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Informations nationales

 

Novembre 2018

                                                                    

 

POLITIQUE INTERIEURE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Relations Etat-Eglise

 

Tsipras: Accord historique de rationalisation des relations Eglise-Etat

"Nous nous trouvons aujourd'hui devant un cadre d'accord de caractère historique au profit à la fois des deux parties", a annoncé le premier ministre, Alexis Tsipras, dans des déclarations communes avec l'archevêque d'Athènes et primat de Grèce, Iéronymos, à l'issue d'une rencontre au Palais Maximou consacrée à la question des relations Eglise-Etat. Selon le communiqué commun auquel ont abouti le premier ministre et l'archevêque et qui a été lu par M. Tsipras, "notre but est de poser le cadre de règlement et de solution de questions historiques en suspens, mais aussi de renforcer l'autonomie de l'Eglise de Grèce vis-à-vis de l'Etat grec, en reconnaissant son offre et son rôle historiques dans la naissane et le façonnement de son identité". Le communiqué commun Eglise-Etat rend compte tant du résultat du dialogue entre les deux parties à ce jour, que des dispositions dans le cadre desquelles les deux parties entendent évoluer à l'avenir, dans la mesure où le Saint Synode et le Conseil des ministres l'approuvent. "L'Etat grec et l'Eglise de Grèce décident la création d'un Fonds de mise en valeur du patrimoine ecclésiastique (...) Ce Fonds sera dirigé par un c.a. de cinq membres. Deux membres du Fonds seront désignés par l'Eglise de Grèce, deux seront désignés par le gouvernement grec, alors qu'un membre sera désigné en commun. Le Fonds de mise en valeur du patrimoine ecclésiastique se chargera de la gestion et de la mise en valeur des biens de patrimoine déjà controversés depuis 1952 et à ce jour entre l'Etat grec et l'Eglise de Grèce, mais également de tout bien de fortune de l'Eglise qu'elle souhaiterait elle-même volontairement céder au dit Fonds en vue de sa mise en valeur". "Aujourd'hui, nous tentons de faire un pas historique au profit de l'Eglise et de l'Etat", a souligné le premier ministre. M. Tsipras a assuré M. Iéronymos que la révision constitutionnelle prochaine, et en particulier les changements concernant l'article 3, a pour objet de revaloriser le rôle distinct de l'Eglise, en renforçant son autonomie et en reconnaissant son apport important dans la naissance et le façonnement de l'identité de l'Etat grec. La déclaration de principe de la neutralité religieuse de l'Etat grec garantit d'une part les rôles distincts entre l'Etat et l'Eglise et, d'autre part, garantit leur coopération mutuelle dans les questions d'intérêt commun, a expliqué M. Tsipras, en disant que ce principe ne vient de toute évidence aucunement en contradiction avec les traditions centenaires du peuple grec, ni bien sûr ne donne de crédit à des informations mensongères divulguées par certains au cours de ces derniers jours sur un soi-disant démantèlement des symboles historiques, de la Croix du drapeau grec et de nos symboles nationaux. “Notre dialogue avec l’Eglise de Grèce a toujours et est toujours sincère et sera constant”, a-t-il noté. “Nous écoutons ses réserves et, comme aussi l’ensemble des partis et des représentants du peuple à l’Assemblée nationale, nous tiendrons compte tous ensemble des pensées et des propositions qui ont été déposées au cours de la procédure parlementaire et du dialogue que la Constitution elle-même prévoit pour la procédure de sa révision”, a-t-il ajouté. “J’ai le sentiment qu’un pas historique est vraiment franchi aujourd’hui. Tous les pas historiques en avant exigent une vision et une disposition pour comprendre l’un l’autre”, a conclu M. Tsipras, disant estimer que cette rencontre “émet du respect mutuel, de la compréhension mutuelle, de l’amour (...) et notre intention de faire un pas plus avant en respectant l’un l’autre”.

 

Tzanakopoulos: Le but de l'accord Etat-Eglise est de poser le cadre du règlement de questions historiques en suspens

"Le premier ministre et l'archevêque ont annoncé leur intention de proposer un accord historique entre l'Etat et l'Eglise, qui conduira à la rationalisation de leurs relations", a déclaré le ministre d'Etat et porte-parole du gouvernement, Dimitris Tzanakopoulos, lors d'une conférence de presse. Il a noté que "le but de la proposition est de poser le cadre de règlement de questions historiques en suspens". "Pour la première fois depuis la constitution de l'Etat grec, il est tenté de régler la question des biens de l'Eglise, non pas avec des actions unilatérales, mais avec un accord entre l'Etat et l'Eglise sur une base d'égalité après un dialogue sincère et de bonne foi", a-t-il souligné, notant que le gouvernement appelle toutes les forces politiques à "soutenir cette initiative historique qui règle une des questions juridiques et réelles en suspens, la plus complexe de l'histoire de l'Etat grec". "La révision de la Constitution, en tant qu'initiative institutionnelle et parlementaire suprême, exige une responsabilité et des prises de position clairs", a ajouté le porte-parole, disant que c'est quelque chose "que la Nouvelle Démocratie (ND) et (son président) Kyriakos Mitsotakis n'ont pas encore fait". Par ailleurs, se référant à nouveau à la proposition pour l'accord Etat-Eglise, M. Tzanakopoulos a annoncé que cet accord permettrait le recrutement de 10.000 fonctionnaires. "Avec cet accord, 10.000 emplois pour des fonctionnaires seraient libérés", a-t-il déclaré, expliquant que "le clergé, même s'il ne s'agit pas tout à fait de fonctionnaires, est décompté dans les ressources humaines de la fonction publique". "L'accord avec les institutions avant la fin des mémorandums, qui prévoit le ratio 1:1 (1 départ, 1 recrutement) dans le public, nous donne la possibilité dans les prochaines années de pourvoir ces places avec de nouveaux recrutements de fonctionnaires, pour couvrir premièrement les besoins sociaux, c'est-à-dire des médecins, des professeurs et tout autre besoin que le gouvernement grec juge nécessaire". De plus, M. Tzanakopoulos a expliqué que la rémunération du clergé se fera à travers une subvention versée par l'Etat. "Le gouvernement grec souhaite que jusqu'en 2030, les recettes du fonds (pour la mise en valeur) des biens ecclésiastiques soient telles, qu'elles puissent couvrir le pourcentage de subvention qui sera versé à l'Eglise chaque année".

 

Autre chose un accord et autre chose une intention de se mettre d’accord, selon l’archevêque d’Athènes et primat de Grèce

“Autre chose un accord et autre chose une intention de se mettre d’accord”, a déclaré l’archevêque d’Athènes et primat de Grèce, Iéronymos, à sa sortie d’une réunion du Saint Synode permanent. “Hier, il y a eu un communiqué selon lequel nous avons une intention, de bonnes dispositions, l’espace de l’Eglise avec l’Etat, pour trouver une solution aux problèmes qui perdurent depuis presque un siècle”, a affirmé M. Iéronymos, s’étonnant à cette occasion des versions rendues dans plusieurs médias au sujet de sa rencontre la veille avec le premier ministre, Alexis Tsipras, au Palais Maximou. “C’est ce que nous voulons faire. Nous mettre d’accord. Une procédure suivra. Le premier (pas) était le communiqué. Celui-ci a été transmis au Synode. Nous l’approuvons. A partir d’ici, nous avons à faire un grand combat. Dire à nos prêtres, parce que ce sont eux qui sont surtout inquiets, que ce qu’il y a à faire, nous le ferons ensemble, avec tous les prêtres nous trouverons un moyen et nous ne ferons pas ce que veut l’archevêque, ni ce que veut le Synode, mais ce que veut et approuve la Hiérarchie de l’Eglise de Grèce”, a-t-il ajouté, soulignant que le but général “est de mettre de l’ordre dans certaines choses, enfin”. Interrogé sur la date de la convocation de la Hiérarchie, M. Iéronymos a dit que “cela dépend. Cela peut être même avant les fêtes (de fin d’année). Je ne sais pas”.

 

Un très bon accord, selon le métropolite de Ioannina

“C’est un très bon accord qui, s’il est matérialisé avec les engagements qui doivent exister de part et d’autre, donne de nombreuses possibilités à la fois à l’Eglise et à l’Etat”, a affirmé le métropolite de Ioannina, Maximos, en s’exprimant sur la chaîne de radio de l’ANA “Praktoreio 104,9 FM” à propos de ce qui a été convenu lors de la rencontre au Palais Maximou entre le premier ministre, Alexis Tsipras, et l’archevêque d’Athènes et primat de Grèce, Iéronymos. Comme l’a expliqué M. Maximos, “la mise en valeur de certains biens qui sont aujourd’hui inactifs créerait un chiffre d’affaires et une certaine richesse que pourraient utiliser l’Eglise pour son oeuvre spirituelle, mais aussi l’Etat pour renflouer ses caisses”.

 

M. Yavroglou aura un cycle de contacts afin de mettre au clair des questions de la proposition d'accord Etat-Eglise

A l’initiative du premier ministre, Alexis Tsipras, le ministre de l'Education, Costas Yavroglou, aura une série de rencontres et de contacts, afin de mettre au clair des questions qui découlent de la proposition d'accord entre l'Etat et l'Eglise. Dans une intervention à la radio privée "Sto Kokkino", M. Yavroglou a indiqué qu'il aura ces contacts pour clarifier "des questions qui n'ont éventuellement pas été comprises, mais aussi pour comprendre la profondeur et le caractère des réactions", notant qu'il ne s'attendait pas à ce que tout le monde félicite au début "un tel accord historique", puisque "une réalité historique change". Il a souligné que l'accord a une "large acceptation", mais qu'il faudra cependant un dialogue exhaustif pour prendre les initiatives nécessaires. Si après ce dialogue il n'y a pas d'accord, alors ce sera l'Etat qui prendra la responsabilité, a noté le ministre. Concernant la rémunération des membres du clergé, il a dit que c'est une "question extrêmement complexe", qui doit être clarifiée.

 

Haritsis: L'accord avec l'Eglise nous permet des embauches ciblées dans le public

"L'accord avec l'Eglise - avec les 10.000 emplois qui se libèrent en raison de la suppression du clergé de l'Autorité unique des paiements - nous permet des embauches supplémentaires dans la fonction publique, de manière ciblée, là où il y a de véritables besoins, bien évidemment dans le cadre des capacités budgétaires du pays", a déclaré le ministre de l'Intérieur, Alexis Haritsis, dans une interview donnée au site aftodioikisi.gr. Sur les retraites, M. Haritsis a exprimé sa certitude que le gouvernement pourra très rapidement matérialiser son engagement pour l'abrogation de la coupe. En ce qui concerne la révision de la Constitution, M. Haritsis a souligné le besoin "de gérer les déficits institutionnels, de renforcer le rôle du Parlement et de la justice, de garantir la participation plus active des citoyens", notant qu'il est optimiste sur le fait que la modification de la loi sur la responsabilité des ministres aboutira à un accord au Parlement avec 180 voix. Enfin, le ministre de l'Intérieur a affirmé qu'il n'y a aucun problème technique avec le déroulement parallèle des élections locales et des élections européennes, même si, comme il l'a dit, cela peut "augmenter la complexité du système".

 

Iéronymos: Il n'y a jamais eu d'accord, mais une intention d'accord. Nous garantirons les droits du clergé

"Il n'y a jamais eu d'accord, mais une intention d'accord, et nous garantirons les droits du clergé", a déclaré une nouvelle fois l'archevêque d'Athènes et primat de Grèce, Iéronymos, lors d'une rencontre à l'archevêché avec le ministre de l'Education, de la Recherche et des Cultes, Costas Yavroglou. "Nous ferons tout pour les membres du clergé, alors que des prêtres participeront aussi dans la commission de dialogue", a insisté M. Iéronymos. De son côté, le ministre a exprimé l'attachement au dialogue et indiqué être convenu qu'il n'y aura en aucun cas de changement dans les droits des membres du clergé. "Le dialogue a plusieurs dimensions, elles sont analysées, des choses sont clarifiées, discutées, et il y a des synthèses. Aujourd'hui, c'est une rencontre au cours de laquelle le dialogue se poursuit. J'ai été informé par son excellence que lors de la prochaine rencontre en décembre, il y aura une commission avec laquelle nous coopérerons très systématiquement pour concrétiser le cadre de l'accord et, bien sûr, j'ai eu l'occasion - et ce n'est pas la première fois -, je l'ai dit déjà en exprimant la décision gouvernementale, et pas seulement la volonté, que seront garantis de façon absolue, transparente et catégorique à la fois les salaires des prêtres, les questions de retraite et les questions de santé", a affirmé M. Yavroglou. "Nous attendons la réunion du Saint Synode permanent pour amorcer le stade final du traitement du projet de loi", a ajouté le ministre.

 

La ND ne reconnaîtra pas un changement unilatéral du statut régissant l'emploi des membres du clergé, selon M. Mitsotakis à l'Eglise de Crète

Le président de la Nouvelle Démocratie (ND), Kyriakos Mitsotakis, a rencontré les représentants du Saint-Synode de l'Eglise de Crète. Selon un communiqué de la ND, les deux parties ont discuté des dernières questions qui concernent les relations Etat-Eglise, et surtout de la proposition d'accord annoncée par le premier ministre et l'archevêque d'Athènes et primat de Grèce, Ieronymos. A noter que l'Eglise de Crète est une juridiction semi autonome de l'Eglise orthodoxe rattachée canoniquement au Patriarcat œcuménique de Constantinople. Selon la ND, M. Mitsotakis a souligné qu'il comprend tout à fait la surprise et l'indignation qu'a provoquées à l'Eglise la façon dont se sont faites les négociations et les informations. "Il (M. Mitsotakis) leur a dit qu'il n'a eu aucune information préalable sur un « accord », encore moins sur le changement du statut de l'emploi du clergé. Il a indiqué que « l'accord » est 'encore un feu d'artifice médiatique de M. Tsipras", faisant valoir que "ce qui l'intéressait finalement, c'était l'annonce de 10.000 nouvelles embauches pour ses partisans politiques". M. Mitsotakis a ajouté que "si M. Tsipras impose unilatéralement le changement du statut de l'emploi dans le clergé, la ND ne le reconnaîtra pas en tant que prochain gouvernement, et restaurera le régime actuel de leur rémunération", note la ND. En ce qui concerne la révision de la Constitution, la ND indique que M. Mitsotakis a réitéré la thèse de son parti sur la non-nécessité d'un changement de l'article de la Constitution sur les relations Etat-Eglise, soulignant certes qu'il existe des questions qui doivent être réglées dans les relations Etat-Eglise et notant qu'elles peuvent être promues à travers un dialogue et non pas une révision constitutionnelle. M. Mitsotakis a souligné enfin que la ND est toujours en faveur de la mise en valeur du patrimoine ecclésiastique pour le soutien de l'œuvre sociale de l'Eglise.

 

Affaires intérieures

 

Le premier budget post-mémorandum déposé au Parlement

Le premier budget post-mémorandum a été déposé au Parlement, prévoyant le dépassement de l'objectif de l'excédent primaire pour 2019, ainsi que la non-coupe des retraites. Plus précisément, le budget 2019 prévoit un excédent primaire de 3,6% du PIB, contre l'objectif de 3,5%, ainsi qu'un rythme de croissance de 2,5% par rapport à 2% cette année. Il est estimé qu'il y aura en 2018 un dépassement significatif de l'objectif pour un excédent primaire de 3,5% du PIB, grâce à l'évolution positive des agrégats budgétaires depuis le début de l'année. Pour cela, selon des sources, le gouvernement souhaite distribuer, cette année aussi, un dividende social, en fonction des critères de revenus, aux couches les plus démunies économiquement. Le budget 2019 prévoit la non-coupe des retraites, ainsi que le paquet de mesures positives qu'avait annoncé le premier ministre, Alexis Tsipras, à la Foire internationale de Thessalonique (FIT) en septembre. Les interventions positives, qui seraient initiées dans la période à venir, sont les suivantes:

- Le programme d'aides à la location et au logement suivant des critères de revenu et de capital

- Les réductions des cotisations sociales des professions indépendantes et des agriculteurs de 1/3 et l'application d'une base de revenu minimum pour l'assurance complémentaire et des prestations

- La bonification des cotisations d'assurance des jeunes travailleurs

- La réduction de 10% de la taxe sur la propriété immobilière (ENFIA)

- La réduction de l'impôt sur le revenu des personnes morales. La mesure consiste à réduire le taux d'imposition de 29% à 25% sur 3 ans (un point par an), avec un impact budgétaire à partir de 2020,

- La réduction du taux d'imposition des dividendes. La mesure concerne la réduction du taux d'imposition des bénéfices distribués de 5 points de pourcentage

- Le programme "Aide à la maison". 3.000 employés en CDD auront un CDI,

- Le renforcement des établissements scolaires d'Enseignement spécialisé, avec une titularisation de 4.500 enseignants

A noter que le paquet de mesures positives représente 750 millions d'euros, comme il a été initialement prévu, mais les mesures dépasseront 900 millions d'euros, puisqu'il existe une marge budgétaire à partir de 2019.

 

La Commission salue la Grèce pour le projet de budget 2019

Le vice-président de la Commission européenne, Valdis Dombrovskis, et le commissaire européen aux Affaires économiques et financières, Pierre Moscovici, ont félicité la Grèce pour le premier projet de plan budgétaire (PPB) déposé dans le cadre du Semestre européen après la sortie des mémorandums. Lors de la présentation du rapport relatif de la Commission, M. Dombrovskis a souligné qu'il faut poursuivre l'application des réformes structurelles. M. Moscovici, pour sa part, a salué le fait que la Grèce est maintenant dans "une nouvelle phase" de stabilité économique. Comme il l'a dit, selon la Commission européenne, la Grèce se conforme aux règles du Pacte de stabilité et de croissance et respecte les engagements budgétaires qu'elle a pris.  "Les efforts des Grecs portent maintenant leurs fruits en ce qui concerne les finances publiques, la croissance économique et la justice sociale", a-t-il noté, ajoutant que maintenant s'ouvre une voie pour la suppression des mesures sur les retraites, qui avaient été pré-légiférées. Il a exprimé sa certitude que le Conseil approuvera l'avis de la Commission pour la Grèce.

 

Le budget grec est "conforme au Pacte de stabilité et de croissance en 2019",selon la Commission européenne

La Grèce figure parmi les dix Etats membres de la zone euro dont les budgets "sont jugés conformes au Pacte de stabilité et de croissance en 2019", selon les avis de la Commission européenne sur la conformité des projets de plans budgétaires (PPB), publié mercredi dans le cadre du Semestre européen. Les neuf autres pays sont l'Allemagne, l'Irlande, Chypre, la Lituanie, le Luxembourg, Malte, les Pays-Bas, l'Autriche et la Finlande. En ce qui concerne l'Italie, il est noté qu' en "ayant analysé le PPB présenté le 13 novembre, la Commission confirme l'existence d'un manquement particulièrement grave à la recommandation que le Conseil a adressé à l'Italie le 13 juillet 2018. La Commission avait déjà adopté, le 23 octobre 2018, un avis dans lequel elle relevait un manquement particulièrement grave dans le PPB initial présenté par l'Italie le 16 octobre 2018". En outre, pour trois Etats membres (Estonie, Lettonie, Slovaquie), le PPB est jugé globalement conforme au Pacte de stabilité et de croissance en 2019. Pour quatre Etats membres (Belgique, France, Portugal, Slovénie), "le PPB entraîne un risque de manquement aux exigences du Pacte de stabilité et de croissance pour 2019", indique la Commission.  Enfin, concernant l'Espagne, le rapport publié par la Commission indique que "le déficit nominal de l'Espagne devrait passer sous les 3 % l'année prochaine et le pays devrait sortir de la procédure de déficit excessif, ce qui signifie que l'Espagne relèverait du volet préventif du Pacte dès l'année prochaine". "Dans ce contexte, le PPB présenté par l'Espagne est considéré comme présentant un risque de non-conformité avec le Pacte de stabilité et de croissance en 2019", ajoute la Commission.

 

Le nouveau paquet de mesures positives pour 2019 représentera 910 millions d'euros

Le nouveau paquet de mesures positives pour 2019, qui est inclus dans le budget déposé au Parlement, représentera 910 millions d'euros. Comme le note le rapport du Conseil du budget, il prévoit la réduction de 260 millions d'euros de la taxe sur la propriété immobilière (ENFIA), la réduction des cotisations fiscales des professions indépendantes et des agriculteurs de 177 millions d'euros, le financement de 400 millions d'euros dans le cadre du programme d'aides à la location et au logement, la subvention de 51 millions d'euros des cotisations d'assurance des jeunes travailleurs, ainsi que le renforcement de l'éducation spécialisée avec 22 millions d'euros.  Aussi, selon le rapport, l'excédent primaire cette année représente 3,98% du PIB. En termes de surveillance renforcée, l'excédent primaire de l'administration publique est de 7,383 milliards d'euros, créant une marge budgétaire de 885 millions d'euros, qui serait aussi utilisée pour la distribution d'un dividende social. En 2019, l'excédent primaire, après la déduction des mesures positives et la suppression de la disposition sur la coupe des retraites, représentera 3,6% du PIB, ou 6,945 milliards d'euros, laissant une marge de sécurité de 199 millions d'euros pour l'objectif de l'excédent primaire de 3,5% du PIB.

 

Moscovici: Nous parlons d'une suppression et non pas d'une suspension de la mesure des coupes des retraites

"Nous parlons d'une suppression et non pas d'une suspension de la mesure de la coupe des retraites", a déclaré le commissaire européen aux Affaires économiques et financières, Pierre Moscovici, dans une interview donnée à capital.gr. "Puisqu'il existe finalement une marge budgétaire - et je répète que cela n'était pas évident -, j'estime que le paquet global ouvrira la voie pour éviter la réduction pré-légiférée" (des retraites), note M. Moscovici. M. Moscovici estime que "l'Eurogroupe du 3 décembre approuvera le paquet proposé pour les raisons suivantes: la viabilité budgétaire et la forte assistance sociale peuvent aller de pair". Il a indiqué avoir dit à plusieurs reprises que s'il existe une marge budgétaire et si les objectifs budgétaires sont respectés, "alors cela ouvrira la voie pour éviter les réductions pré-légiférées des retraites, convenues il y a deux ans".  Selon le commissaire européen, cela n'allait pas de soi, mais cela a finalement été réussi, et donc le paquet (de mesures) peut conduire à l'évitement de la coupe des retraites. "Je n'ai jamais été favorable à la coupe, ce n'est pas un secret. Non pas pour des raisons d'engagement politique, mais parce que je pense que cela aurait un énorme impact social pour les Grecs qui sont à la retraite. Cela conduirait à une réduction en moyenne de 14% pour 1,4 million de retraités, et une énorme augmentation des retraités au seuil de la pauvreté", souligne M. Moscovici. M. Moscovici explique plus loin que la mesure en question n'est pas structurelle, puisqu'elle n'affecte pas la viabilité du système d'assurance. "Avec cette marge budgétaire, avec un budget qui est +pleinement conforme+ aux conditions, il existe une marge pour faire cela", ajoute-t-il. M. Moscovici a noté qu'il a toujours voulu que la Grèce redevienne un "pays normal de la zone euro", et le projet de budget de la Grèce est conforme aux lignes directrices du cadre budgétaire européen et est une "approche équilibrée des objectifs économiques et budgétaires convenus entre la Grèce et l'Eurogroupe de juin dernier et, en même temps, il est socialement complet. Le budget grec est dans la première catégorie « conforme-compliant », et cela est une très bonne performance". Selon M. Moscovici, la Grèce présente un paquet de mesures "qui conduit à un excédent primaire de 3,5%, et qui se traduit en excédent primaire de l'administration publique de 0,25% du PIB".  Le commissaire européen estime qu'une éventuelle suppression de la deuxième mesure du Fonds monétaire international (FMI) serait possible, à savoir la réduction de l'abattement fiscal en 2020, "mais il est encore très tôt pour parler de 2020".

 

Vers un cadre de protection de la résidence principale

Nous sommes prêts de convenir avec le gouvernement d'un cadre de protection de la résidence principale qui ne produise pas d'effets secondaires, a déclaré le président de l'Union hellénique des banques (EET), Nicos Karamouzis, en répondant à une question relative sur les "prêts rouges" au cours d'une conférence de presse de la Fédération des industries et entreprises (SEV). Selon lui, les prêts non performants constitue un grand défi pour la société, l'économie et les banques, qui ont pris des engagements dans le cadre d'un programme ambitieux de diminution d'ici 2021.M. Karamouzis a précisé que la protection devra concerner les couches les plus basses, qui seront capables de remplir leurs obligations avec l'aide de l'Etat, alors qu'il a expliqué que des dettes à hauteur de 18 milliards d'euros au total sont actuel-lement gelées pour des emprunteurs qui ont été intégrés à la loi Katseli (du nom de la ministre de l'époque).

 

La protection de la résidence principale des enchères est une priorité principale, dit M. Flabouraris à l'ANA

La protection de la résidence principale des ventes aux enchères est une priorité principale, selon le ministre d'Etat, Alecos Flabouraris, qui a accordé une interview à l'ANA. M. Flabouraris a marqué son désaccord avec l'approche selon laquelle "si la résidence principale est protégée, alors toute solution pour les prêts non productifs serait obligatoirement minée". Sur ce, le ministre a rendu publiques des données de l'Union hellénique des banques (EET), selon lesquelles "la résidence principale représente au maximum 1/4 des prêts rouges". De ce fait, les enchères, a-t-il ajouté, doivent premièrement se concentrer sur les grands prêts et sur les "mauvais payeurs stratégiques", ce qui ne s'applique pas "pour le citoyen pauvre, moyen, chômeur, salarié, retraité ou petit entrepreneur", a expliqué M. Flabouraris, appelant les banques à "se souvenir de leur dimension de croissance et de leur dimension sociale, notamment quand elles doivent leur survie au contribuable grec". Outre les questions qui concernent les sinistrés des incendies en Attique orientale et les actions relatives à leur soulagement, le règlement de problèmes via la plateforme numérique "quotidien", la restauration du centre historique d'Athènes ou l'investissement à Elliniko (front de mer, Sud de l'Attique), qui est une "volonté gouvernementale ferme", M. Flabouraris s'est aussi référé à la durée de vie de ce gouvernement. Il a assuré que "le gouvernement a la possibilité d'épuiser son mandat constitutionnel".

 

Haritsis: Initiative législative pour le vote des Grecs de l'étranger

Le projet de loi du ministère de l'Intérieur "Ratification de la décision (UE, Euratom) 2018/994 du 13 juillet 2018 modifiant l’acte portant élection des membres du Parlement européen au suffrage universel direct, annexé à la décision 76/787/CECA, CEE, Euratom du Conseil du 20 septembre 1976" a été voté à une très large majorité au Parlement. Tous les partis de l'hémicycle ont voté "pour", sauf le KKE et Aube dorée qui ont voté "contre". Au cours du débat qui a précédé, le ministre de l'Intérieur, Alexis Haritsis, a répondu à une question posée par la ND sur le vote des Grecs de l'étranger. "Notre gouvernement a pris l'initiative pour la première fois, et bien que cela était prévu déjà depuis 2001 constitutionnellement, de constituer et de faire fonctionner la commission pour le vote des Grecs de l'étranger. Cette commission, qui a été mise sur pied avec un consensus interpartis, étant donné que les partis eux-mêmes ont proposé des scientifiques de renom pour y participer, a déjà commencé à fonctionner (...) dans le but de pouvoir procéder au cours de l'actuelle période législative au dépôt d'une disposition législative relative, afin de régler cette question politiquement mais aussi techniquement composite du vote des électeurs grecs à l'étranger", a expliqué le ministre.

 

M. Quick s’est référé à la réouverture du Conseil des Grecs de la Diaspora et au droit de vote pour les Grecs de l'étranger lors d'une visite à Paris

Le secrétaire d'Etat aux Affaires étrangères, Terence Quick, a effectué une visite à Paris à l'occasion de la célébration de la fête nationale grecque du 28 octobre.  Il s'est référé, entre autres, au droit de vote pour les Grecs de l'étranger, à la réouverture du Conseil des Grecs de la Diaspora (SAE), aux relations tripartites, mais aussi aux problèmes de fonctionnement locaux auxquels fait face la Maison de la Grèce à Paris. Le ministre, qui a visité pour la première fois la capitale française, a été accueilli par l'ambassadrice de Grèce en France, Aglaïa Balta. M. Quick a proposé que la Maison de la Grèce change son nom en “Maison de l’Hellénisme”, une idée qui a été chaleureusement accueillie par les Grecs et les Chypriotes qui ont assisté à l’événement. Se référant à Chypre, à l’occasion aussi de la présence du président de la communauté chypriote à Paris, Evagoras Mavromatis, mais aussi à tous les Grecs de la Diaspora, M. Quick a expliqué que la Grèce et Chypre sont “deux Etats indépendants à l’ONU, mais nous sommes une famille, nous sommes l’hellénisme. Et pour cette raison, quand l’heure du SAE viendra, je voudrais qu’il s’appelle ‘Conseil mondial des Grecs de la Diaspora’, afin que nous puissions tous représenter sous la même ombrelle l’hellénisme, qu’il soit chypriote ou grec”. En ce qui concerne le SAE, dont l’activité s’est arrêtée en décembre 2012, 17 ans après sa création (1995), M. Quick a expliqué que le projet de loi relatif qu’il a préparé se concentre principalement sur l’autonomie totale de la Diaspora.La Grèce ne connaît pas mieux les problèmes de la Diaspora que les Grecs de l’étranger. Donc, nous n’interviendrons pas. Le but est que la diaspora s’organise elle-même, par pays, par continent, alors que le Conseil mondial des Grecs de la Diaspora aura toujours son siège à Thessalonique et il sera autofinancé. Nous voulons que vous soyez tous, en tant que personnes physiques ou organismes, des laboratoires d’idées”, a-t-il souligné. Il a par ailleurs parlé du rôle qu’a joué l’Eglise dans la vie des immigrés grecs, “qu’ils soient croyants ou pas”, elle a été “un point de repère”, a noté le ministre d’Etat. La présidente de la communauté grecque de Paris, Seta Théodoridi, a pour sa part souligné l’importance du droit de vote pour les Grecs de la Diaspora. En réponse à cela, M. Quick a expliqué qu’il a signé un projet de loi cet été, qui prévoit la constitution d’un comité scientifique au ministère de l’Intérieur, afin de donner la possibilité aux Grecs de l’étranger de voter depuis leur lieu de résidence. Il a indiqué cependant que cela aura lieu uniquement après le vote relatif au Parlement hellénique, “afin de pouvoir mettre en oeuvre le projet de loi à compter des prochaines élections”. Concernant les coopérations tripartites Grèce-Chypre avec des pays tiers comme Israël, le Liban et l’Egypte, il a dit penser que "la Grèce est un pilier de stabilité à cette partie difficile de la planète qu’est l’Europe Sud-Est et le Moyen Orient. Un pilier qui se renforce par ces alliances tripartites”.

 

 

POLITIQUE ETRANGERE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Tsipras: La quadripartite Grèce-Bulgarie-Serbie-Roumanie est une institution

Le Sommet quadripartite Grèce-Bulgarie-Serbie-Roumanie est une institution, comme l'a déclaré le premier ministre, Alexis Tsipras, lors des déclarations communes des dirigeants des quatre pays à l'issue des travaux du Sommet à Varna (Bulgarie). Au sommet participait aussi le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, qui est, selon le premier ministre grec, un interlocuteur et un ami important. M. Tsipras a dit qu’ils discuteront avec  M. Netanyahu des opportunités d’une coopération plus large des pays et d’une coopération quadripartite (des quatre) avec comme partenaire Israël, qui peut jouer un rôle crucial dans la région. L’été 2017 était une période difficile pour la région. La situation a changé aujourd’hui M. Tsipras s’est aussi référé à la situation des Balkans il y a quatre ans, pour souligner à quel point elle a changé aujourd’hui. Il a dit, entre autres, que l’été de 2017 était un moment difficile pour la région, avec des crises politiques sérieuses en Albanie et en FYROM. Il s’est référé au “succès” de la présidence bulgare de l’UE, ajoutant qu’il y a l’opportunité pour discuter de la prochaine présidence roumaine, “que nous espérons qu’elle conduira à une nouvelle ère pour la perspective européenne des Balkans occidentaux”. La trajectoire d’intégration de tous les pays de l’Europe du Sud-Est est importante. “Aujourd’hui, nous avons eu la chance de souligner l’importance que nous donnons à la trajectoire d’intégration de tous les pays de l’Europe du Sud-Est, en particulier de la Serbie, qui est en première ligne des pays candidats”, a noté le premier ministre grec.

 

M. Tsipras avance l’idée d’une candidature commune Grèce-Bulgarie-Serbie-Roumanie pour l’organisation de la Coupe du Monde 2030

Le premier ministre, Alexis Tsipras, s’est référé à Varna à l’idée d’une initiative commune entre la Grèce, la Bulgarie, la Serbie et la Roumanie pour l’organisation de la Coupe du Monde 2030. A l'issue des travaux du 5e Sommet quadripartite Grèce-Bulgarie-Serbie-Roumanie, le premier ministre a dit que “l’idée est d’entreprendre, de discuter ensemble, de la possibilité pour les quatre pays de poser candidature pour une grande organisation sportive lors de la prochaine décennie, pas maintenant”. “Nous connaissons qu’au-delà de la coopération économique et commerciale, la culture et le sport unissent nos peuples et donnent le message que les Balkans ne doivent pas être reconnus dans le monde en tant que région de tensions, mais en tant que région de coopération, d’amitié et de « fairplay ». Nous traiterons en commun de cette idée dans la période à venir”, a dit M. Tsipras.

 

M. Katrougalos à l'ANA: La garantie des droits des Grecs en Grande-Bretagne était une priorité principale

"Je n'associe pas à des points de vue d'extrême droite tous les patriotes qui ont des désaccords avec l'accord de Prespès. Je pense qu'il est logique d'avoir des désaccords, et je pense que plusieurs d'entre eux ont un fondement émotionnel et non pas logique", a déclaré à la radio de l'ANA "Praktoreio 104,9FM" le ministre adjoint des Affaires étrangères, Georges Katrougalos, concernant les désaccords sur l'accord de Prespès, expri-més et promus par des groupes, notamment dans le Nord de la Grèce. Par ailleurs, en ce qui concerne la proposition d'accord entre l'Etat et l'Eglise, Concernant la rhétorique agressive de la part de la Turquie sur les forages dans la ZEE de Chypre, M. Katrougalos a indiqué que "c'est dans l'intérêt absolu de notre pays de garder son sang-froid, non seulement parce que nous savons que nos intérêts sont protégés par la loi internationale, garantis dans les traités internationaux, mais aussi parce que les rôles diploma-tiques de la Grèce et de Chypre sont particulièrement renforcés, et il est évident que les efforts de révisionnisme des traités et de maintien d'une rhétorique de violence ne sont pas bénéfiques, au contraire, ils isolent". "Le fait que la République de Chypre avance activement dans l'exploitation de ses ressources de richesse, montre que la politique de révision du droit international est en ce moment isolée", a-t-il ajouté. En ce qui concerne l'accord entre la Grande-Bretagne et l'UE pour le Brexit et sa coopération future avec l'UE, le ministre a estimé que "ce que nous avons accompli, les "27", c'est de faire preuve d'unité et de solidarité entre nous, et envers les pays qui avaient des intérêts nationaux qui dépendaient le plus de l'issue de la négociation, comme l'Irlande mais aussi l'Espagne, pour aboutir à un accord qui protège nos intérêts centraux, mais aussi ceux de l'autre partie". Enfin, pour les Grecs résidant en Grande-Bretagne, il a indiqué que "c'était notre priorité absolue de garantir les droits des travailleurs grecs et des étudiants grecs, et c'était une des premières questions qui ont été réglées. Les droits des Grecs qui se trouvent et qui travaillent en Grande-Bretagne sont pleinement garantis, et nous ferons tout ce qui est possible, dans le cadre de notre future relation, afin que ceux qui choisissent d'aller en Grande-Bretagne aient une protection considérable".

 

Katrougalos: Nous souhaitons préserver l'esprit et la lettre de l'accord de Prespès

"Nous suivons, parce que nous avons maintenant une coopération étroite, la façon dont s'applique l'accord de Prespès en FYROM, et les deux parties souhaitons préserver l'esprit et la lettre de cet accord, aucune des deux parties ne doutant de l'accomplissement de cette initiave commune, parce que nous pensons que cet accord est communément bénéfique pour les deux pays", a déclaré le ministre adjoint des Affaires étrangè-res, Georges Katrougalos, concernant la révision de la Constitution de la FYROM. Durant une conférence de presse qui a suivi les travaux de la rencontre quadripartite Grèce-Bulgarie-Albanie-FYROM à Thessalonique, M. Katrougalos a dit qu'il ne peut pas dire quand l'accord de Prespes viendra au Parlement hellénique, mais a confirmé qu'il existe la majorité parlementaire pour qu'il soit ratifié. En ce qui concerne les relations gréco-albanaises, suite à la mort de Constantinos Katsifas, M. Katrougalos a indiqué que les priorités du gouvernement grec étaient dès le début d'éclaircir cette affaire, de protéger les droits de la minorité grecque en Albanie et de protéger aussi les relations bilatérales qui avaient atteint un très bon niveau. Parallèlement, il a dit que le gouvernement grec attend de voir comment sera appliquée en Albanie la nouvelle loi sur les minorités, puisque cela est aussi lié à la trajectoire européenne du pays voisin. Plus loin, M. Katrougalos a dit que lors de la rencontre ministé-rielle, la volonté de la Grèce et de la Bulgarie pour la promotion des perspectives d'adhésion de l'Albanie et de la FYROM a été confirmée, à condition que ces pays remplissent les conditions fixées et s'alignent sur l'acquis européen. La Grèce et la Bulgarie peuvent aider à cette adaptation, avec les savoir-faire qu'elles ont. La Grèce a déjà signé des mémorandums de coopération technique pour servir cette cause

 

Rencontre Tsipras-Conte: Renforcement de la coopération bilatérale dans les secteurs de l'énergie et des investissements

Le premier ministre, Alexis Tsipras, a rencontré son homologue italien, Giuseppe Conte, lundi soir à Palerme, en marge des travaux de la Conférence sur la Libye. Selon des sources gouvernementales, les deux premiers ministres ont discuté du renforcement de la coopération bilatérale dans le secteur de l'énergie sur la période à venir, et notamment en ce qui concerne les gazoducs TAP, East Med et Turkish/South Stream. Le groupe IGI Poséidon a récemment lancé la nouvelle phase d'études sur le gazoduc East Med. Parallèlement, MM. Tsipras et Conte ont aussi parlé de la promotion des investissements italiens en Grèce, et notamment de l'investissement à TRAINOSE (fournisseur de transports ferroviaires). M. Tsipras a en outre aussi informé son homologue des prochains pas pour l'extension des eaux territoriales de la Grèce, en mer Ionienne. Enfin, le premier ministre a présenté à M. Conte les thèses grecques sur la gestion des flux migratoires, alors que la discussion a aussi porté sur les développements dans la zone euro.

 

La coopération économique au centre des discussions de la 4e Rencontre ministérielle Grèce-Bulgarie-Albanie-FYROM

La coopération économique est au centre des discussions de la 4e Rencontre ministérielle Grèce-Bulgarie-Albanie-FYROM, qui a lieu à Thessalonique, selon le ministre adjoint des Affaires étrangères, Georges Katrougalos. Les trois dernières rencontres étaient axées sur des questions qui concernent la migration, la protection civile et la coopération de la police. Cette fois-ci, les ministres de l'Economie et du Dveloppement des quatre pays y participent, et auront aussi une rencontre séparée, après la session plénière. M. Katrougalos a souligné le besoin d'avoir des résultats concrets et d'avancer dans l'application des décisions qui ont déjà été convenues. Sur ce, il a salué la proposition du ministre des AE de la FYROM, Nikola Dimitrov, d'organiser des ren-contres au niveau technique d'experts, qui prépareront les som-mets ministériels quadripartites, une proposition qui a été adop-tée. De plus, il s'est référé à la création de réseaux sociaux qui soutiendront les décisions politiques prises lors des rencontres ministérielles, comme la connexion de quatre universités des quatre pays (une de chaque pays), et une mission commune de journalistes dans ces pays, afin qu'ils "communiquent avec les communautés locales". M. Katrougalos a aussi souligné l'aide au niveau technique qu'offre la Grèce aux pays qui ne sont pas membres de l'UE, comme l'Albanie et la FYROM, alors qu'il s'est précisément référé à l'Accord de Prespès, indiquant qu'il s'agit "d'un effort commun courageux" des deux ministres des AE, Nicos Kotzias (ancien ministre des AE de la Grèce) et de Nikola Dimitrov, et des deux premiers ministres, Alexis Tsipras et Zoran Zaev. Il a dit que lorsque cet accord sera réalisé, il pourra aussi être célébré lors d'un événement commun des quatre pays présents à la rencontre ministérielle de Thessalonique.

 

ECONOMIE

 

De grandes perspectives de croissance pour les relations entrepreneuriales Grèce-France

Le commerce bilatéral Grèce-France a présenté une augmentation de 8,5% durant la période janvier-juin 2018, se chiffrant à 1,6 milliard d'euros, alors que les investissements français en Grèce atteignent aujourd'hui 2,6 milliards d'euros, comme il ressort d'une conférence organisée par la Chambre de Commerce et d'Industrie du Pirée et l'Association des anciens élèves de l'Ecole Franco-hellénique du Pirée "Saint-Paul". Le président de la Chambre, Vassilis Korkidis, s'est référé à l'alliance gréco-française dans l'économie, aux perspectives de croissance et au commerce bilatéral. Il a dit que "durant les dernières années de la crise économique, la France a systématiquement soutenu la Grèce à chaque sommet important des organes européens. Elle a été un allié, un soutien et une aide dans l'effort du pays de retrouver sa voie et de recouvrer sa place en tant que membre à part entière de la zone euro. Ce soutien vient principalement du cadre commun de principes et de valeurs, quant au rôle et au but de l'UE". M. Korkidis a indiqué qu'au-delà de l'augmentation du commerce bilatéral, ce qui importe aussi est le fait que plus de 120 entreprises françaises sont restées "fidèles" à