "Un filet de sécurité pour au moins 700.000 de nos concitoyens, qui ont été frappés par la crise économique, est étendu par le ministère de l'Emploi, de la Sécurité sociale et de la Solidarité sociale. L"accès au programme est ouvert à tout bénéficiaire et la procédure a lieu électroniquement via une plateforme simple et amicale pour l'usager keaprogram.gr. De février 2017 à octobre 2017, 630.869 concitoyens ont adhéré au système, qui bénéficient d'ores et déjà du programme, alors qu'ils atteindront environ 700.000 d----ici la fin de l'année et alors que la dépense annuelle atteindra 630 millions d'euros. Les prévisions pour 2018 sont une adhésion de 750.000 concitoyens et une dépense annuelle devant atteindre 760 millions d'euros. Le programme est fondé sur trois piliers, l'aide économique, (...) l'accès à une série de programmes et services sociaux complémentaires (...) et l'accès au marché du travail via des programmes de l'OAED (Office national pour l'emploi), qui permettront à 10% des chômeurs-bénéficiaires du revenu d'entrer sur le marché de l'emploi, ce qui signifie au moins 13.000 nouveaux postes de travail".

 

L'ancien ministre de la Défense M. Tsohatzopoulos condamné unanimement en Cour d'assises pour les "pots de vin en or"

La Cour d'assises a condamné unanimement en appel l'ancien ministre de la Défense, Akis Tsohatzopoulos, ainsi que tous les autres accusés dans la dite affaire des "pots de vin en or" provenant des contrats de sous-marins et de missiles TOR-M1. A l'issue d'une procédure judiciaire de trois ans, la présidente de la Cour, Anthi Gamari, a annoncé le verdict des juges qui, avec une décision unanime, ont déclaré coupables, tout comme en première instance, les 16 accusés (dont l'un est depuis lors décédé) pour blanchiment de recettes à partir d'activités criminelles. La seule différenciation entre les deux jugements porte sur le montant des "pots de vin", à savoir le montant versé à l'ancien ministre et à son proche collaborateur de l'époque, Yannis Sbokos. Ce montant avait été évalué à 40 millions d'euros en première instance, alors qu'il a été ramené à 10 millions d'euros en deuxième instance.

 

POLITIQUE EXTERIEURE

 

M. Pavlopoulos s'entretient à Athènes avec son homologue polonais 

Nous, les Grecs, restons fidèles à notre trajectoire européenne, et nous sommes déterminés à contribuer à la création d’une Union européenne puissante, parce que nous sommes de véritables Européens et nous ne voyageons pas avec des drapeaux d’occasion, a déclaré le président de la République, Prokopos Pavlopoulos, lors d'une rencontre avec son homologue polonais, Andrzej Duda, au Palais présidentiel à Athènes. MM. Pavlopoulos et Duda ont tous deux confirmé l’excellent climat dans les relations entre la Grèce et la Pologne. Après avoir remercié son homologue polonais pour son message de solidarité concernant les catastrophes naturelles en Attique occidentale, M. Pavlopoulos a souligné que leur entretien a lieu dans une période cruciale pour l’avenir et la perspective de notre Foyer européen commun, de l’UE, en ajoutant que la Grèce veut contribuer à la création d’une “Union européenne avec une structure fédérale, reposant sur les bases des principes démocratiques et de la démocratie représentative, qui répond au rôle planétaire qui lui revient”. De plus, M. Pavlopoulos s'est dit convaincu que la Pologne et son président sont engagés dans la même vision d’un idéal européen. Le président grec a mis l'accent sur la place de la solidarité et de la démocratie dans le renforcement de l’UE, se référant au “respect mutuel” de ces valeurs européennes dans des champs cruciaux, notamment en vue du règlement de la “crise économique profonde prolongée et de la question des réfugiés”. Se référant au Sommet social de Göteborg, M. Pavlopoulos a souligné qu’il a posé “les bases d’un véritable pilier européen de droits sociaux, comme rempart au populisme et au scepticisme européen qui minent l’édifice européen”. Concernant l’élargissement de l’UE dans les Balkans, le président grec a souligné que la Grèce soutient résolument la marche d'adhésion de ses pays voisins, à la condition évidente que les pays en question respectent dans leur intégralité le droit international et l'acquis communautaire. M. Pavlopoulos a fait part aussi des positions de la Grèce dans la question chypriote, en disant qu’”elle doit être résolue au plus vite, mais d’une manière qui convient à un Etat membre de l’UE”. S'agissant de la Turquie “nous soutenons la perspective européenne de la Turquie amie, mais elle aussi doit respecter pleinement le droit international et européen, en l'occurrence aussi le droit de la Mer et le traité de Lausanne, qui délimite avec précision et sans contestation les frontières, le territoire et la souveraineté, non seulement de la Grèce mais aussi de l’UE”. “Nous soutenons la perspective européenne” de la FYROM, a poursuivi M. Pavlopoulos, en soulignant cependant que l’usage obstiné du nom, non seulement contrefait odieusement l’Histoire, mais est porteur d'irrédentisme - par conséquent une contestation indirecte du statu quo des frontières - et contrevient directement au droit européen et à l'acquis européen. Enfin, la Grèce soutient l’adhésion de l’Albanie à l’UE, si elle aussi respecte les droits international et européen, spécialement concernant les “droits des minorités et le droit à la propriété privée”. De son côté, le président polonais a remercié M. Pavlopoulos pour la contribution grecque aux efforts de la Pologne de devenir membre du Conseil de sécurité de l’ONU pour 2018-2019.

 

Relations diplomatiques et commerciales au centre de la rencontre Tsipras-Duda à Athènes

Le premier ministre, Alexis Tsipras, a souligné les liens de longue date de la Grèce avec la Pologne en recevant au Palais Maximou à Athènes le président polonais, Andrzej Duda. "Votre visite est une occasion importante de mettre en relief les relations d'amitié de longue date qu'ont les deux peuples. D'ailleurs, cela en témoigne aussi le fait que nous célébrons le 100e anniversaire des relations diplomatiques entre nos deux pays dans deux ans", a affirmé M. Tsipras, qui a évoqué également la signature d'un accord entre les ministères des Affaires étrangères de Grèce et de Pologne en vue de la revalorisation de la coopération bilatérale. "Même si nous nous trouvons à deux points différents de la carte européenne, néanmoins en tant que pays membres de l'OTAN, de pays qui se trouvent aux frontières orientales de l'UE, nous avons un dialogue permanent, dont la revalorisation serait à mon avis particulièrement profitable pour faire face aux défis modernes, mais aussi pour approfondir notre coopération dans des secteurs d'intérêt, tels que l'économie, le commerce, l'énergie, les communications et les transports", a conclu le premier ministre. De son côté, M. Duda, qui a noté qu'il s'agit de la première visite d'un président polonais en Grèce depuis 17 ans, s'est dit convaincu qu'elle donnera une impulsion aux relations bilatérales. "Il existe des champs où nous pouvons acquérir une dynamique dans nos relations", a poursuivi M. Duda, citant l'approfondissement des la coopération économique et des relations commerciales. "Je vais rencontrer des armateurs grecs puissants et j'espère que notre coopération, tant dans le secteur maritime que de la construction navale, se développera", a-t-il dit, avant de mettre aussi l'accent sur le développement des réseaux d'énergie et de transports. Selon des informations, M. Duda a invité la Grèce à participer à l'initiative Via Carpathia.