Consulat de Grèce à Lille

 

 

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Informations nationales

 

MAI 2018

                                                                    

 

POLITIQUE INTERIEURE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


La révision à la baisse des prévisions pour la croissance en 2018 et 2019 est due à la faible croissance du 4e trimestre de 2017, selon M. Moscovici

La révision à la baisse des prévisions pour la croissance en 2018 et 2019 est due à la faible croissance du dernier trimestre de 2017, selon le commissaire européen, aux Affaires économiques et financières, Pierre Moscovici, qui note cependant que la relance en Grèce devrait se poursuivre de la façon la plus dynamique dans le cadre de la clôture du programme. Concernant les prévisions de printemps de la Commission européenne pour la Grèce, M. Moscovici a indiqué dans une conférence de presse à Bruxelles, que les prévisions pour la croissance sont de 1,9% du PIB en 2018 et de 2,3% en 2019, par rapport à la prévision de 2,5% l’hiver dernier. “Cela est dû à l’impact de la croissance de 0,1% de l’économie grecque au dernier trimestre 2017”, a noté M. Moscovici, indiquant néanmoins que les investissements se poursuivront de “manière dynamique” et seront davantage soutenus par des améliorations dans le climat entrepreneurial et la continuation des privatisations. En ce qui concerne le programme, M. Moscovici a dit que la Grèce est “dans la bonne trajectoire” en vue de sa clôture à l’Eurogroupe du 21 juin à Luxembourg. “Les paramètres sont connus”, a-t-il ajouté, se référant aussi à la clôture de la 4e évaluation, qui dépend des “efforts” des autorités grecques, de la stratégie de croissance du gouvernement grec, qui a, d’après le commissaire, “une bonne et puissante base”, mais “qui peut toujours s’améliorer", ainsi que de l'élaboration du mécanisme "approprié" pour le lendemain. Le commissaire a aussi dit que la question de la dette devrait être discutée dans "les prochaines semaines", clarifiant qu'il n'y a pas de lien entre les prévisions et la clôture du programme. "Je suis certain que nous réussirons, mais tout le monde - et je veux dire tous - doit assumer ses responsabilités", a-t-il conclu.

 

Commentaires positifs et satisfaction à l'Eurogroupe pour le plan stratégique "détaillé" de croissance de la Grèce présenté par M. Tsakalotos, selon M. Moscovici

Le plan stratégique "détaillé" pour la croissance de la Grèce, présenté par le ministre grec des Finances, Euclide Tsakalotos, a été accueilli par des commentaires positifs et une satisfaction, selon les déclarations du commissaire européen aux Affaires économiques et financières, Pierre Moscovici, juste après la fin des travaux de l'Eurogroupe à Sofia. Le commissaire a indiqué que le plan de croissance complet présenté par le ministre grec couvre tous les principaux domaines et les réformes qui doivent continuer à être appliquées après la fin du programme en août. Il a noté que l'objectif de cette stratégie est de renforcer la productivité, améliorer le climat entrepreneurial et attirer des investissements. Nous sommes dans la dernière ligne droite pour la sortie du programme grec, a-t-il ajouté, notant que "nous avons parcouru 90% du chemin" et qu'il ne faut pas relâcher les efforts jusqu'à sa clôture. M. Moscovici a en outre indiqué qu'il faut décider d'un cadre spécifique pour le cadre de surveillance de l'économie grecque après le programme, qui inspirera la confiance des marchés. Il a souligné que le mécanisme de surveillance post-mémorandum ne ressemblera en aucun cas à un nouveau programme. Concernant enfin la dette, M. Moscovici a indiqué qu'il faut convenir d'un "paquet solide" pour son allègement, mais il faut encore du travail préparatoire pour cela. "La page tourne non seulement pour la Grèce, mais pour toute la zone euro (...) Nous avons pu construire ensemble une « success story » pour la Grèce", a conclu M. Moscovici.

 

Le rapport de printemps de la Commission prévoit l'accélération du rythme de croissance de l'économie grecque en 2018 et 2019, en cas de clôture réussie du programme du MES

Le rapport des prévisions de printemps de la Commission européenne prévoit l'accélération du rythme de croissance de l'économie grecque en 2018 et 2019, si le programme du Mécanisme européen de stabilité (MES) se clôture de manière réussie. Avec comme titre "Un nouveau chapitre de croissance droit devant", le rapport note que c'est la première fois depuis 2007 que l'économie grecque s'est développée en glissement annuel avec un rythme supérieur à 1% du PIB et, plus précisément, avec 1,4% du PIB en 2017. Aussi, pour la première fois après 2011, le chômage devrait reculer en deçà de 20% en 2019. Le rapport indique que la Grèce est dans la bonne voie pour réussir un excédent primaire de 3,5% du PIB en 2018 et 2019, en présentant un excédent budgétaire pour une deuxième année consécutive en 2017.La Commission note que le PIB réel de la Grèce a augmenté de 1,4% en 2017, même si la croissance au dernier trimestre de l'année à été très faible, à 0,1% du PIB, contre 1,9% au dernier trimestre de 2016. Plus loin, le rapport indique que même si les attentes sont plus retenues par rapport aux prévisions précédentes de la Commission, c'est la première fois depuis 2006 que l'économie grecque s'est développée durant les 4 trimestres de 2017. Les investissements ont augmenté de 9,6%, plus fortement au dernier trimestre, et ont été le moteur principal de la croissance de l'économie, contribuant avec 1,1 point de pourcentage. Selon les prévisions de la Commission, le PIB réel devrait croître de 1,9% en 2018 et de 2,3% en 2019, révisé certes à la baisse par rapport aux prévisions d'hiver. A noter que la hausse - plus faible que celle prévue - du PIB au dernier trimestre de 2017 se reflète aussi en 2018. Le rapport de la Commission souligne que la Grèce a réussi à avoir un excédent budgétaire de 0,8% en 2017 et a dépassé l'objectif de 1,75% d'excédent primaire. Le résultat de plusieurs mesures, surtout de la réforme du système des retraites en 2016 et de la fiscalité directe. Selon la Commission, la Grèce devrait remplir un objectif d'excédent primaire de 3,5% du PIB en 2018 et en 2019. Le rapport prévoit aussi que l'excédent budgétaire devrait atteindre 0,4% du PIB en 2018 et 0,2% en 2019. La dette pblique grecque devrait reculer de 180,8% du PIB à 178,6% entre 2016 et 2017, avec des prévisions encore plus optimistes grâce aux excédents primaires élevés.

 

L'Eurogroupe salue les progrès de la 4e évaluation et confirme l'objectif d'un accord global en juin

L'accord global sur la sortie du programme sera obtenu à l'Eurogroupe de juin, comme l'a confirmé le président de l'Eurogroupe, Mario Centeno, à l'issue de la session informelle des ministres des Finances de la zone euro à Sofia. M. Centeno a annoncé que les chefs de mission des institutions seront de retour à Athènes le 14 mai pour la 4e évaluation, dans l'objectif d'aboutir à un accord technique ("staff level agreement"), notant que les institutions ont donné vendredi un rapport "positif" pour la mise en oeuvre à ce jour des préalables. De plus, l'Eurogroupe a salué les résultats des excédents primaire et budgétaire publiés cette semaine par Eurostat, M. Centeno parlant de données "encourageantes", notamment par rapport à l'image que présentait la Grèce dans le passé. En ce qui concerne la stratégie de croissance présentée par la Grèce, le président de l'Eurogroupe s'y est référé de manière positive, notant qu'elle reflète la "propriété" des réformes par la Grèce, ce qui est "important" pour la relance. Il a également confirmé que la Grèce a clarifié ne pas souhaiter de programme "successeur" pour l'ère post-mémorandum et que les discussions se poursuivront en fonction des propositions de la Commission pour une surveillance "renforcée". Enfin, ces concertations examineront aussi la question de l'allègement de la dette grecque, afin que l'accord global sur la sortie de la Grèce du programme soit élaboré à l'Eurogroupe de juin.

 

L'allègement supplémentaire de la dette grecque et l'ère postmémorandum à l'agenda de l'Eurogoupe à Sofia

L'allègement supplémentaire de la dette grecque, en lien avec la surveillance post-mémorandum, ont été soulevés pour la première fois au niveau des ministres des Finances de la zone euro, lors de l'Eurogroupe informel qui s'est réuni à Sofia. Les discussions ont porté sur la préparation de la sortie de la Grèce du mémorandum, le 20 août prochain. Selon des sources de l'ANA, le président de l'Eurogroupe, Mario Centeno, a présenté aux ministres des Finances un document de synthèse sur la question grecque, à la suite des discussions ouvertes au siège du FMI à Washington la semaine dernière. Parallèlement, les représentants des institutions ont évoqué les progrès dans la 4e et dernière évaluation, qui devrait se clore au niveau technique dans le courant du mois de mai, afin de pouvoir prendre les décisions finales sur la sortie du programme lors de l'Eurogroupe du 21 juin. La question de la dette a été abordée par les ministres des Finances, sans encore rentrer dans les détails techniques, selon ces sources de l'ANA. Il a été également question de la surveillance post-mémorandum, selon un officiel de la zone euro, ainsi que de la participation possible du FMI au programme grec.

 

Le président Juncker a confirmé la sortie nette de la Grèce du programme en août, selon M. Tzanakopoulos

Le porte-parole du gouvernement et ministre d'Etat, Dimitris Tzanakopoulos, a souligné les messages positifs adressés par le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, à Athènes. Plus précisément, M. Tzanakopoulos a indiqué sur la radio "Sto Kokkino" que pour le gouvernement "la visite de M. Juncker a été réussie et absolument positive". "Il a envoyé des messages importants et positifs pour le pays, confirmant ce dont nous discutons tout ces temps-ci, c'est-à-dire qu'à partir d'août 2018 s'ouvre une nouvelle page pour l'économie grecque et pour la Grèce en général. Nous retournons à la normalité européenne, nous retournons aux règles qui valent pour tous les Etats membres de la zone euro, le programme se termine et nous avons une sortie nette de la procédure des mémorandums", a-t-il dit. M. Tzanakopoulos a indiqué que ce qui vaut pour les autres pays sortis des programmes d'ajustement budgétaire vaudra aussi pour la Grèce après la fin du programme. C'est-à-dire une information de l'Eurogroupe sur les progrès dans les finances, mais "pas d'évaluation comme celles connues ces 8 dernières années, il n'y pas de procédures de versements". "Le gouvernement grec appliquera ses engagements politiques après août 2018, en fonction du planning que nous choisirons et qui sera fixé par les conditions de sortie du pays du programme", a indiqué plus loin M. Tzanakopoulos. Par ailleurs, en réponse à une question sur les développements dans l'affaire des deux militaires grecs détenus à Adrianoupoli (Turquie), M. Tzanakopoulos a indiqué que la partie grecque retient "l'exhortation de M. Junkcer à la Turquie de ne pas exploiter politiquement l'affaire et de libérer rapidement les deux militaires. Nous continuons à mettre la pression, à attendre les décision de la justice. Nous invitons la Turquie à ne pas exploiter l'affaire pour des raisons de politique de négociation, de pression diplomatique, que cela soit vers la Grèce qu'envers l'UE", a conclu M. Tzanakopoulos.

 

Un des huit officiers turcs ayant fui la Turquie a été libéré sous des conditions restrictives et des mesures de protection strictes

Un des huit officiers turcs détenus en Grèce, et dont la Turquie demande l'extradition pour participation à la tentative de coup d’Etat de 2016, a été libéré sous des conditions restrictives et des mesures de protection strictes. Après sa libération, l’officier turc en question a été raccompagné à son adresse de résidence, qui restera secrète, par des membres d'un groupe des forces spéciales de la police et du service antiterroriste, qui le surveilleront 24h/24. L’officier a été libéré suite à la décision du Conseil d’Etat en date du 19 avril dernier, et jusqu’à sa décision finale concernant l’attribution de l’asile. A noter qu’aucun document de voyage ne sera fourni à l’officier en question.

 

Excédent primaire de 2,366 milliards d'euros en janvier-mars 2018

Le budget de l'Etat a enregistré un excédent primaire de 2,366 milliards d'euros en janvier-mars 2018, contre un objectif d'excédent primaire de 1,096 milliard d'euros et un excédent primaire de 1,070 milliard d'euros sur la même période de référence en 2017. Selon les données sur l'exécution du budget de l'Etat sur base amendée de trésorerie, un excédent de 454 millions d'euros se dégage sur cette même période de la balance du gouvernement général, contre un objectif de 816 millions d'euros inscrit dans le rapport introductif du Budget 2018 et un déficit de 1,364 milliard d'euros en 2017. Toujours sur cette même période de référence, les recettes nettes du budget de l'Etat ont totalisé 12,158 milliards d'euros, en hausse de 936 millions ou de 8,3% par rapport à l'objectif, alors que les recettes nettes du budget ordinaire 11,098 milliards, en hausse de 407 millions ou 3,8% par rapport à l'objectif. A l'opposé, les dépenses du budget de l'Etat ont totalisé 11,704 milliards d'euros, en baisse de 335 millions par rapport à l'objectif, alors que du budget ordinaire 11,357 milliards en baisse de 2 millions par rapport à l'objectif. Les dépenses du budget de l'Etat sont en baisse de 1,077 milliard d'euros par rapport à la même période en 2017.

 

La Grèce a affiché un excédent budgétaire de 0,8% du PIB en 2017, contre 0,6% en 2016, selon Eurostat

La Grèce a affiché un excédent budgétaire de 0,8% de son PIB en 2017, par rapport à 0,6% en 2016, alors que sa dette publique a reculé à 178,6% du PIB (317,4 milliards d'euros), contre 180,8% en 2016, selon un rapport d'Eurostat. Dans la zone euro, le déficit public a baissé, passant de 1,5% en 2016 à 0,9% en 2017, alors que dans l'UE le déficit public a baissé de 1,6% en 2016 à 1% en 2017. Dans la zone euro, la dette publique a reculé passant de 89% du PIB en 2016 à 86,7% à la fin de l'année 2017, alors que dans l'UE la dette publique a aussi baissé à 81,6% du PIB en 2017, contre 83,3% en 2016. Le rapport de Eurostat enregistre un excédent budgétaire pour 12 Etats de l'UE, dont la Grèce. En 2017, Malte (+3,9%), Chypre (+1,8%), la République tchèque (+1,6%), le Luxembourg (+1,5%), la Suède et l'Allemagne (+1,3% respectivement) ont affiché les excédents budgétaires les plus élevés dans UE. En outre, toujours selon Eurostat, deux Etats membres ont affiché un déficit supérieur ou égal à 3% du PIB: l'Espagne (-3,1%) et le Portugal (-3,0%). Les déficits budgétaires les plus faibles en pourcentage du PIB ont été enregistrés en Irlande et en Estonie (-0,3% chacune), ainsi qu'en Lettonie (-0,5%) et en Finlande (-0,6%). Quinze Etats membres ont affiché un ratio de dette publique supérieur à 60% du PIB, les plus élevés ayant été enregistrés en Grèce (178,6%), en Italie (131,8%), au Portugal (125,7%), en Belgique (103,1%) et en Espagne (98,3%), alors que les plus faibles en Estonie (9,0%), au Luxembourg (23,0%), en Bulgarie (25,4%), en République tchèque (34,6%), en Roumanie (35,0%) et au Danemark (36,4%).

 

FMI: Croissance de 2% et chômage en recul en 2018 en Grèce

Le Fonds monétaire international (FMI) table sur un retour de l'économie grecque à des taux élevés de croissance à partir de 2023, lorsque les objectifs des excédents primaires auront reculé, dans son rapport sur les Perspectives économiques mondiales rendu public dans le cadre du Sommet de printemps. Le FMI revoit à la hausse ses estimations sur les performances de l'économie grecque, avec des chiffres pour la croissance de 2% en 2018 et de 1,6% en 2019, avec une prévision de 1,9% en 2023, un taux très supérieur à ses prévisions d'il y a six mois, où il tablait sur un taux de 1%.Le FMI table aussi sur une baisse plus rapide du chômage en Grèce par rapport à il y a six mois, avec des taux de 21,5% en 2017 - 22,3% pour le taux de cette même année dans ses prévisions d'octobre dernier -, et des taux de 19,8% en 2018 - contre une estimation de 20,7% en octobre - et de 18% en 2019.

 

 

 

POLITIQUE ETRANGERE

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


L’UE en faveur de la Grèce et du droit international dans la question des relations avec la Turquie, selon M. Katrougalos à l’ANA

L’UE a clairement adopté les thèses de notre pays - concrètement la thèse en faveur du droit international - dans nos différends avec la Turquie, a déclaré le ministre adjoint des Affaires étrangères, Georges Katrougalos, à la radio de l’ANA 'Praktoreio 104,9FM". Concernant la visite à Athènes du président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, M. Katrougalos a noté qu’elle "établit les contours et est le précurseur de l'issue finale de la question nationale de l’économie et de la sortie des mémorandums". En ce qui concerne les relations gréco-turques, le ministre a estimé que la "Turquie a entamé un jeu d’escalade de la tension" dans le cadre de sa période de campagne électorale, notant qu’il y aura une éventuelle "désescalade après les élections". "Cela ne signifie pas que nous attendrons jusqu’aux élections", a néanmoins noté M. Katrougalos, "nous poursuivons nos efforts diplomatiques de manière coordonnée et de plusieurs côtés, afin d’avoir le plus rapidement possible la libération de nos militaires", a-t-il expliqué. A ce sujet, le ministre a noté que "plus l'acte d'accusation tarde, plus il est évident que les règles pour un procès juste, que fixe la Convention européenne des droits de l’Homme et les règles de la culture juridique européenne, sont passées outre". Concernant les prises de position de l’OTAN dans les relations gréco-turques, M. Katrougalos a noté qu’il "y a une différence nette dans l’approche de l’UE et de l’OTAN". L’UE a défendu le droit international et a renforcé les thèses nationales grecques, selon le ministre, alors que l’OTAN "a gardé la politique d'égale distance, qu’elle avait aussi adoptée dans le passé", notamment lors de l’invasion de Chypre. Enfin, sur l’affaire des négociations sur l’appellation de la FYROM, le ministre a déclaré qu’il y a des progrès "importants", même s'il "reste encore des questions importantes qui sont toujours ouvertes". "La fenêtre d’opportunité est ouverte", mais l’accord n’est en aucun cas "dans la poche", selon M. Katrougalos, qui a ajouté que "nous pouvons faire preuve d’un optimisme prudent" au vu de la fréquence des dernières négociations.

 

Cadence commune pour le succès du Sommet UE-Balkans occidentaux à Sofia

L'initiative pour la tenue du Sommet UE-Balkans occidentaux les 16-17 mai à Sofia a été amorcée par la coopération quadripartite Grèce-Roumanie-Bulgarie-Serbie, a affirmé le premier ministre, Alexis Tsipras, lors des déclarations communes à l'issue du Sommet quadripartite à Bucarest. Comme l'a souligné le premier ministre, le Sommet de Sofia prend le relais de "l'agenda de Thessalonique" sur l'optique européenne des Balkans occidentaux, une question posée lors du Sommet de Thessalonique en 2003. M. Tsipras a souligné toute l'importance de la coopération et du co-développement dans les Balkans, une région, a-t-il rappelé, mise à l'épreuve des nationalismes, des controverses, des conflits et des guerres, afin de pouvoir relever les défis, mettre à profit les opportunités et être prêts à définir les développements sans l'intervention de tiers. "Le Sommet quadripartite entre la Grèce, la Bulgarie, la Serbie et la Roumanie s'institutionnalise progressivement comme un cadre diplomatique important de coopération dans les Balkans, qui promeut la paix, la stabilité, la sécurité, le codéveloppement et le respect du droit international", a indiqué M. Tsipras, qui a noté que la région traverse une période de défis multiples, mais aussi d'importantes opportunités. "Nos initiatives s'orientent dans la voie de la coopération et de la coordination entre nos pays, de l'intégration européenne et de l'optique européenne des Balkans occidentaux", a poursuivi le premier ministre, avant d'annoncer que le prochain Sommet aura lieu à Thessalonique vers la fin juin avec la participation des ministres des Transports et des Infrastructures. Comme l'a précisé M. Tsipras, l'objectif sont les Balkans de l'extraversion, à une époque difficile de la mondialisation, "ce qui signifie que nous devons coopérer pour saisir les opportunités que nous avons devant nous", la vision de la coopération et du co-développement des pays balkaniques étant plus d'actualité que jamais. Evoquant enfin l'interconnexion des Balkans, ferroviaire, routière, numérique, M. Tsipras a cité la liaison des ports de la mer du Nord et du Danube, ainsi que la liaison ferroviaire Thessalonique-Sofia-Bucarest, tout comme la liaison Thessalonique-Belgrade, comme des projets majeurs qui donneront une impulsion et renforceront la coopération. Enfin, M. Tsipras a indiqué que des financements seront économisés à partir de l'UE et d'autres investisseurs dans ce but, sans oublier aussi la promotion d'autres initiatives, comme l'Initiative "16+1" à laquelle la Grèce entend prendre part plus étroitement.

 

Kotzias: Que la FYROM matérialise la décision de Bucarest 2008 et les résultats de la négociation

Le ministre des Affaires étrangères, Nicos Kotzias, a souligné la nécessité pour la FYROM de "matérialiser la décision de Bucarest 2008 et les résultats de la négociation", dans son intervention en session ministérielle de l'OTAN à Bruxelles sur les Balkans occidentaux. "Nous avons clarifié que pour que la FYROM obtienne une invitation pour l'OTAN, elle devra matérialiser la décision de Bucarest 2008 et les résultats de la négociation", a dit M. Kotzias, en insistant sur le fait que l'autre côté "doit comprendre qu'elle doit convenir du « erga omnes » et que nous avancerons (alors) à un accord global positif". Par ailleurs, M. Kotzias a eu une série de rencontres séparées en marge des travaux avec la ministre norvégienne des AE, qui lui a adressé une invitation à visiter Oslo, ainsi qu'avec ses homologues albanais et turc. Lors de sa rencontre avec Mevlut Cavusoglu, selon des sources diplomatiques, les deux hommes ont examiné succinctement les problèmes dans les relations des deux pays et les moyens de poursuivre le dialogue.

 

Stoltenberg: Le règlement du nom est une condition indispensable à l'adhésion de la FYROM à l'OTAN

Le règlement de la question du nom est une condition indispensable à l'adhésion de la FYROM à l'OTAN, a répété le SG de l'Alliance, Jens Stoltenberg, qui a indiqué que le ministre grec, Nicos Kotzias, a informé ses homologues sur le cours des négociations a l'occasion de la session du conseil des ministres de l'OTAN à Bruxelles. "La position de l'OTAN est très claire. Aussitôt que la question du nom sera réglée, alors pourra commencer la procédure d'adhésion de la FYROM à l'OTAN. Nous espérons qu'Athènes et Skopje parviendront à une solution mutuellement acceptée sur le nom", a affirmé M. Stoltenberg dans sa conférence de presse à l'issue de la session.

 

Mme Makram parle à l'ANA à l'occasion du lancement du programme "Nostos" entre la Grèce, Chypre et l'Egypte

"Nous sommes un peuple. Nous partageons la même culture, le même héritage, la même histoire", a déclaré la ministre égyptienne de la Diaspora et de la Politique migratoire, Nabila Makram, s'adressant aux Grecs et au Chypriotes.  Mme Makram a parlé à l'ANA à l'occasion de l'ouverture du programme "Nostos - Retour aux racines", qui a eu lieu à Alexandrie, en présence du président grec, Prokopis Pavlopoulos, du président chypriote, Nicos Anastasiadis, et du président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi. "Je suis heureuse que finalement le rêve soit devenu réalité. Mon rêve, celui de Terence Quick et de Fotis Fotiou", a noté la ministre. Parallèlement, Mme Makram a exprimé sa joie d'accueillir MM. Pavlopoulos et Quick, "qui est tout d'abord un ami et après un homologue", et "cette amitié qui a commencé est la preuve que les trois communautés peuvent travailler ensemble", a-t-elle souligné.

 

LES REFUGIES

 

Le Haut commissariat des Nations unies demande l'amélioration des conditions de vie des réfugiés en Evros

Le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR) adresse un appel au gouvernement grec concernant la situation en Evros (Nord-Est, frontière gréco-turque), afin qu'il "améliore de toute urgence les conditions et qu'il renforce les capacités d'accueil, suite à l'essor récent des arrivées en Evros via les frontières terrestres du pays avec la Turquie". Selon l'UNHCR, "environ 2.900 personnes sont arrivées ce mois jusqu'ici en Evros, notamment des familles de Syrie et d'Irak. Des centaines de personnes sont abritées à l'heure actuelle dans des espaces de détention de la police. Selon les données collectées par l'UNHCR, les arrivées terrestres en avril ont dépassé les arrivées par mer". "Vu que le Centre d'accueil et d'enregistrement est surpeuplé, et alors que les autorités essaient de faire de leur mieux pour enregistrement et l'identification rapide et pour la prestation des services, comme les soins médicaux et psychosociaux et l'interprétariat, les nouveaux arrivés, dont de nombreux enfants, sont initialement conduits dans des espaces de détention inadaptés de la police dans la région, en attendant la libération de places au Centre", note le Haut commissariat de l'ONU. "Bien que nous reconnaissions comme développement positif le fait que les autorités aient libéré plus de 2.500 individus, nous sommes inquiets sur le fait que cela se fasse sans examen de leur vulnérabilité et sans leur communiquer les informations nécessaires pour la procédure d'asile et les autres choix qu'ils ont. Cette situation doit être gérée d'urgence pour que ces personnes aient accès aux soins et aux procédures d'asile", poursuit le communiqué. L'UNHCR conclut en disant qu'il maintient son soutien au Centre d'accueil et d'enregistrement "et reste en communication étroite et continue avec le gouvernement grec pour gérer cette situation urgente. Il continuera à aider les autorités grecques à travers la fourniture d'un soutien matériel et technique".

 

Médecins Sans Frontières demandent le transfert immédiat des réfugiés et des immigrés en Grèce continentale

Médecins Sans Frontières (MSF) demandent aux autorités grecques, à travers un communiqué, le transfert immédiat des réfugiés et des immigrés de Lesbos (Egée orientale) vers la Grèce continentale.  Parallèlement, en vue de la visite du premier ministre, Alexis Tsipras, jeudi à Lesbos, ils avertissent des conditions difficiles qui existent à Moria (Centre d'accueil et d'enregistrement), ainsi que de la politique appliquée concernant le confinement des réfugiés et des immigrés dans les îles. Selon MSF, Lesbos reçoit chaque semaine "presque 500 individus", ce qui provoque une "concentration excessive et une demande croissante en matière de soins et d'autres services" au camp de Moria, qui se trouve dans une situation très difficile. "MSF lancent un appel aux autorités grecques pour le transfert immédiat des personnes de Lesbos vers le pays continental, ainsi que pour le renforcement immédiat des services de santé dans l'île", souligne le communiqué de MSF. Enfin, l'Organisation indique que plus de 7.000 individus vivent aujourd'hui dans le camp de Moria, "une structure avec une capacité maximale de 2.500 personnes". Aussi, MSF ajoutent que "les conditions de vie et les soins de santé limités sont un grand danger pour la santé et la vie des personnes qui sont bloquées sur l'île".

 

Distinction honorifique du programme "Ecoles Ouvertes" d’Athènes de la part du Conseil de l’Europe

Le Conseil de l’Europe (CdE) a intégré dans le Guide de bonnes pratiques urbaines pour la défense des droits de l’Homme et de l’insertion des immigrés, le programme "Ecoles ouvertes" de la municipalité d’Athènes. "Avec la transformation de 25 écoles publiques en centres d’activités scientifiques, créatives et sportives, ainsi qu’en espaces d’apprentissage des langues pour les citoyens d’Athènes et pour les réfugiés, la ville d’Athènes a pu unir des enfants réfugiés et grecs, a augmenté la participation et l’interaction des quartiers et des écoles locales dans la procédure d’insertion des réfugiés et a offert à ces enfants un environnement sécurisé d’apprentissage et de divertissement en dehors de leurs centres d’accueil", indique le CdE. Dans sa déclaration, le maire d’Athènes, Georges Kaminis, a indiqué que cette distinction "confirme notre décision" en faveur des Ecoles ouvertes, qui sont à présent "une institution pour la municipalité d’Athènes", "accueillie à bras ouverts par les petits et les grands dans tous les quartiers d’Athènes". Durant les 3 années d’application de ce programme, plus de 20.000 participations ont été enregistrées. Parmi les activités proposées, il existe des ateliers qui sont consacrés entièrement aux réfugiés et immigrés, comme des cours de grec et d’anglais, ainsi que des ateliers créatifs pour enfants.

 

TOURISME ET CULTURE

 

Hausse attendue de 10-12% dss arrivées de touristes français en Grèce, selon Mme Voziki (EOT)

Une hausse de 10-12% des arrivées touristiques depuis la France est attendue en Grèce, selon les données actuelles, a déclaré à la radio de l'ANA "Praktoreio 104,9FM", Dimitra Voziki, chef du bureau de l'Office hellénique du tourisme (EOT) en France. "Si ces données se confirment, ce sera la 4e année record consécutive" pour les arrivées de touristes venant de France, a-t-elle commenté.

Selon Mme Voziki, "les Français ont la meilleure dépense moyenne parce qu'ils restent plus longtemps - en moyenne 14 nuités - et donc dépensent plus". Mme Voziki a ajouté que "les Français aiment beaucoup la Grèce. Selon des enquêtes, un Français part en moyenne environ 4 fois dans sa vie en Grèce: en tant qu'élève, étudiant, jeune couple et parent. Il apprend à connaître la Grèce et cherche toujours plus". Mme Voziki a noté que "la stratégie de l'EOT porte ses fruits" et, en ce qui concerne le point de la prolongation de la saison touristique, elle a dit qu'un grand travail a été mené dans cette voie". "Cette année, au-delà des nouveaux vols, tous les vols saisonniers à partir de la France ont commencé plus tôt, c'est-à-dire depuis la fin mars, et se termineront plus tard", a indiqué Mme Voziki. Mme Voziki s'est référée à l'inauguration de la nouvelle base de la compagnie aérienne Volotea, la semaine dernière à Marseille. A partir du 28 avril, des vols partiront au départ de Marseille à destination de Mykonos, Santorin, Heraklion et Corfou. "Il est aussi important (de noter) qu'Air France volera cette année depuis Nice, Marseille et Toulouse à destination d'Athènes, alors qu'à ce jour elle partait uniquement depuis Paris. En même temps, Aegean Airlines étend son réseau. De ce fait, il y a cette année des vols supplémentaires de Mulhouse à Athènes, et la compagnie a multiplié ses vols", a conclu Mme Voziki.

 

Olivier Guez parle à l'ANA de son roman "La Disparition de Josef Mengele", en vue de sa présentation à la DEBTh

Le journaliste, essayiste et écrivain, Oliver Guez, a parlé à l'ANA à l'occasion de la publication en grec de son dernier livre "La disparition de Josef Mengele" et de sa présentation à la Foire internationale du Livre de Thessalonique (DEBTh). L'écrivain s'exprime à l'ANA sur la personnalité sombre de Mengele, indiquant qu'il été "le grand entrepreneur de la mort". M. Guez estime que de tels phénomènes ne se reproduiront pas dans le futur, mais indique que nous devons tous nous rappeler du Mal, en prenant conscience de son ampleur. Le docteur Josef Mengele arrive en Argentine en 1949. "Caché derrière divers pseudonymes, l’ancien médecin tortionnaire à Auschwitz croit pouvoir s’inventer une nouvelle vie à Buenos Aires. L’Argentine de Peron est bienveillante, le monde entier veut oublier les crimes nazis. Mais la traque reprend et le médecin SS doit s’enfuir au Paraguay, puis au Brésil", indique le résumé du livre d'Olivier Guez. A propos du message qu'adresse le roman historique à notre époque, M. Guez a expliqué que "le message est la raison pour laquelle j'ai écris mon livre sur Mengele: nous devons nous souvenir de ce qui s'est passé, de tout le Mal qui est venu. Nous souvenir de ce Mal et de ce qu'il signifie. Pour savoir là où nous devons montrer notre confiance et là où il ne faut pas".

 

Bourses d’excellence pour les étudiants grecs en master en France

Le service de coopération et d’action culturelle de l’ambassade de France / Institut français de Grèce (IFG), avec le soutien du ministère français de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation et d'une grande compagnie aérienne, met en place un programme de bourses d’excellence s'adressant aux étudiants grecs de niveau bac +4 (ou bac +5) pour un master en France. Deux types de bourses du gouvernement français sont proposés pour: 1. Master dans un établissement d’enseignement supérieur français, toutes filières confondues. Ces bourses d’une durée de 10 mois comprennent une allocation mensuelle, une allocation exceptionnelle pour frais de formation et de nombreux autres avantages. 2. Master dans une grande école d’ingénieur ou de commerce partenaires Les lauréats bénéficient d’une bourse de couverture sociale de 10 mois et des prestations associées. Les écoles d’ingénieur, EURECOM, Ecole des Ponts ParisTech, et les écoles de commerce IESEG, EDHEC et Montpellier Business school offrent une réduction des frais de scolarité. L’INRIA, le Centre de recherche dédié au numérique offre 2 bourses avec allocation mensuelle pour un master en informatique de l’Université de Nice. HEC (Ecole des Hautes études commerciales) rejoint le programme cette année et offre lui aussi une allocation mensuelle à un étudiant s’inscrivant dans un master (double diplôme avec des établissements partenaires ou MSc, MS d’un an) La date limite de candidature pour ces bourses est fixée au 15 mai. Le règlement du programme de bourses et l'appel à candidatures sont disponibles sur le site de l’Institut français de Grèce.

 

Des bus électriques modernes circuleront pour la première fois dans les rues d'Athènes

L'Organisme des transports urbains d'Athènes (OASA) franchit un nouveau pas dans la revalorisation des services fournis aux usagers. Après l'application de la télématique et du billet électronique, l'OASA procède à l'achat de 92 bus de technologie anti-pollution moderne. L'appel ouvert à dépôt de commentaires sur les normes techniques des nouveaux bus a été publié vendredi, ce qui constitue le premier pas important en vue du lancement de l'appel d'offres relatif. "Il s'agit d'un développement important, étant donné que le dernier appel d'offres pour l'achat de bus a été lancé en 2005", a commenté à l'ANA le directeur exécutif de l'OASA, Yannis Skoubouris, en soulignant qu'une enveloppe de 30 millions d'euros de la Région de l'Attique a été garantie à cet effet.