Consulat de Grèce à Lille

 

 

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Informations nationales

 

Du 25 novembre au 18 décembre

                                                                    

 

POLITIQUE INTERIEURE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


M. Tsipras à Paris: Petit-déjeuner de travail avec le président français, entretiens avec l’élite entrepreneuriale française

Le premier ministre, Alexis Tsipras, est venu en visite à Paris avec à l'agenda un petit-déjeuner de travail avec le président français, Emmanuel Macron, des entretiens avec l’élite de l’entreprenariat français sur l’investissement en Grèce, mais aussi avec l’opposition, ainsi que deux réceptions de remise de prix décernés par l’Ordre des avocats de Paris et par la revue Politique Internationale. Après son entretien avec M. Macron, le premier ministre s’est rendu à Bruxelles pour prendre part au Sommet du partenariat oriental, qui réunissait les chefs d’Etat et de gouvernement des Etats membres de l’UE et des six pays orientaux partenaires (Arménie, Azerbaïdjan, Biélorussie, Géorgie, Moldavie et Ukraine). Selon certaines sources, M. Tsipras a rencontré des membres de la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale et du Sénat, ainsi que des représentants de l’entreprenariat en France, à savoir des grandes entreprises comme IBM, HSBC France, L'ORÉAL, Emirates, BlackRock, Μorgan Stanley, Nestlé et Philip Morris, entre autres. Rappelons que M. Tsipras avait été invité à Paris pour recevoir deux prix: le “Prix de l’Engagement européen” décerné par l’Ordre des avocats de Paris et le “Prix du Courage politique” par la revue Politique Internationale. Dans des déclarations, M. Tsipras a souligné que l’honneur de ces deux Prix ne concerne pas seulement sa personne, mais bien “tout le pays, tant pour avoir fait preuve de courage face à la crise économique, que pour son engagement à l’idéal européen et au projet européen”.

 

Interview exclusive de M. Tsipras au Figaro: "L'Europe ne peut plus prendre des décisions derrière des portes closes" 

Le premier ministre, Alexis Tsipras, a assuré que "l'aventure" de la Grèce se terminera en août 2018, dans une interview exclusive au journal Le Figaro. La Grèce a payé très cher le prix de la crise européenne, et le peuple grec, en particulier, a fait d'énormes sacrifices au cours de ces sept dernières années. Il y a eu beaucoup d'erreurs, tant du côté grec, que du côté européen. Et cela, nous l'avons paye très cher, a souligné M. Tsipras. Quand j'ai été élu pour la première fois en janvier 2015 par la volonté du peuple, c'était une demande claire de changement de direction pour l'Europe et la Grèce, a expliqué M. Tsipras, en poursuivant sur le fait que depuis les négociations difficiles de 2015 et l'image d'une Grèce qui devrait être "punie", le gouvernement a pu "éviter le pire et rester au sein du noyau dur de la zone euro. Deux ans plus tard, la croissance revient, à un taux de 2% en 2017, tandis que pour 2018 les prévisions donnent une hausse de 2,5%, a poursuivi le premier ministre, qui a précisé que le gouvernement travaille dur avec les partenaires européens et toutes les forces vives grecques, afin que cette "aventure" prenne fin en août 2018. Concernant l'Europe, M. Tsipras a déclaré qu'elle doit devenir plus attractive pour les jeunes, qu'elle doit proposer des programmes. Les institutions européennes doivent devenir plus démocratiques, a-t-il dit, nous ne pouvons plus prendre toutes les décisions à huis clos. L'Europe ne peut pas être un forum de discussion entre technocrates et dirigeants politiques, où à la fin, celui qui a le plus de pouvoir, le plus de persuasion, impose son avis, c'est-à-dire, soyons honnête, l'Allemagne.

 

M. Tsipras reçoit le "Prix du Courage politique" de la revue Politique Internationale

Ce prix appartient au peuple grec, et je le reçois en son nom, a déclaré le premier ministre, Alexis Tsipras, lors de la cérémonie de remise du "Prix du Courage politique" à Paris par le fondateur de la revue Politique Internationale, Patrick Wasjman. "Notre courage à nous est le courage de notre peuple", a ajouté M. Tsipras, qui avait précédemment présenté son action gouvernementale, avant de souligner que "c'est en lui (le peuple grec) et son expérience et maturité historiques que nous puisons le courage et l'endurance pour nous tenir debout au crépuscule de la grande épreuve des sept dernières années". "Ce qui est crucial pour nous, c'est de planifier un futur sans les erreurs du passé, avec un modèle de production différent pour la Grèce, moderne, durable et juste. Avec un modèle productif juste”, a poursuivi M.Tsipras. De son côté, M. Wasjman a souligné que M. Tsipras a eu le courage de prendre des décisions en faveur de la Grèce et de l’Europe, saluant le premier ministre comme un homme de conviction et d’audace et soulignant que peu d’hommes ont réussi à faire de la gauche radicale le plus grand pouvoir politique en Grèce. Il a fallu un grand courage pour aller contre la Troïka et les défenseurs de l’austérité, a affirmé M. Wasjman.  M. Tsipras a affirmé qu'en restant “attachés à notre plan et à ce que nous considérions comme bon pour la grande majorité, nous avons pu résister aux +sirènes+ et conduire le bateau qui s’appelle Grèce, mais aussi le bateau appelé Europe, vers des eaux plus calmes. "Nous avons évité la faillite désordonnée ou ordonnée, les plans de certains cercles extrêmes de sortir de l’euro, nous sommes restés debout et nous continuons à nous battre. L’économie se redresse à des rythmes relativement rapides, à un taux de croissance de près de 2% pour 2017, et une surperformance budgétaire pour une troisième année consécutive, qui nous donne l’opportunité d’aider ceux qui ont vraiment besoin, le chômage ralentit, marquant une baisse de plus de 6 points”, a déclaré M. Tsipras, ajoutant que “la Grèce aujourd’hui n’a rien à voir avec celle qui, en 2015, se trouvait en situation d’urgence”. Ce qui est crucial, c’est de “réaliser avec succès le programme” et de garder une stabilité budgétaire et “des perspectives de croissance importantes”. M. Tsipras a conclu en soulignant que la “priorité est le défi de l’emploi avec des perspectives de croissance durable et juste, que les jeunes retrouvent l'espoir”.

 

One Planet Summit: Les discussions et la contribution de la Grèce au Sommet pour le climat à Paris

Deux ans après la signature de l'Accord de Paris, un "défi immense" est lancé à nouveau pour la lutte contre le changement climatique. L'évaluation des actions prises après l'Accord de Paris, l'accélération de la mise en œuvre des engagements pris pour lutter contre le changement climatique, l'exploitation des moyens financiers, ainsi que la mobilisation des acteurs étatiques et privés, sont les quatre grands objectifs du One Planet Summit, accueilli à Paris, mardi 12 décembre. Le sommet One Planet Summit, coorganisé avec les Nations Unies (ONU) et la Banque mondiale, a réuni plusieurs dizaines de dirigeants -dont le Premier ministre grec Alexis Tsipras- dans la capitale française, afin de chercher des solutions et des moyens pour soutenir et accélérer des efforts mondiaux pour la lutte contre le réchauffement climatique, s'orientant principalement sur les moyens financiers afin de proposer des initiatives et des programmes axés sur les investissements verts, et notamment pour les pays du Sud. Le Sommet du climat a été conçu pour entretenir la dynamique de la COP21, qui avait eu lieu à Paris en décembre 2015. Les objectifs à atteindre, qui entrent dans le cadre plus général de la politique "Climat-Energie 2020" sont entre autres: la baisse de 20% des émissions de gaz à effet de serre par rapport à 1990, la consommation de 20% d'énergie renouvelable et l'amélioration de 20% de l'efficacité énergétique. Les objectifs pour 2030 sont basés sur les mêmes enjeux, mais plus approfondis.  "Le défi est immense, nous devons tout faire pour le relever", a déclaré le Premier ministre des Fidji, Frank Bainimarama, président de la 23e Conférence de l'ONU sur le climat (COP23), insistant sur l'importance des financements publics et privés, à l'ouverture de la réunion que les autres chefs d'Etat et de gouvernement rejoindront dans l'après-midi. La Grèce participe à cet engagement mondial, dans le cadre du système d'échange de quotas d'émission de l'UE (SEQE-UE), avec environ 140 unités industrielles et des acteurs de l'aéronautique. Concernant les autres secteurs (agriculture, transports, etc.), il est estimé que l'objectif de la Grèce de baisser les émissions de gaz à effet de serre pour 2020 (à savoir une baisse de 4% en 2020 par rapport à 2005) sera atteint. Pour 2030, il est estimé que l'objectif national d’une baisse de 16% par rapport à 2005 sera aussi atteint, mais nécessite une planification des mesures relative. A noter que la Grèce a marqué ces deux dernières années un progrès considérable sur le plan climatique, notamment par l'adoption de la Stratégie nationale pour l'adaptation au changement climatique (EPSKA), ainsi qu'au niveau législatif, par l'adoption de lois relatives à la réadaptation du fonctionnement administratif, territorial et local, aux objectifs climatiques. En outre, des centres de recherche et des coopérations grecques avec l'international ont été mobilisées pour l'échange de bonnes pratiques et d'initiatives sur la politique de lutte contre le changement climatique. Par ailleurs, les coopérations tripartites interétatiques seront aussi mises en lumière lors du One Planet Summit. L'adaptation au changement climatique constitue une priorité thématique pour les coopérations tripartites de la Grèce avec Chypre et l'Egypte ainsi qu'avec Chypre et l'Israël, les actions nécessaires étant coordonnées par la Grèce. La promotion de bonnes pratiques, la planification de politiques d'adaptation et le développement d'un système d'indicateurs communs pour suivre l'efficacité des actions en question, seront la priorité des coopérations interétatiques du pays.

 

Etre "sur la bonne voie (avec la Grèce)", a affirmé V. Dombrovskis en marge du Sommet du climat à Paris, l'objectif d'un excédent de 3,5% en 2017 sera atteint

Etre "sur la bonne voie avec la Grèce" a affirmé le vice-président de la Commission européenne, Valdis Dombrovskis, en marge du Sommet du climat à Paris. Le vice-président de la Commission a d'ailleurs estimé que "la discussion pour l'allègement de la dette grecque commencera avant la fin du programme". M. Dombrovskis s'est montré optimiste dans la réalisation rapide de la troisième évaluation et l'atteinte de l'objectif pour un excédent budgétaire, selon la chaîne télévisée ERT. Il a souligné que "nous voyons que la Grèce atteint et même surpasse ses objectifs budgétaires et il semble qu'elle va atteindre son objectif budgétaire pour un excédent de 3,5% du PIB en 2017". "Nous apercevons un engagement fort et une attitude constructive de la part du gouvernement grec, et dans ce cadre je dirais que c'est possible de réaliser rapidement la troisième évaluation" a affirmé le vice-président de la Commission européenne, ajoutant que les partenaires européens aborderont le sujet de la "sortie claire" de la Grèce du programme qui se conclura en août 2018, après la réalisation de l'évaluation. Concernant les négociations sur la viabilité de la dette grecque, M. Dombrovskis a annoncé que "la discussion sur les mesures d'allègement de la dette à court terme ou à moyen-long terme, s'ouvrira avant la fin du programme".

 

Papadimitriou: 2017 est la première véritable année de croissance durable de l'économie grecque

Le problème de croissance du pays n'est pas un problème simplement de distribution de ressources disponibles via les marchés, en l'absence de la société, c'est un problème de valorisation ciblée des ressources humaines et matérielles, de promotion de la recherche et de l'innovation, de création de nouvelles institutions qui renforcent la coopération et le coopérativisme, de mise en valeur de l'expérience et du savoir collectifs de la société, a déclaré le ministre de l'Economie et du Développement, Dimitris Papadimitriou, dans son discours au 7e congrès régional de restructuration productive des îles Ioniennes. M. Papadimitriou a affirmé que l'image de l'économie grecque s'améliore constamment dans la bonne voie, qui n'est autre que les exportations et les investissements productifs, notant que 2017 est "la première véritable année de croissance durable de l'économie grecque".

 

La quatrième évaluation n'est que la grande négociation pour la sortie du mémorandum, a déclaré le porte-parole du gouvernement D.Tzanakopoulos

"La quatrième évaluation n'est en vérité que la grande négociation qui se fera dans le cadre de la sortie du pays du mémorandum" a déclaré le porte-parole du gouvernement et ministre d'Etat, Dimitris Tzanakopoulos dans une interview sur la chaîne ERT. "Notre objectif est de faire en sorte qu'en août 2018, la Grèce puisse se tenir avec autonomie sur les marchés financiers, et de pouvoir élargir notre champ de liberté pour l'exercice de politiques", a ajouté M. Tzanakopoulos. Le porte-parole a d'ailleurs exprimé sa conviction sur la réussite de la Grèce. "Les marchés et les forces politiques en Europe anticipent largement une issue positive" a affirmé M. Tzanakopoulos.

 

Tzanakopoulos: Définition du cadre de sortie de la Grèce des programmes d'adaptation budgétaire avant août 2018

Le porte-parole du gouvernement, Dimitris Tzanakopoulos, a souligné dans une interview à la chaîne de radio privée RealFM que "le cadre de sortie et le cadre de surveillance post-mémorandum de l'économie grecque seront finalisés dans le courant de cet été et avant août 2018". M. Tzanakopoulos a ajouté que toutes les dispositions législatives requises pour la matérialisation des préalables seront votées tôt en janvier, pour qui suive alors le rapport de conformité de la part des institutions et qu'il soit très vraisemblablement possible que la 3e évaluation soit clôturée à l'Eurogroupe du 22 janvier Dès lors, il reviendra au MES d'examiner la décision de l'Eurogroupe et de donner le feu vert final pour le décaissement des 5,5 milliards d'euros. Tout cela devrait avoir été achevé d'ici février.

 

Excédent primaire de 5,33 milliards d'euros en janvier-octobre 2017

Le budget de l'Etat a enregistré un excédent primaire de 5,331 milliards d'euros en janvier-octobre 2017, contre un excédent primaire de 4,859 milliards d'euros sur la même période de référence en 2016 et un objectif de 2,752 milliards d'euros. Selon des données sur l'exécution du budget vendredi, un excédent de 145 millions d'euros a été dégagé aussi pour le gouvernement central, contre un déficit de 342 millions d'euros sur la même période en 2016 et un objectif de déficit de 2,434 milliards d'euros (inscrit dans le rapport introductif du budget 2018) pour cette même période en 2017.

 

OCDE: Croissance de l'economie grecque de 1,4% en 2017 a 2,3% en 2018

L'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) table sur une accélération du rythme de croissance de l'économie grecque de 1,4% en 2017 a 2,3% en 2018, selon les données de son rapport sur les perspectives économiques de ses pays membres rendues publiques. L'OCDE, qui réitère ses positions sur la nécessité d'une nouvelle restructuration de la dette grecque, anticipe une croissance de 2% en 2019. La consommation privée et les investissements seront les moteurs de la relance, étant donné qu'ils réagiront positivement à une baisse de l'incertitude politique et à l'amélioration progressive de la conjoncture financière, alors que les exportations poursuivront leur cours ascendant, soutenues par la demande extérieure accrue. “L'amélioration de la compétitivité de la Grèce renforce les exportations de produits, alors que la relance mondiale soutient les recettes du tourisme”, souligne le texte.

 

Hausse de 6,9% des exportations vers les pays de l'UE, selon les exportateurs

Les exportations grecques conservent leur dynamique sur la période janvier-septembre 2017, malgré les problèmes qui continuent à perturber l'entrepreneuriat grec, avec une hausse importante vers les pays tiers. Ces conclusions résultent de l'analyse réalisée par la Fédération panhellénique des exportateurs (PSE) et le Centre de recherches et d'études à l'exportation (KEEM) sur base des données provisoires de l'Autorité statistique hellénique (ELSTAT). La valeur totale des exportations sur la période précitée, y compris les produits pétroliers, a augmenté de 13,3%, atteignant 20,82 milliards d'euros contre 18,37 milliards d'euros en 2016. Hors produits pétroliers, la hausse est de 5,9%, soit 799 millions d'euros, les exportations totalisant 14,25 milliards d'euros contre 13,46 milliards d'euros sur la même période de référence un an plus tôt. Les pays de destination des exportations grecques sont dans l'ordre, toujours sur cette même période, l'Italie, l'Allemagne, Chypre, la Turquie, la Bulgarie, le Liban, les Etats-Unis, le Royaume uni, la Roumanie et la France.

 

Les coefficients d'imposition élevés constituent un danger pour l'activité économique, selon le gouverneur de la BdG

Le gouverneur de la Banque de Grèce (BdG), Yannis Stournaras, a affirmé devant l'Union des armateurs grecs, qu'il reste encore des dangers à affronter malgré les prévisions positives sur la trajectoire de l'économie grecque, à savoir l'impact négatif - supérieur à celui escompté - des coefficients d'imposition élevés sur l'activité économique, ainsi que l'incertitude en ce qui concerne les conditions de financement du secteur public après la fin du programme actuel. Concernant l'apport du secteur maritime à l'économie grecque, M. Stournaras a souligné que les entrées provenant de la marine dans la balance des paiements enregistre une baisse depuis le 2e semestre de 2015, une tendance due avant tout aux restrictions sur les mouvements de capitaux et qui ne pourra par conséquent être renversée qu'avec la levée définitive de ces mesures. Plus précisément, en 2016, les recettes des services des transports maritimes ont compté seulement pour 23% des recettes totales de la balance des services et ont couvert 35% du déficit commercial, alors que les recettes nettes correspondaient à 29% de l’excédent sur la balance des services”, a affirmé M. Stournaras, tout en notant certes un rétablissement partiel vers la situation d’avant 2015 sur la période janvier-septembre 2017. Enfin, M. Stournaras a conclu en affirmant que pour que la Grèce puisse puiser des financements sur les marchés financiers sous des conditions durables après la fin du programme en août 2018, les autorités grecques doivent réaliser à temps la 4e (et dernière) évaluation, afin d’améliorer considérablement la notation de solvabilité du pays. M. Stournaras a ajouté que les partenaires européens devront - outre la spécification des mesures à moyen terme d'allègement de la dette -, en collaboration avec les autorités grecques, clarifier la forme du soutien à l’économie grecque après la fin du programme actuel.

 

La Grèce fait le premier pas dans une longue période de transition post-lignitique, a déclaré le ministre de l'Environnement, G. Stathakis

La Grèce fait aujourd'hui le premier pas dans une longue période de transition post-lignitique, qui devrait s'achever en 2032, avec l'utilisation exclusive d'unités lignitiques de nouvelle génération, à très faible empreinte carbone sur les émissions de CO2, a déclaré le ministre de l'Environnement et de l'énergie, Georges Stathakis, lors de l'évènement organisé à l'occasion de mise en œuvre de la "Plateforme pour les régions lignitiques en transition", à Strasbourg. L'objectif du gouvernement est de réaliser cette transition de manière à ce que les régions lignitiques constituent les modèles d'un nouveau schéma de développement, durable en termes environnemental et social, selon M. Stathakis. Le ministre de l'Environnement a souligné en outre les priorités de cette plateforme, à savoir, le renforcement de la diversité de la viabilité économique des régions lignitiques, l'implication concrète et active des communautés dans la détection et la gestion des problèmes auxquels font face les régions en transition, ainsi que la mise en forme d'un texte-type, qui codifiera les outils, politiques et moyens financiers pour le renforcement des actions prises et l'enregistrement de leurs perspectives d'expansion.

 

Deux nouveaux ouvrages d'un budget de 1,8 million d'euros en Sterea Ellada

Deux nouveaux grands ouvrages d'un budget total de 1,82 million d'euros débutent en Phocide (Sterea Ellada) pour la revalorisation et la modernisation du réseau routier. Selon la Région de Sterea Ellada (Grèce continentale), la première intervention d'un budget de 1,1 million d'euros concerne la modernisation intégrale de l'échangeur de Glyfada et les ouvrages de connexion de la RN Itéa-Antirrio avec la localité, qui mettront fin aux difficultés existantes de la circulation dans l'ensemble de la région. La deuxième intervention d'un budget de 720.000 euros concerne les ouvrages pour la modernisation de la nouvelle RN Itéa-Antirrio à la hauteur de Galaxidi. "Nous fermons les +plaies+ des routes et de notre quotidien", a affirmé le chef de Région, Costas Bakoyannis.

 

Hausse de 13% des exportations grecques pour janvier-octobre 2017

La valeur des ventes à l'exportation a augmenté de 13% sur la période de janvier à octobre 2017, selon les données de l'ELSTAT. L'entrée de l'économie grecque dans une phase de stabilisation a favorisé largement l'effort d'exportation des entreprises grecques dans la promotion de leurs produits sur les marchés étrangers, d'après les estimations de l'Association hellénique des exportateurs (PSE). Plus précisément, selon une analyse de la PSE et du Centre de recherche sur les exportations (KEEM) des données de l'ESTAT, en octobre 2017, la valeur totale des exportations -produits pétroliers inclus- a augmenté de 8,6%, touchant les 2,49 milliards d'euros, contre les 2,29 milliards en octobre 2016. Sur la période de janvier à octobre 2017, le montant total des exportations a atteint les 23,61 milliards d'euros, marquant une hausse de 13% comparé aux 20,89 milliards sur la même période en 2016. La PSE a indiqué que les exportations grecques évoluent positivement, et que la réalisation à temps des négociations avec les institutions européennes pour la troisième évaluation en combinaison avec les perspectives favorables de l'économie européenne, mettent en place les conditions préalables pour une croissance supplémentaire des exportations dans les années à venir.

 

Stathakis: Avec EastMed, la Grèce devient pour la première fois un producteur potentiel de gaz naturel

Aujourd'hui, six mois après la première rencontre des quatre ministres - de Chypre, d'Israël, de Grèce et d'Italie - en présence du commissaire européen à l'Energie, nous sommes passés au deuxième pas important avec la signature du "mémorandum de compréhension" pour le pipeline EastMed, un très grand programme d'importance stratégique pour l'Europe et pour la Grèce, a déclaré le ministre de l'Environnement et de l'Energie, Georges Stathakis. S'exprimant à l'ANA après la signature du mémorandum, M. Stathakis a souligné que EastMed revêt pour la Grèce une grande importance, du fait que "le pays, pour la première fois après la signature de l'accord avec Total pour le bloc à l'Ouest de Corfou et après le lancement de l'appel d'offres pour le Sud-Ouest de la Crète et une autre région de la mer Ionienne, entre pour la première fois sur la carte en tant que producteur potentiel de gaz naturel, dans la production de gaz dans l'ensemble de la région". Concernant le pipeline, le ministre a dit que le dernier pas sera la prochaine rencontre ministérielle, qui aura lieu en Grèce et dans le cadre de laquelle sera parachevé l'accord intergouvernemental, qui donnera le plein soutien politique des quatre pays à l'achèvement de l'ouvrage. M. Stathakis a rappelé que le gazoduc transportera le gaz, de là où il a été prouvé qu'il existe (Israël et Chypre), vers la Grèce, l'Italie et les pays de l'Europe. La Grèce "se transforme en ce moment en un carrefour très important pour le gaz naturel et cela, outre le très grand volet des investissements crée en même temps des possibilités immenses de développement économique. Sur la base de l'accord signé à Corfou et avec l'appel d'offres qui sera bientôt achevé pour les deux très grands gisements qui semblent exister, la perspective est que le stade de la recherche soit achevé dans 3-4 ans. Interrogé enfin sur la question de la délimitation de la Zone économique exclusive (ZEE) avec Chypre et l'Egypte, le ministre a indiqué que "la délimitation définitive de la ZEE s'impose, et je crois que nous progresserons très prochainement. Les différends sont petits à mon avis, et nous pouvons en finir avec la délimitation très prochainement".

 

LES REFUGIES

 

1.681 rapatriements de ressortissants étrangers en novembre

La Police hellénique (ELAS) a pris en charge le rapatriement de 1.681 ressortissants étrangers au total en novembre. Ces retours se sont effectués grâce à des programmes d'accords volontaires de rapatriement de l'Organisation internationale des migrations, ainsi que les directives de retours obligatoires et volontaires. 1.099 retours ont été effectués vers l'Albanie, 185 au Pakistan, 76 en Irak, 63 en Géorgie, 50 en Algérie, 24 en Afghanistan et 19 en Turquie. Depuis le début de 2017, 17.684 personnes ont été reconduits vers leurs pays d'origine.

 

Financement extraordinaire de 790.000 euros pour les hôpitaux des îles de l'Egée reçevant les flux migratoires

Un financement extraordinaire de 790.000 euros pour les hôpitaux des îles de l'Egée qui reçoivent les vagues des flux migratoires a été approuvé par le ministère de la Santé. Cette initiative résulte des conditions spéciales dans lesquelles fonctionnent les services de santé publics dans les îles concernées, ainsi que des coûts de fonctionnement que les hôpitaux sont appelés à couvrir, par leurs propres ressources, pour des soins offerts aux catégories spéciales de patients non-assurés, qui ne sont pas couverts par l'Organisation nationale des services de santé (EOPYY).

 

 

 

POLITIQUE INTERNATIONALE

 

 

Pavlopoulos: Le traité de Lausanne n'est pas négociable, pas de révision ni d'actualisation

Le traité de Lausanne n'est pas négociable, a affirmé le président de la République, Prokopis Pavlopoulos, en s'adressant à son homologue turc, Recep Tayyip Erdogan, lors de leur rencontre à Athènes, en tranchant que le traité en question n'a besoin ni de révision ni d'actualisation. Plus tôt, M. Pavlopoulos avait souligné le besoin d'un respect sincère du droit international et de l'acquis communautaire, un devoir qu'ont à respecter tant les Etats membres de l'UE que les pays candidats à l'adhésion. M. Pavlopoulos a assuré de la volonté que cette visite du président turc en Grèce, la première depuis 65 ans, reste historique pour les relations des deux peuples et pour la région, mais également pour l'optique européenne de la Turquie que "nous, Grecs, favorisons", avec la conviction que la marche européenne sera au profit du peuple turc. "Nous sommes ici pour vous serrer la main, créer un +pont+ d'amitié, nous sommes prêts à être la « porte et la fenêtre » de la Turquie vers l'UE", a ajouté le chef de l'Etat. Toutefois, a-t-il complété, il est "évident" que pour atteindre ces objectifs, mais aussi en raison à la fois de l'histoire de la Grèce et de sa qualité d'Etat membre de l'UE, le préalable est le respect entier et sincère de tout le droit international (...) ainsi que de l'acquis européen, des préalables évidents pour les Etats membres de l'UE, mais aussi pour chaque membre candidat à l'UE". M. Pavlopoulos, qui a noté que "les bons comptes font les bons amis", a souligné que tout différend ne peut être résolu que par la voie pacifique et sur la base du droit international, alors qu'à propos de la crise migratoire, il a demandé l'application sincère de l'accord euro-turc, du fait que les valeurs fondamentales sont la justice et l'humanisme. De son côté, M. Erdogan a soutenu qu'il existe certains points en suspens dans le traité de Lausanne, qui ne sont pas compris correctement, en disant qu'il s'agit d'un accord signé il y a 94 ans pas seulement entre la Grèce et la Turquie. M. Erdogan a ajouté que la protection des "citoyens d'origine turque" en Thrace constitue pour la Turquie une priorité suprême. En réponse à ces allégations, M. Pavlopoulos a souligné - en mettant en avant aussi sa qualité d'universitaire - que les traités n'ont pas besoin de révision ni d'actualisation. L'interprétation du droit est celle qui pernet l'adaptation aux données modernes, et de cette façon sont évités aussi des termes qui prêtent à confusion. Le traité de Lausanne établit qu'il existe en Grèce une minorité musulmane, dont les droits sont entièrement respectés, a insisté M. Pavlopoulos, qui a rappelé à cette occasion la rencontre "historique" Eleftherios Vénizélos - Kemal Ataturk - Ismet Inonu, qui est "restée historique parce qu'elle a respecté le socle sur lequel repose notre amitié, qui n'est autre que le traité de Lausanne". "C'est là la base" qui doit soutenir l'amitié des deux peuples et la relation des deux pays à l'avenir. "Ce Traité est pour la Grèce non négociable", de plus "il ne présente pas de lacunes, il n'a besoin ni de révision, ni d'actualisation", a dit M. Pavlopoulos, "il vaut en l'état, il ne laisse aucune marge à des « zones grises », il règle les questions avec les minorités correspondantes, en établissant qu'il existe en Grèce une minorité religieuse musulmane, dont les droits sont absolument respectés".

 

Tsipras: Ouvrons un nouveau chapitre dans les relations de nos deux peuples

Le traité de Lausanne est la pierre angulaire dans les relations Grèce-Turquie, a affirmé le premier ministre, Alexis Tsipras, lors des déclarations communes avec le président turc, Recep Tayyip Erdogan, au Palais Maximou à Athènes. M. Tsipras a souligné l'importance de renforcer les créneaux de communication entre les deux pays, saluant cette visite histori-que et l'initiative du président de la République, Prokopis Pavlopoulos, d'inviter son homologue turc, en tranchant que le gouvernement grec connait bien les problèmes qui séparent la Grèce et la Turquie. Par ailleurs, M. Tsipras a demandé la fin des infractions et violations aéronavales turques en Egée, alors qu'il a noté que la menace de casus belli de la Turquie contre la Grèce ne sied pas au bon climat entre les deux pays. M. Tsipras a plaidé également pour une République chypriote fédérale réunifiée, sans garanties ni troupes étrangères, où Chypriotes grecs et Chypriotes turcs vivront en sécurité. "Cette solution devra reposer sur le cadre posé par le SG de l'ONU", a ajouté le premier ministre, en exprimant l'espoir que toutes les parties, et la Turquie, contribueront à ce que les concertations sur la question chypriote reprennent rapidement. Concernant la Thrace, M. Tsipras a tranché que "les questions concernant les réformes nécessaires en Grèce, qui concernent les citoyens grecs, ne sont pas des questions de négociation entre deux Etats", en répondant à ce qu'a affirmé M. Erdogan au sujet de la minorité musulmane de Thrace. "La minorité musulmane de Thrace, mais aussi la minorité grecque en Turquie, doivent constituer un levier de rapprochement entre les deux pays, nous rapprocher. Notre gouvernement a une attention particulière pour les citoyens musulmans grecs et une sensibilité particulière à tout genre de minorité, à la fois religieuse", a-t-il ajouté. Enfin, M. Tsipras a fait part de la proposition du gouvernement grec de mettre à profit le momentum actuel de l'économie grecque et de la sortie du pays des mémorandums pour ouvrir un nouveau chapitre dans les relations gréco-turques, qui ne reposeront plus sur la suspicion mutuelle, mais sur le respect mutuel et la solidarité. M. Tsipras a dit espérer que la partie turque acceptera cette proposition, sans quoi cela s'avèrera être aux dépens des deux peuples, des relations gréco-turques et des relations euroturques.

 

Erdogan: Les pas réalisés sont importants

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, s'est dit heureux d'effectuer, après 65 ans, une visite d'un chef d'Etat turc en Grèce, même s'il a rappelé avoir déjà visité la Grèce en ayant à l'époque les fonctions de premier ministre. "Les pas que nous avons réalisés sont importants, nous avons abordé aussi des questions, telles que le Conseil suprême de coopération, qui a eu lieu sous ma présidence", a affirmé M. Erdogan. Concernant le terrorisme, M. Erdogan a dit que son pays mène un grand combat contre des gangs sanguinaires, "la lutte antiterroriste est une question que connaît bien la Grèce" et nous reconnaissons, a-t-il dit, "le soutien que la Grèce nous a apporté dans cette question". Toujours à ce sujet, M. Erdogan a indiqué que "les putchistes peuvent être rendus à la Turquie, qui est un pays qui a aboli la peine de mort, où il n'y a pas la torture, et j'espère que la justice grcque nous entendra sur cette question". Par ailleurs, M. Erdogan a assuré que la Turquie "ne convoite pas l'intégrité territoriale d'aucun pays et d'aucun pays voisin", en soutenant que "nous n'avons pas de problèmes avec des questions de liberté de culte, mais il existe des questions en Thrace occidentale". "Le traité de Lausanne est un traité signé par 11 pays. Le Traité n'a de dispositions que pour l'Egée? Il n'y a rien pour le statut qui régit les deux minorités? En Thrace occidentale, nous avons une minorité musulmane et nous pensons qu'il peut y avait de nouvelles pensées sur cette question", a soutenu M. Erdogan, qui a fait état aussi d'un "fossé économique" en Thrace occidentale, lorsque le revenu par habitant en Grèce est de 15.000 euros et en Thrace occidentale de 2.000 à 2.500 euros. Concernant la question chypriote, M. Erdogan a dit souhaiter une solution permanente et viable, en rappelant que "nous sommes les mères patries et les forces garantes". "C'est ce que veut aussi la partie grecque, mais il existe des questions de dernière minute qui sont posées, qui peuvent être considérées comme des échappatoires pour ne pas aboutir quelque part". Enfin, M. Erdogan a soutenu que "les questions de l'Egée sont épineuses, mais peuvent être réglées avec des concertations". "Nous devons regarder la partie remplie du verre. Avancer et faire des pas stables (en avant)", a-t-il dit.

 

Ouvrons de nouvelles pages au profit à la fois des deux pays, selon le ministre turc des Affaires européennes

Faisons de l'Egée un lac de paix, surmontons les problèmes et ouvrons de nouvelles pages au profit à la fois des deux pays, a proposé dans une déclaration à l'ANA le ministre turc des Affaires européennes, Omer Celik, qui a participé à un dîner de convivialité de journalistes grecs et turcs organisé par l'ANA et l'agence Anadolu. "Il s'agit d'une visite historique 65 après (la précédente d'un président turc). Comme nous le voyons très clairement, nous pouvons parler ouvertement entre nous, sur tout, avec la Grèce", a indiqué M. Celik, en insistant sur le fait que "les deux pays sont voisins et nous devons faire avancer nos relations bilatérales". "Dans les contacts qui ont eu lieu aujourd'hui entre le président (turc) et M. Tsipras, tout a été discuté amicalement et très ouvertement. Entre nous, il existe des problèmes, il existe toutefois aussi la volonté de les régler, et cela exprime aussi un regard positif sur l'avenir", a-t-il ajouté.

 

Anastassiadis: Le règlement de la question chypriote sera la réforme la plus importante

Le président de chypriote, Nicos Anastassiadis, a parlé des "résultats économiques et des actions de Chypre pour sortir du mémorandum, ainsi que des objectifs du pays pour l’ère post-mémorandum", dans un discours au Palais de Musique dans le cadre de la manifestation "Chypre apres la crise" organisée par l’organisme de recherche indépendant à but non lucratif diaNEOsis. “En mai 2011m Chypre s’est retrouvé hors marchés, ayant subi 22 révisions à la baisse de la note de solvabilité de la part des agences internationales. Les réserves de l’Etat ne suffisaient que pour 30 jours, des entreprises fermaient, il y avait de l’insécurité économique et le chômage s'est envolé de 3% avant la crise à 16% tout juste après", a déclaré le président chypriote pour illustrer la situation dans laquelle s’est retrouvé son pays. "Durant la crise", a poursuivi M. Anastassiadis, "beaucoup ont cru que Chypre est destinée à vivre dans la grande récession et que le pays devrait sortir de l’euro". De ce fait, la réforme des finances publiques, la stabilisation du système bancaire, le fait d’attirer des investissements, l’harmonisation du dispositif social ont été certaines démarches prises par le gouvernement chypriote pour sortir du mémorandum et pour en éviter un deuxième voire même un troisième, a expliqué M. Anastassiadis. "L'économie est dans une voie stable de croissance économique pour une troisième année d'afilée", a poursuivi le président chypriote, ajoutant que le gouvernement a lancé des réformes pour rendre l’Etat plus amical pour les citoyens via la modernisation des services publics. M. Anastassiadis a en outre affirmé que le secteur privé a joué un rôle considérable dans le redressement de l’économie chypriote, mentionnant que le gouvernement a mené une politique de promotion des incitations fiscales, de suppression des impôts (comme la taxe correspondant à l’ENFIA grec), ainsi que des abattements fiscaux pour les nouveaux investissements dans l'objectif d'en attirer davantage. Concernant la position géostratégique du pays, le président chypriote s’est référé au règlement de la question chypriote et à l’exploitation de ses richesses énergétiques. Sur la question chypriote, M. Anastassiadis a souligné que "le règlement de la question chypriote sera la réforme la plus importante et renforcera géostrategiquement" le rôle de Chypre.  En référence à l’échec de la réunion à Crans Montana, le président chypriote a affirmé que "durant les négociations, la Turquie n’a changé ni sa position, ni son attitude, ce qui a entraîné l'effondrement des négociations". Cependant, M. Anastassiadis a indiqué être ouvert à de nouvelles négociations, expliquant qu’il faut que la Turquie "comprenne qu’un Etat indépendant ne peut pas demeurer en situation d’otage" et avant de souligner que le destin de Chypre doit être défini par les Chypriotes grecs et les Chypriotes turcs.

 

Nous demandons le soutien et l'aide de la Grèce, selon le premier ministre de la FYROM

Le premier ministre de la FYROM, Zoran Zaev, est prêt à construire un "pont" d'amitié avec la Grèce, afin d'établir une confiance mutuelle et faciliter la recherche d'une solution au sujet de la question du nom, comme il l'a déclaré dans une interview exclusive à l'ANA. M. Zaev a dit ouvertement solliciter "le soutien et l'aide des citoyens grecs et, bien sûr, des institutions, du gouvernement grec, de l'opposition et du Parlement grec". Reconnaissant que la question de l'appellation est "un sujet sensible et pas du tout facile ni pour les hommes politiques grecs", M. Zaev a souligné sa volonté d'"essayer de se comprendre l'un et l'autre et d'encourager la recherche d'une solution, laquelle sera acceptable à la fois par les deux parties". En définitive, M. Zaev a proposé "de nous intéresser à notre avenir plutôt qu'à notre passé". Pour la FYROM, il n'y a pas d'autre alternative que l'UE et l'OTAN, a affirmé par ailleurs M. Zaev, et souligné que son gouvernement de tout juste 6 mois fait d'énormes efforts pour des réformes fondamentales, surtout dans la justice, l'administration publique et l'éducation, alors qu'en ce qui concerne les relations extérieures, la priorité est donnée à l'amélioration des relations avec les Etats voisins.

 

Interview Pyatt à l'ANA: La Grèce est un carrefour énergétique européen, un pilier de stabilité

L’ambassadeur des Etats-Unis en Grèce, Geoffrey Pyatt, a affirmé que le président américain, Donald Trump, a fait part au premier ministre, Alexis Tsipras, lors de sa récente visite aux Etats-Unis, d’un “message clair concernant le soutien des Etats-Unis au redressement économique de la Grèce, l’estime des Etats-Unis pour les réformes difficiles qui ont été accomplies et un message d’engagement continu des Etats-Unis”, lors d’une interview exclusive à l’ANA dans le cadre de sa visite au siège de l’Agence.  En outre, l’ambassadeur américain a présenté en détail les "pas" qui illustrent, "le rôle émergent de la Grèce comme carrefour énergétique européen, ainsi que la convergence de l'agenda américain de diplomatie énergétique en Europe avec l'œuvre conduite par M. Tsipras et le gouvernement grec". En référence à la présence croissante d’entreprises américaines dans le secteur du tourisme grec, M. Pyatt a dûment souligné dans son interview à l'ANA, que "la Grèce est un pays sûr" pour les touristes américains. "Les Etats-Unis voient la Grèce comme un pilier de stabilité dans la région", a affirmé M. Pyatt, saluant enfin "le rôle important" que joue le pays dans les Balkans occidentaux, ainsi que les accords avec Israël, Chypre, l'Egypte, etc., soulignant la contribution positive du ministre des AE, Nicos Kotzias, dans cette voie.

 

F.Gennimata: Forte inquiètude pour la paix au M.Orient à l'occasion de la décision Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël

La chef de file du Rassemblement démocratique, Fofi Gennimata, a exprimé son inquiétude sur les dangers que génèrera au Proche-Orient la décision du président des Etats-Unis, Donald Trump, de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël.  A ce sujet, Mme Gennimata a demandé au gouvernement grec de condamner cette décision. La décision du président des Etats-Unis "anticipe le statut de la ville comme capitale uniquement d'Israël", tandis qu'elle transgresse les résolutions du Conseil de sécurité pour "une solution de deux Etats" et "dédaigne l'avis de la communauté internationale, qui s'est positionnée contre cette décision" a souligné Mme Gennimata. En outre, Mme Gennimata a dit espérer que "la logique primera au dernier moment et cette décision ne sera pas matérialisée".

 

M. Pavlopoulos s'entretient avec le premier ministre de l'Etat de Victoria

Le président de la République, Prokopis Pavlopoulos, a reçu le premier ministre de l'Etat de Victoria, Daniel Andrews, qu'il a remercié, entre autres, pour le soutien de l'Australie aux efforts de la Grèce pour la restitution des frises du Parthénon. "La raison pour laquelle nous revendiquons les frises du Parthénon, c'est parce que le Parthénon a une unicité à l'échelle mondiale. C'est le berceau de la civilisation occidentale et européenne, bien sûr. Par conséquent, ce berceau de la civilisation doit avoir tous ses éléments qui existent pour rayonner sa grandeur, pour laquelle il est destiné à travers l'histoire. C'est tout justement parce qu'il a cette unicité, c'est pourquoi nous demandons que ces +Marbres+, comme nous avons l'habitude de les appeler, reviennent. Nous n'avons pas demandé de nombreuses autres choses à d'autres musées, parce qu'il n'y a pas cette unicité", a affirmé M. Pavlopoulos. De son côté, M. Andrews s'est dit heureux de visiter le berceau de la civilisation et de nombreuses pratiques adoptées par la culture occidentale, transmettant aussi à cette occasion les salutations de la communauté grecque de Melbourne, la plus grande ville grecque en Australie.

 

TOURISME CULTURE ET VIE QUOTIDIENNE

 

La ministre du Tourisme, El. Koundoura optimiste pour le tourisme grec en 2018. Le projet de loi relaitf au tourisme a été réalisé

La ministre du Tourisme, Elena Koundoura, a indiqué dans son interview au journal Naftemporiki que les premiers messages pour le tourisme grec en 2018 s'annoncent positifs. Mme Koundoura a souligné que les pré-réservations ont commencé avec une hausse de 10%. La ministre du Tourisme a d'ailleurs rappelé que les arrivés internationales en 2017 ont dépassé les 30 millions, marquant ainsi des recettes historiques. Mme Koundoura a ajouté en outre que le projet de loi concernant l'ajustement de quelques points du secteur touristique s'est réalisé, et sera rapidement envoyé en concertation.  Concernant la modernisation du secteur, la ministre a souligné que 254 nouvelles propositions d'investissement touristique d'environ 1 milliard d'euros, ont été déposées dans la loi de développement. L'objectif est de faire de la Grèce une destination touristique mondiale 365 jours par an, a souligné Mme Koundoura, expliquant que c'est dans cette direction que la période touristique s'est étendue, que les marchés traditionnels se sont renforcés et que de nouveaux ont été acquis, comme le Moyen Orient, la Chine, la Corée du Sud et l'Inde.

 

Mme Kountoura au Forum de la CCI France Grèce: Forte hausse des touristes français en Grèce en 2017

La ministre du Tourisme, Elena Kountoura, s’est exprimée sur les opportunités importantes de création de nouveaux partenariats et d’investissements, lors de la 2e édition du Forum "Tourisme: Secteur stratégique de croissance", organisé à Athènes par la Chambre de commerce franco-hellénique. La Grèce et la France sont liées par des relations d’amitié, de confiance et une longue coopération à tous les niveaux, a affirmé la ministre. Selon M. Kountoura, le flux de touristes français en Grèce a augmenté de 10% en 2017 en glissement annuel. Jusqu'à la fin de l’année, le nombre d’arrivées dépassera 1,9 million, a ajouté la ministre. Au total, au cours de ces trois dernières années, le pays a enregistré une hausse de 30% pour le tourisme en provenance de France, ce qui correspond à 500.000 arrivées supplémentaires. Par ailleurs, la ministre s’est référée à la hausse considérable des investissements dans le tourisme au cours des deux dernières années et du bon climat dans les collaborations dans le secteur touristique et l’entreprenariat. Mme Koundoura a annoncé qu’il y a eu 300 propositions d’investissements dans le tourisme, dont 254 ont été intégrées dans la loi sur les investissements et se répartissent dans toute la Grèce. De son côté, l'Office hellénique de Tourisme (EOT) a réalisé un programme dynamique de promotion du pays à l’international, notamment par sa présence aux forums et salons touristiques, sur les plateformes numériques, par la publicité et par une liste d’activités promotionnelles. Mme Kountoura a conclu son intervention sur les efforts systématiques qui ont conduit au renforcement des ouvertures du tourisme grec, à travers la représentation institutionnelle active au sein d’organismes internationaux, la participation à des réunions de haut niveau pour le tourisme, ainsi que l’organisation de conférences internationales en Grèce. Pour sa part, la Fédération des entreprises touristiques grecques (SETE) note, comme atouts comparatifs de la Grèce, l’agrotourisme et le développement de produits de qualité, "la gastronomie et l’expérience du vécu". Enfin, le DG de Temes, Stéphanos Théodoridis, a indiqué que l’hôtel Costa Navarino matérialise déjà dans les actes l'allongement de la saison touristique à 10 mois, alors que pour 2018-2019, ses installations hôtelières seront ouvertes durant toute l’année. De plus, il a insisté sur la nouvelle vague touristique venant de Chine, qui devra dépasser les 1,5 millions dans les années à venir. De plus, M. Théodoridis a parlé de la nouvelle donne dans le tourisme mondial par l'afflux des touristes chinois, prévoyant pour la Grèce la venue dans les prochaines années de plus de 1,5 million de touristes chinois.

 

Mme Koundoura invite les investisseurs internationaux à investir dans le tourisme grec

La ministre du Tourisme, Elena Koundoura, a invité les investisseurs internationaux à exploiter les nouvelles opportunités qu'offre la Grèce et à investir dans le tourisme, secteur en croissance galopante, lors de son intervention au 19ème forum Capital Link Invest in Greece, coorganisé avec la Bourse de New York et des banques d'investissement et organismes internationaux, à New York.  La ministre s'est référée aux conditions de stabilité et de croissance de l'économie grecque, garanties par le gouvernement grec, grâce à une forte volonté politique et un plan de croissance spécifique, en évoquant aussi l'environnement attractif et propice à l'investissement du pays. Après avoir rappelé la ligne directrice de la politique touristique grecque, celle de destination touristique 365 jours par an, Mme Koundoura a souligné que la Grèce renforce son rôle institutionnel dans les centres de décision internationaux sur le tourisme, coopère étroitement avec l'Organisme mondial du tourisme (OMT) et renforce sa présence et sa position en tant que destination attractive de tourisme et d'investissement. Concernant le marché américain, la ministre du Tourisme a affirmé, que les arrivés en Grèce ont doublé ces trois dernières années. Elle a aussi évoqué l'amélioration de la connectivité et des vols directs entre les Etats-Unis et la Grèce, ainsi que des relations bilatérales avec des investisseurs américains intéressés dans les opportunités d'activité touristique et de real estate qu'offre le marché grec.

 

EasyJet investit en Grèce avec 7 nouvelles destinations en été 2018

La compagnie aérienne easyJet continue à investir en Grèce, avec 7 nouvelles destinations, commençant en juin 2018 par des vols hebdomadaires de Volos à Gatwick, Londres. EasyJet offre aux passagers grecs encore plus de destinations à prix abordables, et avec des nouveaux itinéraires liant Athènes à 11 destinations européennes: Berlin (Schönefeld), Bristol, Edinburgh, Genève, Hambourg, Londres (Gatwick), Manchester, Milan (Malpensa), Naples et Paris (Orly). En outre, la compagnie aérienne a atteint un nombre record de voyageurs arrivés et partis de la Grèce ces derniers 12 mois, comptant plus de 2,5 millions de passagers, marquant ainsi une hausse considérable de 7,2% par rapport à l'année précédente.

 

Cette année encore, le sapin de Noël des Médecins du Monde sera fait de boites de lait

Pour la 8e année consécutive, les Médecins du Monde ont décoré un sapin de Noël fait à partir de boîtes de lait. L’événement a eu lieu le vendredi 15 décembre aux Propylées au centre d'Athènes, et son objectif principal est de réunir du lait concentré pour les enfants qui en ont besoin. Une collecte d’aliments de longue durée de conservation et de médicaments est également organisée.  Les Scouts grecs sont aussi aux côtés des Médecins du Monde, tandis que des manifestations artistiques ont  lieu autour du sapin, afin de divertir petits et grands. Enfin, un magasin des MdM vend des produits de Noël, toujours aux Propylées, du 8 décembre au 7 janvier.

 

Les sacs plastiques aux supermarchés ne seront plus gratuits à partir du 1/1/2018

L'Organisme grec du recyclage a annoncé que les sacs plastiques ne seront plus livrés gratuitement par les supermarchés et les commerces grecs à partir du 1er janvier 2018. L'organisme a d'ailleurs indiqué que l'achat des sacs plastiques prendra la forme de contribution à l'environnement, sous forme de financement aux initiatives de sensibilisation des citoyens aux questions environnementales. Il rappelle aussi qu'en 2015, en Grèce, la consommation annuelle de sacs plastiques s'est située entre 242 et 353 unités par personne, tandis qu'en 2010, 98,6 milliards de sacs ont été utilisées au total en Europe.  Notons que l'Union Européenne avait adopté une directive dans l'objectif de limiter la consommation à 90 sacs plastiques par personne jusqu'en 2019, et pour 40 pays jusqu'en 2025. C'est dans ce cadre que la Grèce a créé ce cadre législatif relatif.

 

Le Musée Archéologique National présente à partir du 15 décembre la promenade virtuelle "Hadrien et Adinoos: une rencontre19 siècles plus tard"

Le Musée archéologique national invite ses visiteurs à partir du 15 décembre, à une promenade virtuelle dans l'univers d'Hadrien et Adinoos, entre Athènes et le sanctuaire des divinités égyptiennes à Marathon. Jusqu'en février 2018, des archéologues recevront les visiteurs du Musée dans une promenade exceptionnelle, visant à "déplier" la renaissance spirituelle de la culture hellénique du temps de l'empereur philhellène.  La "promenade" s’organise dans le cadre du projet "Musée caché" du Musée archéologique national, qui met en lumière des antiquités du monde des réserves du musée. L'exposition en question, s'intéresse cette fois-ci à l'empereur Hadrien et à Adinoos, à travers une présentation d'œuvres qui sera accessible au public jusqu'au 4 mars. L'exposition en question entre dans le cadre plus général de l'exposition du musée archéologique "Hadrien et Athènes. Dialoguant avec un monde virtuel", qui durera un an.

 

Visite virtuelle de Delphes via l’application "EasyGuideApp Delphes"

L’Ecole française d’Athènes (EfA) et l’Ephorie des Antiquités de Phocide ont mis au point un guide numérique du site de Delphes, en collaboration avec la société APT Information Systems. Il s’agit d’une visite virtuelle audio et vidéo agrémentée de textes, d’images et d’animations 3D. Une navigation GPS est proposée à l’utilisateur, lorsque celui-ci se trouve sur le site archéologique. Disponible en trois langues (français, anglais, grec), l’application "EasyGuideApp Delphes" est téléchargeable gratuitement en versions android et IOS.

 

La musique grecque populaire Rebétiko inscrite sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l'Unesco

Le Comité intergouvernemental de la Convention pour la protection et la sauvegarde du patrimoine culturel (Unesco 2003) a approuvé l'entrée de la musique grecque populaire "rebétiko" dans la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité de l'Unesco, lors de sa 12e session annuelle, qui s'est tenue du 4 au 9 décembre en Corée.

 

George Petrou nominé pour le Grammy du meilleur enregistrement d'opéra

Un des meilleurs chefs d'orchestre grecs, George Petrou, est nominé pour le prix Grammy dans la catégorie "Meilleur enregistrement d'opéra" pour sa performance d'"Ottone" de Handel. L'enregistrement avait été effectué pour la DECCA avec l'orchestre italien "Il Pomo d'Oro". La cérémonie de la 60e édition des Grammys se tiendra le dimanche 28 janvier au Madison Square Garden à New York. George Petrou connait une carrière internationale extraordinaire, comptant des performances dans des théâtres et centres symphoniques les plus prestigieux, ainsi que des collaborations avec de célèbres orchestres. Depuis septembre 2012, il est le directeur artistique de la Camerata-Orchestre des Amis de la musique. C'est sous sa direction que l'ensemble "Armonia Atenea" est devenu un des plus importants représentants de la culture musicale contemporaine grecque à l'entrager. George Petrou est pour la première fois nominé pour le prix Grammy, mais compte déjà à son actif plusieurs récompenses de renom. Il a été d'ailleurs décoré du titre d'honneur Associate (ARAM) par l'Académie royale de Londres, ainsi que de la médaille de Chevalier des Arts et des Lettres par le gouvernement français.

 

“Instantanés cycladiques. Des hommes et des monuments” à la Villa Ilissia - Musée byzantin et chrétien d’Athènes

L’exposition “Instantanés cycladiques. Des hommes et des monuments” est organisée jusqu’au 28 février à la Villa Ilissia - Musée byzantin et chrétien d’Athènes par l’Ephorie des Antiquités des Cyclades, en collaboration avec l’Ecole française d'Athènes et le Musée byzantin et chrétien. L’exposition archéologique fait la composition d’”instantanés” ayant pour protagonistes des personnes qui ont travaillé pour découvrir, protéger et faire connaître les richesses archéologiques et culturelles uniques des Cyclades depuis la fin du XIXe s. à aujourd’hui. L’exposition comprend des objets archéologiques des îles, la plupart présentés pour la première fois au public.

 

Le directeur technique national de la Fédération française de rugby en visite en Grèce

Le directeur technique national de la Fédération française de rugby, Didier Retière, est venu en visite en Grèce. Durant son séjour, M. Retière a  assisté à un tournoi de rugby et a eu des entretiens en vue d’étudier le développement de ce sport en Grèce, en perspective des prochains Jeux olympiques et de la Coupe du monde de rugby organisée en France en 2023. La Fédération française de rugby est engagée dans un partenariat avec la Fédération grecque pour renforcer la pratique de ce sport dans le pays. Dans ce contexte, M. Retière a donné une conférence de presse à la Résidence de France en présence du président de la Fédération grecque de handball, Costas Gantis. M. Retière a été nommé directeur technique national (DTN) en octobre 2014 en remplacement de Jean-Claude Skrela. Auparavant, il était DTN adjoint et a notamment entraîné les sélections nationales des moins de 19 et moins de 21 ans (2001-2007), alors qu’il a été entraîneur adjoint du XV de France (2007-2011).